GABON DEVELOPPEMENT
GABON–CHINE : BILAN D’UNE VISITE D’ÉTAT MARQUÉE PAR DES ACCORDS STRATÉGIQUES POUR LE DÉVELOPPEMENT DU GABON

Une nouvelle étape dans les relations entre le Gabon et la Chine

Du 3 au 7 novembre 2026, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a effectué une visite d’État en Chine, avec des étapes à Shanghai et à Pékin.
Le 6 novembre, il a été reçu au Grand Palais du Peuple par le Président Xi Jinping. Les deux dirigeants ont annoncé l’élévation de leurs relations au niveau d’une « communauté d’avenir partagé Chine-Gabon à l’ère nouvelle ». Cette orientation s’inscrit dans la continuité du partenariat stratégique établi en 2023.


Shanghai : une vitrine pour les opportunités du Gabon


La participation du Gabon à la neuvième Exposition internationale d’importation de Chine (CIIE), ouverte le 5 novembre à Shanghai, a permis de présenter ses ressources, ses produits et ses opportunités d’investissement.
Selon la Présidence gabonaise, les produits gabonais bénéficient depuis le 1er mai 2026 d’une exemption de droits de douane à l’entrée du marché chinois. Cette mesure pourrait soutenir les exportations, sous réserve des capacités de production et du respect des normes applicables.

 

Belinga–Kobé-Kobé : les infrastructures minières

Le 5 novembre, une cérémonie consacrée aux accords stratégiques du projet intégré du corridor minier Belinga–Kobé-Kobé a été organisée à Pékin en présence du Chef de l’État, comme l’attestent les supports de l’événement transmis à Gabon Développement.
Selon les informations communiquées sur la cérémonie du 5 novembre à Pékin, un accord a été signé entre l’État gabonais, China Harbour Engineering Company (CHEC), Africa Global Logistics (AGL) et Algest Investment Bank pour les infrastructures portuaires et ferroviaires du corridor Belinga–Kobé-Kobé. Ce dispositif s’accompagne d’un accord énergétique distinct relatif au barrage de Booué : port, chemin de fer et production électrique constituent ainsi trois composantes complémentaires du projet intégré de Belinga.
Ce corridor pourrait faciliter le transport du fer vers la façade atlantique, renforcer les capacités logistiques et soutenir les activités économiques dans les régions traversées.

Énergie : Booué au service de Belinga et accord sur Ngoulmendjim

Dans le cadre du projet intégré de Belinga, un accord a également été signé, entre l’État gabonais, PowerChina, Gabon Power Company (GPC) et Algest Investment Bank pour le barrage hydroélectrique de Booué, d’une puissance annoncée de 400 MW. Cette infrastructure est destinée à soutenir les besoins énergétiques du corridor minier et de ses futures activités industrielles. La signature de l’accord ne signifie pas que les travaux ont déjà commencé.
Un accord a également été signé concernant Ngoulmendjim. Il associe l’État gabonais, Eramet et PowerChina autour de l’approvisionnement énergétique nécessaire à la transformation locale du manganèse. La Présidence a, pour sa part, confirmé une lettre d’intention entre l’État, Eramet Comilog et Sinohydro, filiale de PowerChina, pour étudier l’alimentation électrique d’une future usine d’alliages de manganèse. Le contenu définitif de l’accord sur Ngoulmendjim, son financement et son calendrier d’exécution restent à documenter.
À terme, une production électrique renforcée pourrait soutenir les entreprises et les futures unités de transformation locale.

 

Pékin : six mémorandums devant les deux chefs d’État

La Présidence gabonaise fait état de six mémorandums signés le 6 novembre en présence des deux présidents, concernant :
1. Coopération géologique et minière
2. Formation et géosciences
3. Renforcement des chaînes industrielles
4. Accord-cadre pour le développement partagé
5. Bâtiment polyvalent pour le ministère gabonais des Affaires étrangères
6. Coopération entre les télévisions des deux pays

Huawei : trois protocoles numériques

Trois protocoles annoncés à Shanghai avec Huawei concernent les technologies de sécurité publique, la modernisation numérique des universités publiques et des équipements pédagogiques d’intelligence artificielle destinés à l’Université Brice Clotaire Oligui Nguema. Ils pourraient renforcer la formation et les compétences numériques.

Manganèse : un projet industriel à M’Bembélé

Le 6 novembre, le ministère gabonais du Commerce, de l’Industrie et de la Transformation a annoncé un mémorandum avec South Manganese Investment Limited pour un projet intégré de transformation locale du manganèse à M’Bembélé, près de Ndjolé.
L’investissement envisagé est estimé à 116,7 milliards de FCFA, avec une première capacité annoncée de 180 000 tonnes par an et une montée en puissance projetée. Il s’agit de prévisions, non de réalisations acquises.

Autres échanges et perspectives

À Pékin, des échanges avec le Premier ministre chinois Li Qiang ont également abordé les infrastructures, le logement et l’industrie. Ces discussions ne doivent pas être assimilées à des contrats signés.

Les engagements sur le commerce, la sécurité, les chaînes industrielles et l’enseignement du chinois complètent les axes de coopération annoncés par les autorités chinoises.

Des engagements porteurs de nouvelles perspectives pour les Gabonais

Au-delà de leur portée diplomatique, les accords et partenariats conclus au cours de cette visite ouvrent de nouvelles perspectives pour le développement économique et social du Gabon.
Une fois concrétisés, les projets énergétiques pourraient renforcer l’approvisionnement en électricité des ménages et des entreprises. Les infrastructures ferroviaires et portuaires pourraient faciliter les échanges, dynamiser les territoires concernés et soutenir de nouvelles activités économiques.
La transformation locale des ressources minières pourrait créer davantage de valeur au Gabon, stimuler les entreprises nationales et générer des emplois. Les partenariats dans le numérique, l’éducation et la formation pourraient aussi offrir aux jeunes de nouvelles compétences et des perspectives professionnelles.
Derrière ces engagements se dessine ainsi l’ambition d’un Gabon qui produit davantage, transforme ses richesses et développe ses infrastructures au bénéfice de sa population. Leur matérialisation sur le terrain sera déterminante pour que ces perspectives deviennent des progrès concrets dans la vie quotidienne des Gabonais.

 

Economie
GABON–CHINE : BILAN D’UNE VISITE D’ÉTAT MARQUÉE PAR DES ACCORDS STRATÉGIQUES POUR LE DÉVELOPPEMENT DU GABON

Une nouvelle étape dans les relations entre le Gabon et la Chine

Du 3 au 7 novembre 2026, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a effectué une visite d’État en Chine, avec des étapes à Shanghai et à Pékin.
Le 6 novembre, il a été reçu au Grand Palais du Peuple par le Président Xi Jinping. Les deux dirigeants ont annoncé l’élévation de leurs relations au niveau d’une « communauté d’avenir partagé Chine-Gabon à l’ère nouvelle ». Cette orientation s’inscrit dans la continuité du partenariat stratégique établi en 2023.


Shanghai : une vitrine pour les opportunités du Gabon


La participation du Gabon à la neuvième Exposition internationale d’importation de Chine (CIIE), ouverte le 5 novembre à Shanghai, a permis de présenter ses ressources, ses produits et ses opportunités d’investissement.
Selon la Présidence gabonaise, les produits gabonais bénéficient depuis le 1er mai 2026 d’une exemption de droits de douane à l’entrée du marché chinois. Cette mesure pourrait soutenir les exportations, sous réserve des capacités de production et du respect des normes applicables.

 

Belinga–Kobé-Kobé : les infrastructures minières

Le 5 novembre, une cérémonie consacrée aux accords stratégiques du projet intégré du corridor minier Belinga–Kobé-Kobé a été organisée à Pékin en présence du Chef de l’État, comme l’attestent les supports de l’événement transmis à Gabon Développement.
Selon les informations communiquées sur la cérémonie du 5 novembre à Pékin, un accord a été signé entre l’État gabonais, China Harbour Engineering Company (CHEC), Africa Global Logistics (AGL) et Algest Investment Bank pour les infrastructures portuaires et ferroviaires du corridor Belinga–Kobé-Kobé. Ce dispositif s’accompagne d’un accord énergétique distinct relatif au barrage de Booué : port, chemin de fer et production électrique constituent ainsi trois composantes complémentaires du projet intégré de Belinga.
Ce corridor pourrait faciliter le transport du fer vers la façade atlantique, renforcer les capacités logistiques et soutenir les activités économiques dans les régions traversées.

Énergie : Booué au service de Belinga et accord sur Ngoulmendjim

Dans le cadre du projet intégré de Belinga, un accord a également été signé, entre l’État gabonais, PowerChina, Gabon Power Company (GPC) et Algest Investment Bank pour le barrage hydroélectrique de Booué, d’une puissance annoncée de 400 MW. Cette infrastructure est destinée à soutenir les besoins énergétiques du corridor minier et de ses futures activités industrielles. La signature de l’accord ne signifie pas que les travaux ont déjà commencé.
Un accord a également été signé concernant Ngoulmendjim. Il associe l’État gabonais, Eramet et PowerChina autour de l’approvisionnement énergétique nécessaire à la transformation locale du manganèse. La Présidence a, pour sa part, confirmé une lettre d’intention entre l’État, Eramet Comilog et Sinohydro, filiale de PowerChina, pour étudier l’alimentation électrique d’une future usine d’alliages de manganèse. Le contenu définitif de l’accord sur Ngoulmendjim, son financement et son calendrier d’exécution restent à documenter.
À terme, une production électrique renforcée pourrait soutenir les entreprises et les futures unités de transformation locale.

