GABON DEVELOPPEMENT
ARBITRAGE : LE GABON SE HISSE AU 2ᵉ RANG AFRICAIN

L’arbitrage gabonais continue de gagner en visibilité sur la scène internationale. Pierre Gislain Atcho occupe désormais la 2ᵉ place du Top 5 des arbitres africains en 2026, derrière le Marocain Jalal Jayed.

Une reconnaissance qui s’inscrit dans une année particulièrement importante pour l’arbitre gabonais, sélectionné pour officier lors de la Coupe du monde 2026, où il a dirigé deux rencontres. Il s’était également illustré lors de la CAN 2025 et dans plusieurs grandes compétitions organisées par la CAF.

À seulement 34 ans, Pierre Atcho confirme ainsi sa progression au plus haut niveau, aux côtés notamment des arbitres assistants gabonais Boris Ditsoga et Amos Abeigne Ndong, également présents sur la scène internationale.

Au-delà du parcours individuel, cette reconnaissance met en lumière la montée en puissance de l’expertise gabonaise dans l’arbitrage africain et mondial.

Une performance qui fait rayonner le Gabon au-delà de ses frontières.

Sports
ARBITRAGE : LE GABON SE HISSE AU 2ᵉ RANG AFRICAIN

L’arbitrage gabonais continue de gagner en visibilité sur la scène internationale. Pierre Gislain Atcho occupe désormais la 2ᵉ place du Top 5 des arbitres africains en 2026, derrière le Marocain Jalal Jayed.

Une reconnaissance qui s’inscrit dans une année particulièrement importante pour l’arbitre gabonais, sélectionné pour officier lors de la Coupe du monde 2026, où il a dirigé deux rencontres. Il s’était également illustré lors de la CAN 2025 et dans plusieurs grandes compétitions organisées par la CAF.

À seulement 34 ans, Pierre Atcho confirme ainsi sa progression au plus haut niveau, aux côtés notamment des arbitres assistants gabonais Boris Ditsoga et Amos Abeigne Ndong, également présents sur la scène internationale.

Au-delà du parcours individuel, cette reconnaissance met en lumière la montée en puissance de l’expertise gabonaise dans l’arbitrage africain et mondial.

Une performance qui fait rayonner le Gabon au-delà de ses frontières.

Gabon Infini : 113 milliards de FCFA à mobiliser pour faire de la biodiversité un moteur de développement

Lancé officiellement le 29 août 2026 à Makokou, le projet « Gabon Infini » ambitionne de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars, soit environ 113 milliards de FCFA, sur dix ans. Au-delà de la protection des écosystèmes, ce programme veut créer de nouvelles opportunités économiques pour les populations vivant au cœur des territoires concernés.

À Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, le Gabon a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de préservation de son patrimoine naturel. En marge des célébrations de la Fête de la Libération, le Gouvernement a procédé, le 29 août 2026, au lancement officiel de « Gabon Infini », un Projet de Financement pour la Permanence (PFP) destiné à garantir sur le long terme les moyens nécessaires à la conservation de la biodiversité.

Mis en œuvre avec The Nature Conservancy (TNC), Enduring Earth et le Fonds de Préservation de la Biodiversité au Gabon (FPBG), le programme prévoit de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars sur une période de dix ans, soit environ 113 milliards de FCFA.

Protéger davantage, mais aussi mieux protéger

L’ambition environnementale du projet est considérable. Gabon Infini doit notamment contribuer à l’extension de la protection sur 3,7 millions d’hectares supplémentaires, tout en renforçant la gestion de plusieurs millions d’hectares d’espaces déjà protégés.

Cette dynamique doit également accompagner l’engagement 30x30x30 du Gabon : parvenir, d’ici 2030, à protéger ou conserver 30 % de ses écosystèmes terrestres, 30 % de ses écosystèmes d’eau douce et 30 % de ses espaces marins.