 

Pékin : six mémorandums devant les deux chefs d’État

La Présidence gabonaise fait état de six mémorandums signés le 6 novembre en présence des deux présidents, concernant :
1. Coopération géologique et minière
2. Formation et géosciences
3. Renforcement des chaînes industrielles
4. Accord-cadre pour le développement partagé
5. Bâtiment polyvalent pour le ministère gabonais des Affaires étrangères
6. Coopération entre les télévisions des deux pays

Huawei : trois protocoles numériques

Trois protocoles annoncés à Shanghai avec Huawei concernent les technologies de sécurité publique, la modernisation numérique des universités publiques et des équipements pédagogiques d’intelligence artificielle destinés à l’Université Brice Clotaire Oligui Nguema. Ils pourraient renforcer la formation et les compétences numériques.

Manganèse : un projet industriel à M’Bembélé

Le 6 novembre, le ministère gabonais du Commerce, de l’Industrie et de la Transformation a annoncé un mémorandum avec South Manganese Investment Limited pour un projet intégré de transformation locale du manganèse à M’Bembélé, près de Ndjolé.
L’investissement envisagé est estimé à 116,7 milliards de FCFA, avec une première capacité annoncée de 180 000 tonnes par an et une montée en puissance projetée. Il s’agit de prévisions, non de réalisations acquises.

Autres échanges et perspectives

À Pékin, des échanges avec le Premier ministre chinois Li Qiang ont également abordé les infrastructures, le logement et l’industrie. Ces discussions ne doivent pas être assimilées à des contrats signés.

Les engagements sur le commerce, la sécurité, les chaînes industrielles et l’enseignement du chinois complètent les axes de coopération annoncés par les autorités chinoises.

Des engagements porteurs de nouvelles perspectives pour les Gabonais

Au-delà de leur portée diplomatique, les accords et partenariats conclus au cours de cette visite ouvrent de nouvelles perspectives pour le développement économique et social du Gabon.
Une fois concrétisés, les projets énergétiques pourraient renforcer l’approvisionnement en électricité des ménages et des entreprises. Les infrastructures ferroviaires et portuaires pourraient faciliter les échanges, dynamiser les territoires concernés et soutenir de nouvelles activités économiques.
La transformation locale des ressources minières pourrait créer davantage de valeur au Gabon, stimuler les entreprises nationales et générer des emplois. Les partenariats dans le numérique, l’éducation et la formation pourraient aussi offrir aux jeunes de nouvelles compétences et des perspectives professionnelles.
Derrière ces engagements se dessine ainsi l’ambition d’un Gabon qui produit davantage, transforme ses richesses et développe ses infrastructures au bénéfice de sa population. Leur matérialisation sur le terrain sera déterminante pour que ces perspectives deviennent des progrès concrets dans la vie quotidienne des Gabonais.

 

MANGANÈSE : LE GABON VEUT CRÉER DAVANTAGE DE RICHESSES SUR SON TERRITOIRE

Officiellement installé le 30 octobre 2026 à la présidence du Conseil d’administration de la Compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG), Marcel Abéké entend accompagner une nouvelle étape dans le développement de l’industrie minière gabonaise.

L’objectif est clair : ne plus se limiter à extraire et exporter le manganèse, mais développer davantage sa transformation au Gabon.

Cette orientation, portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, vise à renforcer l’industrialisation du pays, à créer des emplois qualifiés et à permettre à l’économie nationale de bénéficier davantage de ses ressources naturelles.

Parmi les ambitions annoncées figure la transformation locale de 700 000 tonnes de manganèse par an à l’horizon 2031, à travers le développement de nouvelles capacités industrielles.

Au-delà des usines, cette stratégie doit également favoriser la formation des jeunes Gabonais, l’implication des entreprises locales et de meilleures retombées économiques et sociales pour les populations de Moanda.

Le véritable enjeu est désormais de transformer ces ambitions en réalisations concrètes : des investissements, des emplois et une plus grande valeur ajoutée produite au Gabon.

#GabonDéveloppement #COMILOG #Manganèse #Industrialisation #ÉconomieGabonaise #MadeInGabon

Economie
MANGANÈSE : LE GABON VEUT CRÉER DAVANTAGE DE RICHESSES SUR SON TERRITOIRE

Officiellement installé le 30 octobre 2026 à la présidence du Conseil d’administration de la Compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG), Marcel Abéké entend accompagner une nouvelle étape dans le développement de l’industrie minière gabonaise.

L’objectif est clair : ne plus se limiter à extraire et exporter le manganèse, mais développer davantage sa transformation au Gabon.

Cette orientation, portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, vise à renforcer l’industrialisation du pays, à créer des emplois qualifiés et à permettre à l’économie nationale de bénéficier davantage de ses ressources naturelles.

Parmi les ambitions annoncées figure la transformation locale de 700 000 tonnes de manganèse par an à l’horizon 2031, à travers le développement de nouvelles capacités industrielles.

Au-delà des usines, cette stratégie doit également favoriser la formation des jeunes Gabonais, l’implication des entreprises locales et de meilleures retombées économiques et sociales pour les populations de Moanda.

Le véritable enjeu est désormais de transformer ces ambitions en réalisations concrètes : des investissements, des emplois et une plus grande valeur ajoutée produite au Gabon.

#GabonDéveloppement #COMILOG #Manganèse #Industrialisation #ÉconomieGabonaise #MadeInGabon

FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT : LE GABON CONSOLIDE SON ACCÈS AUX MARCHÉS INTERNATIONAUX

Le Gabon poursuit la diversification de ses sources de financement pour accompagner ses priorités de développement et répondre aux besoins de financement de l’État.

En juillet 2026, le pays a réussi son retour sur les marchés financiers internationaux avec une émission obligataire de 920 millions de dollars, soit environ 525,4 milliards de FCFA. Cette opération, d’une maturité de sept ans, est assortie d’un coupon de 9,375 % et d’un différé d’amortissement de trois ans.

Selon la Direction générale de la Dette, les ressources mobilisées doivent principalement contribuer au financement des projets du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030, ainsi qu’au règlement d’arriérés.

Une nouvelle opération de 580 millions de dollars, soit environ 330 milliards de FCFA, serait désormais en préparation, selon des informations rapportées par EcoMatin, citant Bloomberg. Si elle aboutit, elle porterait à 1,5 milliard de dollars le montant mobilisé cette année sur les marchés internationaux, correspondant au plafond autorisé dans le cadre de la loi de finances rectificative 2026.

Cette stratégie de diversification des financements devrait se poursuivre en 2027.

Le projet de loi de finances prévoit en effet 1 144,1 milliards de FCFA à mobiliser sur le marché financier international, auxquels s’ajouteraient d’autres sources de financement, notamment des appuis budgétaires, des prêts-projets et des ressources levées sur le marché financier sous-régional ou intérieur.

Mais ces nouveaux financements ne doivent pas être assimilés dans leur totalité à une augmentation équivalente de la dette.

En 2027, l’État prévoit parallèlement 1 879,5 milliards de FCFA consacrés à l’amortissement de la dette, c’est-à-dire au remboursement du capital des engagements arrivant à échéance, ainsi que 142,9 milliards de FCFA pour l’apurement d’arriérés.

Dans le même temps, les dépenses d’investissement prévues au budget 2027 atteindraient 1 058,4 milliards de FCFA.

L’enjeu pour le Gabon est donc double : mobiliser les ressources nécessaires au financement de son développement tout en assurant la maîtrise et le remboursement de ses engagements financiers.

Routes, énergie, eau, équipements publics, infrastructures économiques ou développement des capacités productives : lorsqu’il permet de financer des projets créateurs de valeur, l’emprunt peut constituer un véritable levier de développement.

Mais sa pertinence dépend avant tout de la capacité des investissements réalisés aujourd’hui à générer demain davantage d’activité économique, d’emplois et de recettes pour l’État.

Pour le Gabon, le véritable défi n’est donc pas seulement de mobiliser des financements, mais de transformer durablement ces ressources en développement, en croissance et en création de valeur.

Economie
FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT : LE GABON CONSOLIDE SON ACCÈS AUX MARCHÉS INTERNATIONAUX

Le Gabon poursuit la diversification de ses sources de financement pour accompagner ses priorités de développement et répondre aux besoins de financement de l’État.

En juillet 2026, le pays a réussi son retour sur les marchés financiers internationaux avec une émission obligataire de 920 millions de dollars, soit environ 525,4 milliards de FCFA. Cette opération, d’une maturité de sept ans, est assortie d’un coupon de 9,375 % et d’un différé d’amortissement de trois ans.

Selon la Direction générale de la Dette, les ressources mobilisées doivent principalement contribuer au financement des projets du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030, ainsi qu’au règlement d’arriérés.

Une nouvelle opération de 580 millions de dollars, soit environ 330 milliards de FCFA, serait désormais en préparation, selon des informations rapportées par EcoMatin, citant Bloomberg. Si elle aboutit, elle porterait à 1,5 milliard de dollars le montant mobilisé cette année sur les marchés internationaux, correspondant au plafond autorisé dans le cadre de la loi de finances rectificative 2026.

Cette stratégie de diversification des financements devrait se poursuivre en 2027.

Le projet de loi de finances prévoit en effet 1 144,1 milliards de FCFA à mobiliser sur le marché financier international, auxquels s’ajouteraient d’autres sources de financement, notamment des appuis budgétaires, des prêts-projets et des ressources levées sur le marché financier sous-régional ou intérieur.

Mais ces nouveaux financements ne doivent pas être assimilés dans leur totalité à une augmentation équivalente de la dette.

En 2027, l’État prévoit parallèlement 1 879,5 milliards de FCFA consacrés à l’amortissement de la dette, c’est-à-dire au remboursement du capital des engagements arrivant à échéance, ainsi que 142,9 milliards de FCFA pour l’apurement d’arriérés.

Dans le même temps, les dépenses d’investissement prévues au budget 2027 atteindraient 1 058,4 milliards de FCFA.

L’enjeu pour le Gabon est donc double : mobiliser les ressources nécessaires au financement de son développement tout en assurant la maîtrise et le remboursement de ses engagements financiers.

Routes, énergie, eau, équipements publics, infrastructures économiques ou développement des capacités productives : lorsqu’il permet de financer des projets créateurs de valeur, l’emprunt peut constituer un véritable levier de développement.

Mais sa pertinence dépend avant tout de la capacité des investissements réalisés aujourd’hui à générer demain davantage d’activité économique, d’emplois et de recettes pour l’État.

Pour le Gabon, le véritable défi n’est donc pas seulement de mobiliser des financements, mais de transformer durablement ces ressources en développement, en croissance et en création de valeur.

CARBURANT : JUSQU’OÙ LE GABON PEUT-IL CONTINUER À PROTÉGER LES PRIX À LA POMPE ?

Depuis plusieurs jours, les difficultés d’approvisionnement en gasoil observées dans certaines stations-service du pays suscitent interrogations et inquiétudes.

Mais au-delà de cette situation, une question plus large mérite aujourd’hui d’être posée : dans un contexte international marqué par de fortes tensions sur le marché pétrolier, jusqu’où le Gabon peut-il continuer à protéger les prix du carburant à la pompe ?

Car une réalité est souvent méconnue : malgré l’augmentation des coûts énergétiques et les perturbations qui affectent le marché mondial, le Gabon continue d’afficher des prix particulièrement bas comparativement à plusieurs pays de la sous-région.

LE GABON À 605 FCFA POUR L’ESSENCE ET 585 FCFA POUR LE GASOIL

Au Gabon, le litre d’essence vendu dans le réseau des stations-service est fixé à 605 FCFA, tandis que le litre de gasoil coûte 585 FCFA.

Comparons avec quelques pays de la sous-région :

🇬🇦 GABON
Essence : 605 FCFA/litre
Gasoil : 585 FCFA/litre

🇬🇶 GUINÉE ÉQUATORIALE
Essence : 645 FCFA/litre
Gasoil : 520 FCFA/litre

🇨🇬 CONGO
Essence : 775 FCFA/litre
Gasoil : 625 FCFA/litre

🇨🇲 CAMEROUN
Essence : 840 FCFA/litre
Gasoil : 828 FCFA/litre

🇨🇫 RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Essence : 1 150 FCFA/litre
Gasoil : 1 400 FCFA/litre

Et, à titre de comparaison en Afrique de l’Ouest :

🇨🇮 CÔTE D’IVOIRE
Essence : 905 FCFA/litre
Gasoil : 725 FCFA/litre

Les écarts sont importants.

Pour un plein de 50 litres d’essence, un automobiliste débourse ainsi 30 250 FCFA au Gabon, contre 32 250 FCFA en Guinée équatoriale, 38 750 FCFA au Congo, 42 000 FCFA au Cameroun, 45 250 FCFA en Côte d’Ivoire et 57 500 FCFA en République centrafricaine.

Le constat est donc clair : le Gabon reste aujourd’hui parmi les pays où l’essence est la moins chère de la sous-région.

Pour le gasoil, la Guinée équatoriale affiche un tarif inférieur à celui du Gabon, mais notre pays demeure largement en dessous du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et de la République centrafricaine.

MAIS CE PRIX A UN COÛT

Le prix affiché à la pompe ne correspond pas nécessairement au coût économique réel du carburant.

Depuis plusieurs années, l’État gabonais intervient à travers des mécanismes de soutien permettant d’amortir les fluctuations des prix des produits pétroliers et d’éviter que chaque hausse des coûts internationaux soit directement répercutée sur le consommateur.

Cette politique permet de préserver le pouvoir d’achat des populations.

Mais elle représente également une charge pour les finances publiques.

Autrement dit, lorsqu’un litre coûte davantage à importer, transporter, stocker et distribuer, mais que son prix à la pompe demeure inchangé, la différence ne disparaît pas : elle doit être supportée quelque part.

Et une partie importante de cet effort est assumée par l’État.

LE CONTEXTE INTERNATIONAL CHANGE LA DONNE

Cette réflexion intervient alors que le marché mondial de l’énergie traverse une période particulièrement instable.

La guerre impliquant l’Iran et les perturbations autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part importante des hydrocarbures échangés dans le monde, ont profondément perturbé les circuits d’approvisionnement.

Même lorsque le pétrole continue de circuler, les tensions géopolitiques peuvent entraîner une augmentation des coûts de transport, des assurances maritimes et des produits pétroliers raffinés.

Le gasoil est particulièrement exposé à ces tensions.

Le Gabon est certes un pays producteur de pétrole.

Mais produire du pétrole brut ne signifie pas nécessairement disposer de capacités suffisantes pour transformer localement l’intégralité de ce pétrole en essence et en gasoil répondant aux besoins du marché national.

Notre pays reste donc exposé aux évolutions du marché international des produits raffinés.

LA PÉNURIE ACTUELLE : UN SIGNAL À NE PAS IGNORER

Il serait excessif d’affirmer que les difficultés actuelles d’approvisionnement en gasoil au Gabon sont uniquement provoquées par la crise internationale.

Des problématiques de stocks, d’approvisionnement et de distribution peuvent également expliquer les tensions constatées.

Mais cette situation doit nous interpeller.

Car ce que nous observons aujourd’hui pourrait aussi révéler la vulnérabilité de notre système face à une crise internationale qui viendrait à se prolonger ou à s’aggraver.

La question n’est donc plus seulement celle de la disponibilité du carburant aujourd’hui.

Elle concerne notre capacité à sécuriser durablement l’approvisionnement du pays.

PLUSIEURS PAYS ONT DÉJÀ AJUSTÉ LEURS PRIX

Dans plusieurs pays africains, les gouvernements ont déjà procédé à des ajustements.

En République centrafricaine, le litre d’essence est désormais vendu à 1 150 FCFA, contre 1 400 FCFA pour le gasoil.

En Côte d’Ivoire, l’essence atteint 905 FCFA, tandis que le gasoil est vendu à 725 FCFA.

Au Cameroun, l’essence est à 840 FCFA et le gasoil à 828 FCFA.

Pendant ce temps, le Gabon maintient l’essence à 605 FCFA et le gasoil à 585 FCFA.

Ces différences posent nécessairement la question du niveau d’effort que l’État gabonais consent pour protéger le consommateur.

JUSQU’OÙ L’ÉTAT PEUT-IL CONTINUER À ABSORBER ?

C’est probablement ici que doit commencer le véritable débat.

Dans un contexte où les tensions internationales peuvent renchérir le pétrole, les produits raffinés, le transport maritime et les assurances, l’État doit-il continuer à absorber l’essentiel des hausses afin de maintenir coûte que coûte les prix actuels ?

Ou faut-il commencer à réfléchir à une adaptation progressive du système ?

La question mérite d’être posée sans tabou, mais également sans précipitation.

Car augmenter le carburant ne touche pas uniquement celui qui possède une voiture.

Le gasoil fait rouler les camions qui transportent nos marchandises, certains transports en commun, des engins de chantier, des équipements agricoles et de nombreuses activités économiques.

Une augmentation mal préparée pourrait donc rapidement se répercuter sur les transports, les produits alimentaires et, finalement, sur l’ensemble du coût de la vie.

FAUT-IL PROTÉGER AUTREMENT ?

Une autre approche mérite alors d’être étudiée.

Plutôt que de soutenir indistinctement chaque litre de carburant consommé, l’État pourrait-il progressivement mieux cibler son intervention ?

Les transports publics, l’agriculture, la pêche, certains secteurs stratégiques et les populations les plus vulnérables pourraient continuer à bénéficier de mécanismes spécifiques de protection.

Parallèlement, une évolution progressive et maîtrisée du prix payé par les autres consommateurs pourrait faire l’objet d’une réflexion nationale.

Une telle décision ne pourrait évidemment être envisagée qu’après concertation avec les partenaires sociaux, les transporteurs, les distributeurs, les opérateurs économiques et les représentants des consommateurs.

Car l’objectif ne doit pas être simplement d’augmenter le carburant.

Il doit être de construire un modèle qui reste soutenable pour l’État tout en protégeant le pouvoir d’achat des Gabonais.

ANTICIPER PLUTÔT QUE SUBIR

La tension observée actuellement dans certaines stations-service doit finalement nous pousser à regarder au-delà des files d’attente.

Elle pose la question de nos stocks stratégiques.

De nos capacités de raffinage.

De la diversification et de la sécurisation de nos sources d’approvisionnement.

Mais également du coût réel de la protection du consommateur.

À 605 FCFA le litre d’essence et 585 FCFA le litre de gasoil, le Gabon continue aujourd’hui d’offrir à ses consommateurs des tarifs particulièrement avantageux par rapport à plusieurs pays de la sous-région.

Mais dans un environnement énergétique mondial devenu beaucoup plus instable, une question mérite désormais d’être posée collectivement :

jusqu’où le Gabon peut-il continuer à protéger les prix à la pompe si le coût réel du carburant continue d’augmenter ?

Et surtout :

vaut-il mieux anticiper aujourd’hui, dans la concertation, une adaptation progressive et maîtrisée de notre modèle, ou attendre qu’une crise plus importante nous impose demain des décisions beaucoup plus difficiles ?

Le débat mérite d’être posé.

Non pas pour préparer les Gabonais à une hausse.

Mais pour permettre à chacun de comprendre ce que coûte réellement le prix que nous payons aujourd’hui à la pompe, et comment préserver durablement cet équilibre.