Pour un pays dont près de 90 % du territoire est couvert de forêts, l’enjeu dépasse la seule conservation. Il s’agit de construire un modèle capable de préserver durablement ce capital naturel tout en lui donnant une véritable dimension économique et sociale.

Environ 100 000 personnes au cœur du dispositif

C’est précisément l’une des particularités de Gabon Infini. La protection de la biodiversité doit également profiter aux communautés qui vivent dans et autour des espaces concernés.

Le programme ambitionne ainsi d’améliorer les perspectives économiques d’environ 100 000 personnes, notamment à travers le développement d’activités génératrices de revenus compatibles avec la préservation des écosystèmes.

Écotourisme, pêche et exploitation forestière durables, artisanat ou encore valorisation des produits forestiers non ligneux figurent parmi les secteurs susceptibles de créer de nouvelles opportunités économiques dans les territoires.

L’objectif est de faire en sorte que la conservation ne soit plus perçue uniquement comme une contrainte, mais comme une source de revenus, d’emplois et de développement local.

Transformer le patrimoine naturel en opportunités économiques

Avec Gabon Infini, le pays cherche ainsi à répondre à une équation essentielle : comment protéger l’un des patrimoines naturels les plus importants du bassin du Congo tout en améliorant les conditions de vie des populations qui en sont les premières gardiennes ?

La réponse passe notamment par la mise en place de financements de long terme et par l’émergence d’une économie locale davantage tournée vers la valorisation durable des ressources naturelles.

Pour les territoires concernés, l’enjeu est majeur. Le développement d’activités liées à l’écotourisme, à la transformation locale, aux produits forestiers ou à la gestion durable des ressources peut contribuer à diversifier les sources de revenus et à créer de nouvelles chaînes de valeur.

Une autre vision de la conservation

Gabon Infini traduit finalement une évolution dans la manière d’envisager la protection de l’environnement : préserver la nature tout en permettant aux populations d’en tirer durablement les bénéfices.

Avec jusqu’à 113 milliards de FCFA à mobiliser sur dix ans, l’enjeu sera désormais de transformer les ambitions annoncées en projets concrets, mesurables et visibles dans les territoires.

Car la réussite de Gabon Infini ne se mesurera pas uniquement en millions d’hectares protégés. Elle se mesurera également dans les emplois créés, les activités développées, les revenus générés et l’amélioration des conditions de vie des communautés.

Préserver davantage, produire autrement et créer de la valeur localement : c’est tout l’enjeu d’un modèle dans lequel la biodiversité devient aussi un véritable levier de développement pour le Gabon.

Economie et Environnement
Gabon Infini : 113 milliards de FCFA à mobiliser pour faire de la biodiversité un moteur de développement

Lancé officiellement le 29 août 2026 à Makokou, le projet « Gabon Infini » ambitionne de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars, soit environ 113 milliards de FCFA, sur dix ans. Au-delà de la protection des écosystèmes, ce programme veut créer de nouvelles opportunités économiques pour les populations vivant au cœur des territoires concernés.

À Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, le Gabon a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de préservation de son patrimoine naturel. En marge des célébrations de la Fête de la Libération, le Gouvernement a procédé, le 29 août 2026, au lancement officiel de « Gabon Infini », un Projet de Financement pour la Permanence (PFP) destiné à garantir sur le long terme les moyens nécessaires à la conservation de la biodiversité.

Mis en œuvre avec The Nature Conservancy (TNC), Enduring Earth et le Fonds de Préservation de la Biodiversité au Gabon (FPBG), le programme prévoit de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars sur une période de dix ans, soit environ 113 milliards de FCFA.

Protéger davantage, mais aussi mieux protéger

L’ambition environnementale du projet est considérable. Gabon Infini doit notamment contribuer à l’extension de la protection sur 3,7 millions d’hectares supplémentaires, tout en renforçant la gestion de plusieurs millions d’hectares d’espaces déjà protégés.