Economie
CARBURANT : JUSQU’OÙ LE GABON PEUT-IL CONTINUER À PROTÉGER LES PRIX À LA POMPE ?

Depuis plusieurs jours, les difficultés d’approvisionnement en gasoil observées dans certaines stations-service du pays suscitent interrogations et inquiétudes.

Mais au-delà de cette situation, une question plus large mérite aujourd’hui d’être posée : dans un contexte international marqué par de fortes tensions sur le marché pétrolier, jusqu’où le Gabon peut-il continuer à protéger les prix du carburant à la pompe ?

Car une réalité est souvent méconnue : malgré l’augmentation des coûts énergétiques et les perturbations qui affectent le marché mondial, le Gabon continue d’afficher des prix particulièrement bas comparativement à plusieurs pays de la sous-région.

LE GABON À 605 FCFA POUR L’ESSENCE ET 585 FCFA POUR LE GASOIL

Au Gabon, le litre d’essence vendu dans le réseau des stations-service est fixé à 605 FCFA, tandis que le litre de gasoil coûte 585 FCFA.

Comparons avec quelques pays de la sous-région :

🇬🇦 GABON
Essence : 605 FCFA/litre
Gasoil : 585 FCFA/litre

🇬🇶 GUINÉE ÉQUATORIALE
Essence : 645 FCFA/litre
Gasoil : 520 FCFA/litre

🇨🇬 CONGO
Essence : 775 FCFA/litre
Gasoil : 625 FCFA/litre

🇨🇲 CAMEROUN
Essence : 840 FCFA/litre
Gasoil : 828 FCFA/litre

🇨🇫 RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Essence : 1 150 FCFA/litre
Gasoil : 1 400 FCFA/litre

Et, à titre de comparaison en Afrique de l’Ouest :

🇨🇮 CÔTE D’IVOIRE
Essence : 905 FCFA/litre
Gasoil : 725 FCFA/litre

Les écarts sont importants.

Pour un plein de 50 litres d’essence, un automobiliste débourse ainsi 30 250 FCFA au Gabon, contre 32 250 FCFA en Guinée équatoriale, 38 750 FCFA au Congo, 42 000 FCFA au Cameroun, 45 250 FCFA en Côte d’Ivoire et 57 500 FCFA en République centrafricaine.

Le constat est donc clair : le Gabon reste aujourd’hui parmi les pays où l’essence est la moins chère de la sous-région.

Pour le gasoil, la Guinée équatoriale affiche un tarif inférieur à celui du Gabon, mais notre pays demeure largement en dessous du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et de la République centrafricaine.

MAIS CE PRIX A UN COÛT

Le prix affiché à la pompe ne correspond pas nécessairement au coût économique réel du carburant.

Depuis plusieurs années, l’État gabonais intervient à travers des mécanismes de soutien permettant d’amortir les fluctuations des prix des produits pétroliers et d’éviter que chaque hausse des coûts internationaux soit directement répercutée sur le consommateur.

Cette politique permet de préserver le pouvoir d’achat des populations.

Mais elle représente également une charge pour les finances publiques.

Autrement dit, lorsqu’un litre coûte davantage à importer, transporter, stocker et distribuer, mais que son prix à la pompe demeure inchangé, la différence ne disparaît pas : elle doit être supportée quelque part.

Et une partie importante de cet effort est assumée par l’État.

LE CONTEXTE INTERNATIONAL CHANGE LA DONNE

Cette réflexion intervient alors que le marché mondial de l’énergie traverse une période particulièrement instable.

La guerre impliquant l’Iran et les perturbations autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part importante des hydrocarbures échangés dans le monde, ont profondément perturbé les circuits d’approvisionnement.

Même lorsque le pétrole continue de circuler, les tensions géopolitiques peuvent entraîner une augmentation des coûts de transport, des assurances maritimes et des produits pétroliers raffinés.

Le gasoil est particulièrement exposé à ces tensions.

Le Gabon est certes un pays producteur de pétrole.

Mais produire du pétrole brut ne signifie pas nécessairement disposer de capacités suffisantes pour transformer localement l’intégralité de ce pétrole en essence et en gasoil répondant aux besoins du marché national.

Notre pays reste donc exposé aux évolutions du marché international des produits raffinés.

LA PÉNURIE ACTUELLE : UN SIGNAL À NE PAS IGNORER

Il serait excessif d’affirmer que les difficultés actuelles d’approvisionnement en gasoil au Gabon sont uniquement provoquées par la crise internationale.

Des problématiques de stocks, d’approvisionnement et de distribution peuvent également expliquer les tensions constatées.

Mais cette situation doit nous interpeller.

Car ce que nous observons aujourd’hui pourrait aussi révéler la vulnérabilité de notre système face à une crise internationale qui viendrait à se prolonger ou à s’aggraver.

La question n’est donc plus seulement celle de la disponibilité du carburant aujourd’hui.

Elle concerne notre capacité à sécuriser durablement l’approvisionnement du pays.

PLUSIEURS PAYS ONT DÉJÀ AJUSTÉ LEURS PRIX

Dans plusieurs pays africains, les gouvernements ont déjà procédé à des ajustements.

En République centrafricaine, le litre d’essence est désormais vendu à 1 150 FCFA, contre 1 400 FCFA pour le gasoil.

En Côte d’Ivoire, l’essence atteint 905 FCFA, tandis que le gasoil est vendu à 725 FCFA.

Au Cameroun, l’essence est à 840 FCFA et le gasoil à 828 FCFA.

Pendant ce temps, le Gabon maintient l’essence à 605 FCFA et le gasoil à 585 FCFA.

Ces différences posent nécessairement la question du niveau d’effort que l’État gabonais consent pour protéger le consommateur.

JUSQU’OÙ L’ÉTAT PEUT-IL CONTINUER À ABSORBER ?

C’est probablement ici que doit commencer le véritable débat.

Dans un contexte où les tensions internationales peuvent renchérir le pétrole, les produits raffinés, le transport maritime et les assurances, l’État doit-il continuer à absorber l’essentiel des hausses afin de maintenir coûte que coûte les prix actuels ?

Ou faut-il commencer à réfléchir à une adaptation progressive du système ?

La question mérite d’être posée sans tabou, mais également sans précipitation.

Car augmenter le carburant ne touche pas uniquement celui qui possède une voiture.

Le gasoil fait rouler les camions qui transportent nos marchandises, certains transports en commun, des engins de chantier, des équipements agricoles et de nombreuses activités économiques.

Une augmentation mal préparée pourrait donc rapidement se répercuter sur les transports, les produits alimentaires et, finalement, sur l’ensemble du coût de la vie.

FAUT-IL PROTÉGER AUTREMENT ?

Une autre approche mérite alors d’être étudiée.

Plutôt que de soutenir indistinctement chaque litre de carburant consommé, l’État pourrait-il progressivement mieux cibler son intervention ?

Les transports publics, l’agriculture, la pêche, certains secteurs stratégiques et les populations les plus vulnérables pourraient continuer à bénéficier de mécanismes spécifiques de protection.

Parallèlement, une évolution progressive et maîtrisée du prix payé par les autres consommateurs pourrait faire l’objet d’une réflexion nationale.

Une telle décision ne pourrait évidemment être envisagée qu’après concertation avec les partenaires sociaux, les transporteurs, les distributeurs, les opérateurs économiques et les représentants des consommateurs.

Car l’objectif ne doit pas être simplement d’augmenter le carburant.

Il doit être de construire un modèle qui reste soutenable pour l’État tout en protégeant le pouvoir d’achat des Gabonais.

ANTICIPER PLUTÔT QUE SUBIR

La tension observée actuellement dans certaines stations-service doit finalement nous pousser à regarder au-delà des files d’attente.

Elle pose la question de nos stocks stratégiques.

De nos capacités de raffinage.

De la diversification et de la sécurisation de nos sources d’approvisionnement.

Mais également du coût réel de la protection du consommateur.

À 605 FCFA le litre d’essence et 585 FCFA le litre de gasoil, le Gabon continue aujourd’hui d’offrir à ses consommateurs des tarifs particulièrement avantageux par rapport à plusieurs pays de la sous-région.

Mais dans un environnement énergétique mondial devenu beaucoup plus instable, une question mérite désormais d’être posée collectivement :

jusqu’où le Gabon peut-il continuer à protéger les prix à la pompe si le coût réel du carburant continue d’augmenter ?

Et surtout :

vaut-il mieux anticiper aujourd’hui, dans la concertation, une adaptation progressive et maîtrisée de notre modèle, ou attendre qu’une crise plus importante nous impose demain des décisions beaucoup plus difficiles ?

Le débat mérite d’être posé.

Non pas pour préparer les Gabonais à une hausse.

Mais pour permettre à chacun de comprendre ce que coûte réellement le prix que nous payons aujourd’hui à la pompe, et comment préserver durablement cet équilibre.

La Gabonaise des Jeux : l’État pose les bases d’une nouvelle souveraineté économique dans le secteur des jeux

La tenue du premier Conseil d’administration de la Gabonaise des Jeux marque une nouvelle étape dans l’organisation du secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement au Gabon. Au-delà de la mise en place d’un nouvel opérateur public, l’enjeu affiché est celui d’une meilleure maîtrise du secteur, de ses flux financiers et de la valeur économique qu’il génère.

La Gabonaise des Jeux (GDJ) poursuit son déploiement. Créée en décembre 2025 par l’ordonnance n°0011/PR/2025, cette entité publique exerce le monopole de l’État dans le secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement en République gabonaise.

La tenue de la première session de son Conseil d’administration constitue ainsi une étape importante dans son opérationnalisation.

Réunis sous la présidence du Général de Division Bonjean Mbandza, les administrateurs ont notamment examiné le règlement intérieur du Conseil, le budget de fonctionnement et d’investissement ainsi que le Plan stratégique d’entreprise. Plusieurs décisions ont été adoptées afin de doter la nouvelle structure des instruments juridiques, financiers et organisationnels nécessaires à son déploiement.

Reprendre la maîtrise d’un secteur économique

Derrière cette nouvelle organisation se dessine un enjeu plus large : celui de la souveraineté économique.

La création de la Gabonaise des Jeux traduit la volonté de l’État de disposer d’un opérateur public capable d’organiser et de structurer un secteur qui génère des flux financiers, tout en renforçant son contrôle.

La GDJ est ainsi appelée à assurer plusieurs missions : développer une offre moderne de jeux et de divertissement adaptée au marché national, surveiller le respect de la réglementation par les différents acteurs et centraliser les flux financiers du secteur.

Cette centralisation doit notamment permettre d’améliorer la traçabilité des opérations et de renforcer la lutte contre la fraude et le blanchiment.

De la régulation à la création de valeur

L’ambition affichée dépasse donc la seule exploitation des jeux.

Il s’agit progressivement de faire de ce secteur une activité mieux organisée, mieux contrôlée et susceptible de participer davantage à la création de valeur au niveau national.

Lors du Conseil d’administration, le Directeur général de la GDJ, Roméo Fabrice Nguema Ondo, a notamment insisté sur la nécessité de démontrer la capacité des Gabonais à reprendre un pan de leur économie et à en faire un véritable fleuron national.

Cette orientation rejoint une dynamique plus large de réappropriation de certains secteurs économiques considérés comme stratégiques.

Une étape fondatrice, mais encore beaucoup à construire

La tenue de ce premier Conseil d’administration ne constitue naturellement qu’une première étape.

Les prochaines phases du déploiement de la GDJ permettront surtout d’apprécier concrètement la portée de cette réforme : organisation effective du marché, fonctionnement du monopole d’État, mécanismes de contrôle des opérateurs, traçabilité des flux financiers et, à terme, contribution économique du secteur.

Le communiqué ne fournit pas encore de données sur le chiffre d’affaires potentiel du marché, les recettes attendues pour l’État ou les objectifs financiers de la GDJ. Ces indicateurs seront importants pour mesurer, dans la durée, les résultats de cette nouvelle organisation.

Une chose est toutefois désormais établie : avec la Gabonaise des Jeux, l’État entend faire du secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement un espace davantage structuré, contrôlé et intégré à sa stratégie de souveraineté économique.

Economie
La Gabonaise des Jeux : l’État pose les bases d’une nouvelle souveraineté économique dans le secteur des jeux

La tenue du premier Conseil d’administration de la Gabonaise des Jeux marque une nouvelle étape dans l’organisation du secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement au Gabon. Au-delà de la mise en place d’un nouvel opérateur public, l’enjeu affiché est celui d’une meilleure maîtrise du secteur, de ses flux financiers et de la valeur économique qu’il génère.

La Gabonaise des Jeux (GDJ) poursuit son déploiement. Créée en décembre 2025 par l’ordonnance n°0011/PR/2025, cette entité publique exerce le monopole de l’État dans le secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement en République gabonaise.

La tenue de la première session de son Conseil d’administration constitue ainsi une étape importante dans son opérationnalisation.

Réunis sous la présidence du Général de Division Bonjean Mbandza, les administrateurs ont notamment examiné le règlement intérieur du Conseil, le budget de fonctionnement et d’investissement ainsi que le Plan stratégique d’entreprise. Plusieurs décisions ont été adoptées afin de doter la nouvelle structure des instruments juridiques, financiers et organisationnels nécessaires à son déploiement.

Reprendre la maîtrise d’un secteur économique

Derrière cette nouvelle organisation se dessine un enjeu plus large : celui de la souveraineté économique.

La création de la Gabonaise des Jeux traduit la volonté de l’État de disposer d’un opérateur public capable d’organiser et de structurer un secteur qui génère des flux financiers, tout en renforçant son contrôle.

La GDJ est ainsi appelée à assurer plusieurs missions : développer une offre moderne de jeux et de divertissement adaptée au marché national, surveiller le respect de la réglementation par les différents acteurs et centraliser les flux financiers du secteur.

Cette centralisation doit notamment permettre d’améliorer la traçabilité des opérations et de renforcer la lutte contre la fraude et le blanchiment.

De la régulation à la création de valeur

L’ambition affichée dépasse donc la seule exploitation des jeux.

Il s’agit progressivement de faire de ce secteur une activité mieux organisée, mieux contrôlée et susceptible de participer davantage à la création de valeur au niveau national.

Lors du Conseil d’administration, le Directeur général de la GDJ, Roméo Fabrice Nguema Ondo, a notamment insisté sur la nécessité de démontrer la capacité des Gabonais à reprendre un pan de leur économie et à en faire un véritable fleuron national.

Cette orientation rejoint une dynamique plus large de réappropriation de certains secteurs économiques considérés comme stratégiques.

Une étape fondatrice, mais encore beaucoup à construire

La tenue de ce premier Conseil d’administration ne constitue naturellement qu’une première étape.

Les prochaines phases du déploiement de la GDJ permettront surtout d’apprécier concrètement la portée de cette réforme : organisation effective du marché, fonctionnement du monopole d’État, mécanismes de contrôle des opérateurs, traçabilité des flux financiers et, à terme, contribution économique du secteur.

Le communiqué ne fournit pas encore de données sur le chiffre d’affaires potentiel du marché, les recettes attendues pour l’État ou les objectifs financiers de la GDJ. Ces indicateurs seront importants pour mesurer, dans la durée, les résultats de cette nouvelle organisation.

Une chose est toutefois désormais établie : avec la Gabonaise des Jeux, l’État entend faire du secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement un espace davantage structuré, contrôlé et intégré à sa stratégie de souveraineté économique.

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur touristique.

Le pays vient d’installer le Comité de direction de son premier Office du Tourisme, un nouvel outil destiné à mieux organiser, promouvoir et valoriser la destination Gabon.

L’objectif est notamment de fédérer les acteurs du secteur — hôteliers, restaurateurs, transporteurs, artisans et promoteurs touristiques — autour d’une offre plus lisible et plus attractive.

Cette dynamique doit également permettre de mieux faire connaître les richesses naturelles, culturelles et balnéaires du pays, tout en encourageant le tourisme intérieur et en améliorant l’expérience proposée aux visiteurs.

Au-delà de la promotion de la destination, l’enjeu est économique : faire du tourisme un véritable levier de diversification, de création d’emplois et de développement des territoires.

Une étape supplémentaire vers un Gabon qui valorise davantage son patrimoine et transforme son potentiel touristique en opportunités économiques.

Economie
Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur touristique.

Le pays vient d’installer le Comité de direction de son premier Office du Tourisme, un nouvel outil destiné à mieux organiser, promouvoir et valoriser la destination Gabon.

L’objectif est notamment de fédérer les acteurs du secteur — hôteliers, restaurateurs, transporteurs, artisans et promoteurs touristiques — autour d’une offre plus lisible et plus attractive.

Cette dynamique doit également permettre de mieux faire connaître les richesses naturelles, culturelles et balnéaires du pays, tout en encourageant le tourisme intérieur et en améliorant l’expérience proposée aux visiteurs.

Au-delà de la promotion de la destination, l’enjeu est économique : faire du tourisme un véritable levier de diversification, de création d’emplois et de développement des territoires.

Une étape supplémentaire vers un Gabon qui valorise davantage son patrimoine et transforme son potentiel touristique en opportunités économiques.

Transformation du manganèse : comment le Gabon fait évoluer les règles du jeu

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation économique. Le 20 juillet 2026, à Paris, en présence du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema et du Président français Emmanuel Macron, l’État gabonais et le groupe Eramet ont signé un protocole d’accord visant à accélérer la transformation locale du manganèse.

Cette signature s’inscrit dans la continuité d’une décision majeure prise par les autorités gabonaises en mai 2025 : l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à compter du 1er janvier 2029. Une mesure qui traduit une volonté claire : faire en sorte que les richesses du sous-sol gabonais génèrent davantage de valeur sur le territoire national.

Une nouvelle vision du développement

Pendant plusieurs décennies, le Gabon a exporté une grande partie de son manganèse sous forme brute. Si cette activité a contribué à l’économie nationale, une part importante de la transformation industrielle et de la valeur ajoutée était réalisée à l’étranger.

La nouvelle orientation portée par les autorités gabonaises vise à inverser cette logique en favorisant le développement d’une industrie locale capable de créer davantage d’emplois qualifiés, de renforcer les compétences nationales et d’accroître les retombées économiques pour les populations.

Eramet adapte sa stratégie

Face à cette nouvelle politique, Eramet et sa filiale Comilog se sont engagés dans une feuille de route commune avec l’État gabonais.

Le protocole d’accord fixe notamment un objectif de 700 000 tonnes de minerai transformées localement chaque année d’ici fin 2031. Il prévoit également l’étude de plusieurs projets industriels, dont la modernisation du Complexe métallurgique de Moanda, le développement de nouvelles unités de transformation ainsi que d’autres initiatives destinées à renforcer la chaîne de valeur du manganèse au Gabon. Ces projets demeurent toutefois soumis aux études techniques et aux décisions finales d’investissement prévues par les parties.

Une souveraineté économique qui se construit

Au-delà des chiffres, cette signature traduit une évolution de la politique économique du Gabon. L’objectif affiché est de mieux valoriser les ressources naturelles du pays afin qu’elles contribuent davantage à l’industrialisation, à la création d’emplois et au développement des compétences locales.