Cette dynamique doit également accompagner l’engagement 30x30x30 du Gabon : parvenir, d’ici 2030, à protéger ou conserver 30 % de ses écosystèmes terrestres, 30 % de ses écosystèmes d’eau douce et 30 % de ses espaces marins.

Pour un pays dont près de 90 % du territoire est couvert de forêts, l’enjeu dépasse la seule conservation. Il s’agit de construire un modèle capable de préserver durablement ce capital naturel tout en lui donnant une véritable dimension économique et sociale.

Environ 100 000 personnes au cœur du dispositif

C’est précisément l’une des particularités de Gabon Infini. La protection de la biodiversité doit également profiter aux communautés qui vivent dans et autour des espaces concernés.

Le programme ambitionne ainsi d’améliorer les perspectives économiques d’environ 100 000 personnes, notamment à travers le développement d’activités génératrices de revenus compatibles avec la préservation des écosystèmes.

Écotourisme, pêche et exploitation forestière durables, artisanat ou encore valorisation des produits forestiers non ligneux figurent parmi les secteurs susceptibles de créer de nouvelles opportunités économiques dans les territoires.

L’objectif est de faire en sorte que la conservation ne soit plus perçue uniquement comme une contrainte, mais comme une source de revenus, d’emplois et de développement local.

Transformer le patrimoine naturel en opportunités économiques

Avec Gabon Infini, le pays cherche ainsi à répondre à une équation essentielle : comment protéger l’un des patrimoines naturels les plus importants du bassin du Congo tout en améliorant les conditions de vie des populations qui en sont les premières gardiennes ?

La réponse passe notamment par la mise en place de financements de long terme et par l’émergence d’une économie locale davantage tournée vers la valorisation durable des ressources naturelles.

Pour les territoires concernés, l’enjeu est majeur. Le développement d’activités liées à l’écotourisme, à la transformation locale, aux produits forestiers ou à la gestion durable des ressources peut contribuer à diversifier les sources de revenus et à créer de nouvelles chaînes de valeur.

Une autre vision de la conservation

Gabon Infini traduit finalement une évolution dans la manière d’envisager la protection de l’environnement : préserver la nature tout en permettant aux populations d’en tirer durablement les bénéfices.

Avec jusqu’à 113 milliards de FCFA à mobiliser sur dix ans, l’enjeu sera désormais de transformer les ambitions annoncées en projets concrets, mesurables et visibles dans les territoires.

Car la réussite de Gabon Infini ne se mesurera pas uniquement en millions d’hectares protégés. Elle se mesurera également dans les emplois créés, les activités développées, les revenus générés et l’amélioration des conditions de vie des communautés.

Préserver davantage, produire autrement et créer de la valeur localement : c’est tout l’enjeu d’un modèle dans lequel la biodiversité devient aussi un véritable levier de développement pour le Gabon.

La Gabonaise des Jeux : l’État pose les bases d’une nouvelle souveraineté économique dans le secteur des jeux

La tenue du premier Conseil d’administration de la Gabonaise des Jeux marque une nouvelle étape dans l’organisation du secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement au Gabon. Au-delà de la mise en place d’un nouvel opérateur public, l’enjeu affiché est celui d’une meilleure maîtrise du secteur, de ses flux financiers et de la valeur économique qu’il génère.

La Gabonaise des Jeux (GDJ) poursuit son déploiement. Créée en décembre 2025 par l’ordonnance n°0011/PR/2025, cette entité publique exerce le monopole de l’État dans le secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement en République gabonaise.

La tenue de la première session de son Conseil d’administration constitue ainsi une étape importante dans son opérationnalisation.

Réunis sous la présidence du Général de Division Bonjean Mbandza, les administrateurs ont notamment examiné le règlement intérieur du Conseil, le budget de fonctionnement et d’investissement ainsi que le Plan stratégique d’entreprise. Plusieurs décisions ont été adoptées afin de doter la nouvelle structure des instruments juridiques, financiers et organisationnels nécessaires à son déploiement.