En fixant un nouveau cadre pour l’exploitation et la transformation du manganèse, les autorités gabonaises entendent placer la création de valeur sur le territoire national au cœur de leur stratégie de développement.

La signature de ce protocole constitue ainsi une étape importante. Sa concrétisation reposera désormais sur la mise en œuvre effective des projets industriels annoncés et sur le respect des engagements pris par les différentes parties.

Economie
Transformation du manganèse : comment le Gabon fait évoluer les règles du jeu

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation économique. Le 20 juillet 2026, à Paris, en présence du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema et du Président français Emmanuel Macron, l’État gabonais et le groupe Eramet ont signé un protocole d’accord visant à accélérer la transformation locale du manganèse.

Cette signature s’inscrit dans la continuité d’une décision majeure prise par les autorités gabonaises en mai 2025 : l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à compter du 1er janvier 2029. Une mesure qui traduit une volonté claire : faire en sorte que les richesses du sous-sol gabonais génèrent davantage de valeur sur le territoire national.

Une nouvelle vision du développement

Pendant plusieurs décennies, le Gabon a exporté une grande partie de son manganèse sous forme brute. Si cette activité a contribué à l’économie nationale, une part importante de la transformation industrielle et de la valeur ajoutée était réalisée à l’étranger.

La nouvelle orientation portée par les autorités gabonaises vise à inverser cette logique en favorisant le développement d’une industrie locale capable de créer davantage d’emplois qualifiés, de renforcer les compétences nationales et d’accroître les retombées économiques pour les populations.

Eramet adapte sa stratégie

Face à cette nouvelle politique, Eramet et sa filiale Comilog se sont engagés dans une feuille de route commune avec l’État gabonais.

Le protocole d’accord fixe notamment un objectif de 700 000 tonnes de minerai transformées localement chaque année d’ici fin 2031. Il prévoit également l’étude de plusieurs projets industriels, dont la modernisation du Complexe métallurgique de Moanda, le développement de nouvelles unités de transformation ainsi que d’autres initiatives destinées à renforcer la chaîne de valeur du manganèse au Gabon. Ces projets demeurent toutefois soumis aux études techniques et aux décisions finales d’investissement prévues par les parties.

Une souveraineté économique qui se construit

Au-delà des chiffres, cette signature traduit une évolution de la politique économique du Gabon. L’objectif affiché est de mieux valoriser les ressources naturelles du pays afin qu’elles contribuent davantage à l’industrialisation, à la création d’emplois et au développement des compétences locales.

En fixant un nouveau cadre pour l’exploitation et la transformation du manganèse, les autorités gabonaises entendent placer la création de valeur sur le territoire national au cœur de leur stratégie de développement.

La signature de ce protocole constitue ainsi une étape importante. Sa concrétisation reposera désormais sur la mise en œuvre effective des projets industriels annoncés et sur le respect des engagements pris par les différentes parties.

GABON ECONOMIC FORUM 2026 : LE SECTEUR PRIVÉ S’AFFIRME COMME UN LEVIER MAJEUR DE LA TRANSFORMATION ÉCONOMIQUE

Le samedi 27 juin 2026, Libreville a accueilli la deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF), un rendez-vous désormais incontournable du dialogue économique national. Placé sous le thème « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée », cet événement a réuni les principaux acteurs du secteur privé, des institutions publiques, ainsi que plusieurs décideurs économiques autour d’une ambition commune : accélérer la transformation structurelle de l’économie gabonaise.

Dans un contexte marqué par la volonté de diversification économique, de renforcement de la compétitivité nationale et d’amélioration des performances économiques, ce forum a permis de mettre en lumière plusieurs priorités stratégiques pour l’avenir du Gabon.

Le secteur privé au cœur de la transformation économique

L’un des principaux enseignements du forum est la reconnaissance du rôle central du secteur privé dans la construction du Gabon de demain.

Longtemps perçu comme un simple acteur économique parmi d’autres, le secteur privé s’impose désormais comme un levier incontournable de création de richesse, d’emplois et d’investissements. Les échanges ont souligné la nécessité de bâtir un écosystème plus performant, capable de favoriser l’émergence d’entreprises solides, compétitives et créatrices de valeur sur le long terme.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision impulsée par le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la transformation structurelle de l’économie et la valorisation du potentiel national au cœur de l’action publique.

L’amélioration du climat des affaires comme priorité

Parmi les sujets majeurs abordés lors de cette édition figure l’amélioration du climat des affaires.

Les acteurs économiques ont insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes visant à simplifier les procédures administratives, renforcer la sécurité juridique des investissements et améliorer l’efficacité globale de l’environnement économique.

Un climat des affaires plus attractif constitue un facteur déterminant pour attirer davantage d’investissements nationaux et internationaux, stimuler l’entrepreneuriat local et renforcer la compétitivité du tissu économique gabonais.

PME : un maillon essentiel de la croissance nationale

Les petites et moyennes entreprises occupent une place stratégique dans la dynamique économique du pays. Le forum a mis en évidence l’importance de renforcer leur accompagnement afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans la transformation économique nationale.

L’accès au financement, l’intégration dans la commande publique ainsi que l’accompagnement technique figurent parmi les leviers identifiés pour accélérer le développement des PME gabonaises.

Le renforcement de ce segment apparaît comme une condition essentielle pour favoriser une croissance inclusive et durable.

Dette intérieure et gouvernance : des enjeux structurants

Le forum a également mis en lumière plusieurs enjeux structurants liés à la santé économique des entreprises.

La question de l’apurement de la dette intérieure a notamment occupé une place importante dans les discussions. Pour de nombreuses entreprises, en particulier les PME, la régularité des paiements demeure un enjeu crucial pour préserver leur stabilité financière et soutenir leur croissance.

Par ailleurs, les questions liées à la gouvernance, à la transparence et à l’efficacité de certains mécanismes institutionnels ont également été abordées, avec un consensus fort autour de la nécessité de renforcer durablement la confiance entre l’ensemble des acteurs économiques.

Un dialogue public-privé renforcé pour des résultats concrets

Au-delà des annonces et des recommandations, le Gabon Economic Forum 2026 aura surtout confirmé l’importance d’un dialogue structuré, permanent et orienté vers des résultats concrets entre l’État et le secteur privé.

La transformation économique du Gabon ne pourra pleinement réussir qu’à travers une synergie renforcée entre les pouvoirs publics et les forces économiques nationales.

Cette convergence des ambitions constitue aujourd’hui un signal fort pour l’avenir.

Transformer les engagements en actions

Le Gabon Economic Forum 2026 marque une étape importante dans la consolidation du partenariat entre l’État et le secteur privé.

Les engagements pris lors de cette rencontre traduisent une volonté commune de bâtir une économie plus forte, plus diversifiée, plus résiliente et davantage créatrice d’opportunités pour les populations.

L’enjeu est désormais clair : transformer ces orientations stratégiques en actions concrètes, mesurables et durables.

Car au-delà des ambitions affichées, c’est bien dans la capacité à produire des résultats tangibles que se jouera la réussite de la transformation économique du Gabon.

Economie
GABON ECONOMIC FORUM 2026 : LE SECTEUR PRIVÉ S’AFFIRME COMME UN LEVIER MAJEUR DE LA TRANSFORMATION ÉCONOMIQUE

Le samedi 27 juin 2026, Libreville a accueilli la deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF), un rendez-vous désormais incontournable du dialogue économique national. Placé sous le thème « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée », cet événement a réuni les principaux acteurs du secteur privé, des institutions publiques, ainsi que plusieurs décideurs économiques autour d’une ambition commune : accélérer la transformation structurelle de l’économie gabonaise.

Dans un contexte marqué par la volonté de diversification économique, de renforcement de la compétitivité nationale et d’amélioration des performances économiques, ce forum a permis de mettre en lumière plusieurs priorités stratégiques pour l’avenir du Gabon.

Le secteur privé au cœur de la transformation économique

L’un des principaux enseignements du forum est la reconnaissance du rôle central du secteur privé dans la construction du Gabon de demain.

Longtemps perçu comme un simple acteur économique parmi d’autres, le secteur privé s’impose désormais comme un levier incontournable de création de richesse, d’emplois et d’investissements. Les échanges ont souligné la nécessité de bâtir un écosystème plus performant, capable de favoriser l’émergence d’entreprises solides, compétitives et créatrices de valeur sur le long terme.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision impulsée par le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la transformation structurelle de l’économie et la valorisation du potentiel national au cœur de l’action publique.

L’amélioration du climat des affaires comme priorité

Parmi les sujets majeurs abordés lors de cette édition figure l’amélioration du climat des affaires.

Les acteurs économiques ont insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes visant à simplifier les procédures administratives, renforcer la sécurité juridique des investissements et améliorer l’efficacité globale de l’environnement économique.

Un climat des affaires plus attractif constitue un facteur déterminant pour attirer davantage d’investissements nationaux et internationaux, stimuler l’entrepreneuriat local et renforcer la compétitivité du tissu économique gabonais.

PME : un maillon essentiel de la croissance nationale

Les petites et moyennes entreprises occupent une place stratégique dans la dynamique économique du pays. Le forum a mis en évidence l’importance de renforcer leur accompagnement afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans la transformation économique nationale.

L’accès au financement, l’intégration dans la commande publique ainsi que l’accompagnement technique figurent parmi les leviers identifiés pour accélérer le développement des PME gabonaises.

Le renforcement de ce segment apparaît comme une condition essentielle pour favoriser une croissance inclusive et durable.

Dette intérieure et gouvernance : des enjeux structurants

Le forum a également mis en lumière plusieurs enjeux structurants liés à la santé économique des entreprises.

La question de l’apurement de la dette intérieure a notamment occupé une place importante dans les discussions. Pour de nombreuses entreprises, en particulier les PME, la régularité des paiements demeure un enjeu crucial pour préserver leur stabilité financière et soutenir leur croissance.

Par ailleurs, les questions liées à la gouvernance, à la transparence et à l’efficacité de certains mécanismes institutionnels ont également été abordées, avec un consensus fort autour de la nécessité de renforcer durablement la confiance entre l’ensemble des acteurs économiques.

Un dialogue public-privé renforcé pour des résultats concrets

Au-delà des annonces et des recommandations, le Gabon Economic Forum 2026 aura surtout confirmé l’importance d’un dialogue structuré, permanent et orienté vers des résultats concrets entre l’État et le secteur privé.

La transformation économique du Gabon ne pourra pleinement réussir qu’à travers une synergie renforcée entre les pouvoirs publics et les forces économiques nationales.

Cette convergence des ambitions constitue aujourd’hui un signal fort pour l’avenir.

Transformer les engagements en actions

Le Gabon Economic Forum 2026 marque une étape importante dans la consolidation du partenariat entre l’État et le secteur privé.

Les engagements pris lors de cette rencontre traduisent une volonté commune de bâtir une économie plus forte, plus diversifiée, plus résiliente et davantage créatrice d’opportunités pour les populations.

L’enjeu est désormais clair : transformer ces orientations stratégiques en actions concrètes, mesurables et durables.

Car au-delà des ambitions affichées, c’est bien dans la capacité à produire des résultats tangibles que se jouera la réussite de la transformation économique du Gabon.

Port de Kobé-Kobé : pourquoi ce projet pourrait transformer durablement l’économie gabonaise

Le 8 juin 2026 restera sans doute comme une date importante dans l’histoire économique du Gabon. À Nyonié, dans le département du Komo-Océan, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé au lancement officiel des travaux du futur port minéralier en eau profonde de Kobé-Kobé. Cette cérémonie marque le début concret d’un projet considéré comme l’un des plus ambitieux jamais engagés dans le pays depuis plusieurs décennies. (Gabon Actu)

Mais au-delà de l’image spectaculaire d’un nouveau port, une question mérite d’être posée : qu’est-ce que ce projet va réellement changer pour les Gabonais et pour l’économie nationale ?
   

Un projet qui va bien au-delà d’un simple port

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Kobé-Kobé n’est pas uniquement un port.

Il s’agit d’un vaste écosystème industriel et logistique conçu pour accompagner l’exploitation du gisement de fer de Belinga, l’un des plus importants d’Afrique. Le projet repose sur quatre infrastructures majeures :

  • La mine de fer de Belinga ;
  • Un chemin de fer d’environ 535 kilomètres reliant Belinga à Kobé-Kobé ;
  • Un port minéralier en eau profonde doté de quatre postes à quai ;
  • Un barrage hydroélectrique de 400 MW à Booué destiné à alimenter les futures activités industrielles. (Gabon Actu)

L’objectif est simple : créer une chaîne logistique intégrée capable d’acheminer les ressources minières depuis l’intérieur du pays jusqu’aux marchés internationaux dans des conditions de compétitivité optimales.

Les entreprises au cœur du projet

Plusieurs acteurs majeurs interviennent dans la réalisation de cette infrastructure.

L’État gabonais pilote le projet aux côtés d’Africa Global Logistics (AGL), groupe de référence dans la logistique portuaire et ferroviaire en Afrique, qui a signé avec le Gabon une convention stratégique pour la conception et la mise en œuvre du corridor portuaire et ferroviaire. (Gabon Actu)

Le groupe minier australien Fortescue, déjà présent au Gabon à travers le projet Belinga, participe également à la réflexion stratégique autour du corridor intégré « mine-rail-port-énergie ». Son expertise dans les infrastructures minières de grande capacité constitue un atout majeur pour la réussite du projet. (Gabon Media Time)

Cette complémentarité entre l’État gabonais, AGL et Fortescue traduit la volonté de s’appuyer sur des partenaires disposant d’une solide expérience internationale dans la réalisation d’infrastructures de classe mondiale.

 

Des emplois et des opportunités pour les Gabonais

Pour la population, l’impact le plus visible devrait être celui de l’emploi.

Durant la phase de construction, des milliers de travailleurs seront mobilisés dans les domaines du génie civil, du transport, de la maintenance, de la sécurité, de la restauration, de l’hébergement et des services associés.

À plus long terme, les besoins concerneront également des métiers spécialisés : conducteurs ferroviaires, logisticiens, techniciens portuaires, électromécaniciens, ingénieurs, spécialistes de la manutention et experts des chaînes d’approvisionnement.

Selon les projections communiquées autour du projet global Belinga-Kobé-Kobé, jusqu’à 160 000 emplois directs et indirects pourraient être générés à l’horizon 2030. Même si ce chiffre devra être confirmé au fur et à mesure de l’avancement du projet, il donne une indication de l’ampleur des retombées économiques attendues. (Gabon Media Time)

Au-delà des emplois, ce sont également des opportunités importantes qui pourraient s’ouvrir pour les PME gabonaises appelées à fournir des biens et services tout au long de la chaîne de valeur.

   

Une nouvelle dynamique pour les territoires

Les grands projets d’infrastructure produisent généralement des effets qui dépassent largement leur fonction initiale.

La construction du corridor Belinga-Kobé-Kobé devrait favoriser l’émergence de nouvelles activités économiques le long des axes ferroviaires et logistiques. Des bases-vie, des centres de maintenance, des plateformes de stockage, des commerces et de nouveaux services pourraient progressivement se développer autour du projet.

Pour certaines localités aujourd’hui éloignées des grands circuits économiques, cette dynamique pourrait représenter une opportunité historique d’intégration au développement national.

Un changement d’échelle pour l’économie gabonaise

Depuis plusieurs décennies, le Gabon exporte principalement ses matières premières à travers des infrastructures conçues pour des volumes relativement limités.

Avec Kobé-Kobé, l’ambition change d’échelle.

Le futur complexe est pensé pour accompagner une production pouvant atteindre 100 millions de tonnes de minerai par an, ce qui placerait le Gabon parmi les acteurs miniers majeurs du continent. (Gabon Actu)

Une telle capacité suppose une transformation profonde des infrastructures logistiques nationales et pourrait permettre au pays d’accroître significativement ses recettes d’exportation, ses investissements industriels et sa capacité à attirer des partenaires internationaux.

Le Gabon peut-il devenir un hub logistique régional ?

C’est probablement l’une des ambitions les plus stratégiques du projet.

Grâce à sa façade maritime ouverte sur l’Atlantique, à la profondeur naturelle de ses eaux et à sa stabilité politique, le Gabon dispose d’atouts importants pour devenir une plateforme logistique de référence en Afrique centrale.

Plusieurs analyses spécialisées considèrent déjà Kobé-Kobé comme un projet susceptible de renforcer considérablement la compétitivité logistique du pays et de repositionner le Gabon dans les grands flux commerciaux régionaux. (SikaFinance)

À terme, cette infrastructure pourrait compléter les capacités du port d’Owendo et permettre au pays d’accueillir des navires de très grande capacité, renforçant ainsi son attractivité auprès des investisseurs et des opérateurs internationaux. (Le Corporate)

Le véritable défi : transformer la croissance en développement

Si les perspectives sont considérables, le succès du projet ne se mesurera pas uniquement en tonnes exportées ou en kilomètres de voies ferrées construits.

La véritable réussite de Kobé-Kobé dépendra de sa capacité à améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Formation des jeunes, emploi local, développement des PME nationales, transfert de compétences, protection de l’environnement et création de valeur ajoutée sur le territoire gabonais seront autant d’indicateurs à suivre dans les années à venir.

Car au final, un port n’est pas seulement une infrastructure.

C’est un outil de transformation économique.

Et avec Kobé-Kobé, le Gabon fait le pari de bâtir l’un des principaux moteurs de son développement pour les décennies à venir.

   

Economie
Port de Kobé-Kobé : pourquoi ce projet pourrait transformer durablement l’économie gabonaise

Le 8 juin 2026 restera sans doute comme une date importante dans l’histoire économique du Gabon. À Nyonié, dans le département du Komo-Océan, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé au lancement officiel des travaux du futur port minéralier en eau profonde de Kobé-Kobé. Cette cérémonie marque le début concret d’un projet considéré comme l’un des plus ambitieux jamais engagés dans le pays depuis plusieurs décennies. (Gabon Actu)

Mais au-delà de l’image spectaculaire d’un nouveau port, une question mérite d’être posée : qu’est-ce que ce projet va réellement changer pour les Gabonais et pour l’économie nationale ?
   

Un projet qui va bien au-delà d’un simple port

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Kobé-Kobé n’est pas uniquement un port.

Il s’agit d’un vaste écosystème industriel et logistique conçu pour accompagner l’exploitation du gisement de fer de Belinga, l’un des plus importants d’Afrique. Le projet repose sur quatre infrastructures majeures :

  • La mine de fer de Belinga ;
  • Un chemin de fer d’environ 535 kilomètres reliant Belinga à Kobé-Kobé ;
  • Un port minéralier en eau profonde doté de quatre postes à quai ;
  • Un barrage hydroélectrique de 400 MW à Booué destiné à alimenter les futures activités industrielles. (Gabon Actu)

L’objectif est simple : créer une chaîne logistique intégrée capable d’acheminer les ressources minières depuis l’intérieur du pays jusqu’aux marchés internationaux dans des conditions de compétitivité optimales.

Les entreprises au cœur du projet

Plusieurs acteurs majeurs interviennent dans la réalisation de cette infrastructure.