Reprendre la maîtrise d’un secteur économique

Derrière cette nouvelle organisation se dessine un enjeu plus large : celui de la souveraineté économique.

La création de la Gabonaise des Jeux traduit la volonté de l’État de disposer d’un opérateur public capable d’organiser et de structurer un secteur qui génère des flux financiers, tout en renforçant son contrôle.

La GDJ est ainsi appelée à assurer plusieurs missions : développer une offre moderne de jeux et de divertissement adaptée au marché national, surveiller le respect de la réglementation par les différents acteurs et centraliser les flux financiers du secteur.

Cette centralisation doit notamment permettre d’améliorer la traçabilité des opérations et de renforcer la lutte contre la fraude et le blanchiment.

De la régulation à la création de valeur

L’ambition affichée dépasse donc la seule exploitation des jeux.

Il s’agit progressivement de faire de ce secteur une activité mieux organisée, mieux contrôlée et susceptible de participer davantage à la création de valeur au niveau national.

Lors du Conseil d’administration, le Directeur général de la GDJ, Roméo Fabrice Nguema Ondo, a notamment insisté sur la nécessité de démontrer la capacité des Gabonais à reprendre un pan de leur économie et à en faire un véritable fleuron national.

Cette orientation rejoint une dynamique plus large de réappropriation de certains secteurs économiques considérés comme stratégiques.

Une étape fondatrice, mais encore beaucoup à construire

La tenue de ce premier Conseil d’administration ne constitue naturellement qu’une première étape.

Les prochaines phases du déploiement de la GDJ permettront surtout d’apprécier concrètement la portée de cette réforme : organisation effective du marché, fonctionnement du monopole d’État, mécanismes de contrôle des opérateurs, traçabilité des flux financiers et, à terme, contribution économique du secteur.

Le communiqué ne fournit pas encore de données sur le chiffre d’affaires potentiel du marché, les recettes attendues pour l’État ou les objectifs financiers de la GDJ. Ces indicateurs seront importants pour mesurer, dans la durée, les résultats de cette nouvelle organisation.

Une chose est toutefois désormais établie : avec la Gabonaise des Jeux, l’État entend faire du secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement un espace davantage structuré, contrôlé et intégré à sa stratégie de souveraineté économique.

Economie
La Gabonaise des Jeux : l’État pose les bases d’une nouvelle souveraineté économique dans le secteur des jeux

La tenue du premier Conseil d’administration de la Gabonaise des Jeux marque une nouvelle étape dans l’organisation du secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement au Gabon. Au-delà de la mise en place d’un nouvel opérateur public, l’enjeu affiché est celui d’une meilleure maîtrise du secteur, de ses flux financiers et de la valeur économique qu’il génère.

La Gabonaise des Jeux (GDJ) poursuit son déploiement. Créée en décembre 2025 par l’ordonnance n°0011/PR/2025, cette entité publique exerce le monopole de l’État dans le secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement en République gabonaise.

La tenue de la première session de son Conseil d’administration constitue ainsi une étape importante dans son opérationnalisation.

Réunis sous la présidence du Général de Division Bonjean Mbandza, les administrateurs ont notamment examiné le règlement intérieur du Conseil, le budget de fonctionnement et d’investissement ainsi que le Plan stratégique d’entreprise. Plusieurs décisions ont été adoptées afin de doter la nouvelle structure des instruments juridiques, financiers et organisationnels nécessaires à son déploiement.

Reprendre la maîtrise d’un secteur économique

Derrière cette nouvelle organisation se dessine un enjeu plus large : celui de la souveraineté économique.

La création de la Gabonaise des Jeux traduit la volonté de l’État de disposer d’un opérateur public capable d’organiser et de structurer un secteur qui génère des flux financiers, tout en renforçant son contrôle.