L’État gabonais pilote le projet aux côtés d’Africa Global Logistics (AGL), groupe de référence dans la logistique portuaire et ferroviaire en Afrique, qui a signé avec le Gabon une convention stratégique pour la conception et la mise en œuvre du corridor portuaire et ferroviaire. (Gabon Actu)

Le groupe minier australien Fortescue, déjà présent au Gabon à travers le projet Belinga, participe également à la réflexion stratégique autour du corridor intégré « mine-rail-port-énergie ». Son expertise dans les infrastructures minières de grande capacité constitue un atout majeur pour la réussite du projet. (Gabon Media Time)

Cette complémentarité entre l’État gabonais, AGL et Fortescue traduit la volonté de s’appuyer sur des partenaires disposant d’une solide expérience internationale dans la réalisation d’infrastructures de classe mondiale.

 

Des emplois et des opportunités pour les Gabonais

Pour la population, l’impact le plus visible devrait être celui de l’emploi.

Durant la phase de construction, des milliers de travailleurs seront mobilisés dans les domaines du génie civil, du transport, de la maintenance, de la sécurité, de la restauration, de l’hébergement et des services associés.

À plus long terme, les besoins concerneront également des métiers spécialisés : conducteurs ferroviaires, logisticiens, techniciens portuaires, électromécaniciens, ingénieurs, spécialistes de la manutention et experts des chaînes d’approvisionnement.

Selon les projections communiquées autour du projet global Belinga-Kobé-Kobé, jusqu’à 160 000 emplois directs et indirects pourraient être générés à l’horizon 2030. Même si ce chiffre devra être confirmé au fur et à mesure de l’avancement du projet, il donne une indication de l’ampleur des retombées économiques attendues. (Gabon Media Time)

Au-delà des emplois, ce sont également des opportunités importantes qui pourraient s’ouvrir pour les PME gabonaises appelées à fournir des biens et services tout au long de la chaîne de valeur.

   

Une nouvelle dynamique pour les territoires

Les grands projets d’infrastructure produisent généralement des effets qui dépassent largement leur fonction initiale.

La construction du corridor Belinga-Kobé-Kobé devrait favoriser l’émergence de nouvelles activités économiques le long des axes ferroviaires et logistiques. Des bases-vie, des centres de maintenance, des plateformes de stockage, des commerces et de nouveaux services pourraient progressivement se développer autour du projet.

Pour certaines localités aujourd’hui éloignées des grands circuits économiques, cette dynamique pourrait représenter une opportunité historique d’intégration au développement national.

Un changement d’échelle pour l’économie gabonaise

Depuis plusieurs décennies, le Gabon exporte principalement ses matières premières à travers des infrastructures conçues pour des volumes relativement limités.

Avec Kobé-Kobé, l’ambition change d’échelle.

Le futur complexe est pensé pour accompagner une production pouvant atteindre 100 millions de tonnes de minerai par an, ce qui placerait le Gabon parmi les acteurs miniers majeurs du continent. (Gabon Actu)

Une telle capacité suppose une transformation profonde des infrastructures logistiques nationales et pourrait permettre au pays d’accroître significativement ses recettes d’exportation, ses investissements industriels et sa capacité à attirer des partenaires internationaux.

Le Gabon peut-il devenir un hub logistique régional ?

C’est probablement l’une des ambitions les plus stratégiques du projet.

Grâce à sa façade maritime ouverte sur l’Atlantique, à la profondeur naturelle de ses eaux et à sa stabilité politique, le Gabon dispose d’atouts importants pour devenir une plateforme logistique de référence en Afrique centrale.

Plusieurs analyses spécialisées considèrent déjà Kobé-Kobé comme un projet susceptible de renforcer considérablement la compétitivité logistique du pays et de repositionner le Gabon dans les grands flux commerciaux régionaux. (SikaFinance)

À terme, cette infrastructure pourrait compléter les capacités du port d’Owendo et permettre au pays d’accueillir des navires de très grande capacité, renforçant ainsi son attractivité auprès des investisseurs et des opérateurs internationaux. (Le Corporate)

Le véritable défi : transformer la croissance en développement

Si les perspectives sont considérables, le succès du projet ne se mesurera pas uniquement en tonnes exportées ou en kilomètres de voies ferrées construits.

La véritable réussite de Kobé-Kobé dépendra de sa capacité à améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Formation des jeunes, emploi local, développement des PME nationales, transfert de compétences, protection de l’environnement et création de valeur ajoutée sur le territoire gabonais seront autant d’indicateurs à suivre dans les années à venir.

Car au final, un port n’est pas seulement une infrastructure.

C’est un outil de transformation économique.

Et avec Kobé-Kobé, le Gabon fait le pari de bâtir l’un des principaux moteurs de son développement pour les décennies à venir.

   

Le Gabon séduit les investisseurs américains et renforce son partenariat économique avec les États-Unis

Dans le cadre d’une visite de travail aux États-Unis, une délégation gouvernementale gabonaise conduite par plusieurs ministres et hauts responsables de l’État a pris part à une rencontre de haut niveau organisée à la U.S. Chamber of Commerce, en présence de l’Ambassadeur du Gabon aux États-Unis.

Cette rencontre, tenue à Washington du 8 au 11 mars 2026, s’inscrit dans la volonté des autorités gabonaises de renforcer les relations économiques avec les partenaires américains et de promouvoir le potentiel d’investissement du pays. Les discussions ont réuni plusieurs responsables en charge de secteurs stratégiques, notamment l’eau et l’énergie, le pétrole et le gaz, ainsi que l’économie et les finances.

Mettre en avant les secteurs stratégiques du Gabon

Au cours de cette séance de travail, la délégation gabonaise a présenté aux investisseurs et aux acteurs économiques américains les nombreuses opportunités d’investissement offertes par le Gabon. Les échanges ont particulièrement porté sur les secteurs prioritaires pour la transformation économique du pays, parmi lesquels l’énergie, l’eau, le pétrole et le gaz.

Ces domaines représentent des axes majeurs de développement pour le Gabon, qui ambitionne d’accélérer la modernisation de ses infrastructures, de renforcer sa souveraineté énergétique et d’améliorer l’accès aux services essentiels pour les populations et les entreprises.

Un partenariat technologique structurant avec Cybastion

Les discussions ont également mis en lumière un partenariat technologique en cours de développement avec l’entreprise américaine Cybastion. Ce projet prévoit la mise en place à Libreville d’un écosystème numérique sécurisé, structuré autour d’un data center de nouvelle génération.

L’infrastructure sera soutenue par une centrale électrique d’une capacité estimée entre 20 et 25 MW, afin de garantir une alimentation énergétique stable et sécurisée. Ce projet vise à renforcer les capacités numériques du pays, tout en favorisant le développement d’un environnement technologique moderne et compétitif.

Renforcer le partenariat économique avec les États-Unis

À travers cette rencontre, le Gabon réaffirme sa volonté d’approfondir son partenariat économique avec les États-Unis et de créer un environnement favorable aux investissements internationaux.

En mettant en avant ses atouts économiques, ses ressources stratégiques et ses projets structurants, les autorités gabonaises entendent attirer davantage d’investissements à forte valeur ajoutée, capables d’accompagner la transformation économique et le développement durable du pays.

Economie
Le Gabon séduit les investisseurs américains et renforce son partenariat économique avec les États-Unis

Dans le cadre d’une visite de travail aux États-Unis, une délégation gouvernementale gabonaise conduite par plusieurs ministres et hauts responsables de l’État a pris part à une rencontre de haut niveau organisée à la U.S. Chamber of Commerce, en présence de l’Ambassadeur du Gabon aux États-Unis.

Cette rencontre, tenue à Washington du 8 au 11 mars 2026, s’inscrit dans la volonté des autorités gabonaises de renforcer les relations économiques avec les partenaires américains et de promouvoir le potentiel d’investissement du pays. Les discussions ont réuni plusieurs responsables en charge de secteurs stratégiques, notamment l’eau et l’énergie, le pétrole et le gaz, ainsi que l’économie et les finances.

Mettre en avant les secteurs stratégiques du Gabon

Au cours de cette séance de travail, la délégation gabonaise a présenté aux investisseurs et aux acteurs économiques américains les nombreuses opportunités d’investissement offertes par le Gabon. Les échanges ont particulièrement porté sur les secteurs prioritaires pour la transformation économique du pays, parmi lesquels l’énergie, l’eau, le pétrole et le gaz.

Ces domaines représentent des axes majeurs de développement pour le Gabon, qui ambitionne d’accélérer la modernisation de ses infrastructures, de renforcer sa souveraineté énergétique et d’améliorer l’accès aux services essentiels pour les populations et les entreprises.

Un partenariat technologique structurant avec Cybastion

Les discussions ont également mis en lumière un partenariat technologique en cours de développement avec l’entreprise américaine Cybastion. Ce projet prévoit la mise en place à Libreville d’un écosystème numérique sécurisé, structuré autour d’un data center de nouvelle génération.

L’infrastructure sera soutenue par une centrale électrique d’une capacité estimée entre 20 et 25 MW, afin de garantir une alimentation énergétique stable et sécurisée. Ce projet vise à renforcer les capacités numériques du pays, tout en favorisant le développement d’un environnement technologique moderne et compétitif.

Renforcer le partenariat économique avec les États-Unis

À travers cette rencontre, le Gabon réaffirme sa volonté d’approfondir son partenariat économique avec les États-Unis et de créer un environnement favorable aux investissements internationaux.

En mettant en avant ses atouts économiques, ses ressources stratégiques et ses projets structurants, les autorités gabonaises entendent attirer davantage d’investissements à forte valeur ajoutée, capables d’accompagner la transformation économique et le développement durable du pays.