La GDJ est ainsi appelée à assurer plusieurs missions : développer une offre moderne de jeux et de divertissement adaptée au marché national, surveiller le respect de la réglementation par les différents acteurs et centraliser les flux financiers du secteur.

Cette centralisation doit notamment permettre d’améliorer la traçabilité des opérations et de renforcer la lutte contre la fraude et le blanchiment.

De la régulation à la création de valeur

L’ambition affichée dépasse donc la seule exploitation des jeux.

Il s’agit progressivement de faire de ce secteur une activité mieux organisée, mieux contrôlée et susceptible de participer davantage à la création de valeur au niveau national.

Lors du Conseil d’administration, le Directeur général de la GDJ, Roméo Fabrice Nguema Ondo, a notamment insisté sur la nécessité de démontrer la capacité des Gabonais à reprendre un pan de leur économie et à en faire un véritable fleuron national.

Cette orientation rejoint une dynamique plus large de réappropriation de certains secteurs économiques considérés comme stratégiques.

Une étape fondatrice, mais encore beaucoup à construire

La tenue de ce premier Conseil d’administration ne constitue naturellement qu’une première étape.

Les prochaines phases du déploiement de la GDJ permettront surtout d’apprécier concrètement la portée de cette réforme : organisation effective du marché, fonctionnement du monopole d’État, mécanismes de contrôle des opérateurs, traçabilité des flux financiers et, à terme, contribution économique du secteur.

Le communiqué ne fournit pas encore de données sur le chiffre d’affaires potentiel du marché, les recettes attendues pour l’État ou les objectifs financiers de la GDJ. Ces indicateurs seront importants pour mesurer, dans la durée, les résultats de cette nouvelle organisation.

Une chose est toutefois désormais établie : avec la Gabonaise des Jeux, l’État entend faire du secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement un espace davantage structuré, contrôlé et intégré à sa stratégie de souveraineté économique.

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur touristique.

Le pays vient d’installer le Comité de direction de son premier Office du Tourisme, un nouvel outil destiné à mieux organiser, promouvoir et valoriser la destination Gabon.

L’objectif est notamment de fédérer les acteurs du secteur — hôteliers, restaurateurs, transporteurs, artisans et promoteurs touristiques — autour d’une offre plus lisible et plus attractive.

Cette dynamique doit également permettre de mieux faire connaître les richesses naturelles, culturelles et balnéaires du pays, tout en encourageant le tourisme intérieur et en améliorant l’expérience proposée aux visiteurs.

Au-delà de la promotion de la destination, l’enjeu est économique : faire du tourisme un véritable levier de diversification, de création d’emplois et de développement des territoires.

Une étape supplémentaire vers un Gabon qui valorise davantage son patrimoine et transforme son potentiel touristique en opportunités économiques.

Economie
Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur touristique.

Le pays vient d’installer le Comité de direction de son premier Office du Tourisme, un nouvel outil destiné à mieux organiser, promouvoir et valoriser la destination Gabon.

L’objectif est notamment de fédérer les acteurs du secteur — hôteliers, restaurateurs, transporteurs, artisans et promoteurs touristiques — autour d’une offre plus lisible et plus attractive.

Cette dynamique doit également permettre de mieux faire connaître les richesses naturelles, culturelles et balnéaires du pays, tout en encourageant le tourisme intérieur et en améliorant l’expérience proposée aux visiteurs.

Au-delà de la promotion de la destination, l’enjeu est économique : faire du tourisme un véritable levier de diversification, de création d’emplois et de développement des territoires.

Une étape supplémentaire vers un Gabon qui valorise davantage son patrimoine et transforme son potentiel touristique en opportunités économiques.

Réformer l’État par le droit : comment le Gabon prépare la plus profonde transformation de sa Fonction publique depuis plus de trente ans

Par la Rédaction

Il est des réformes dont l’importance ne se mesure pas à la longueur des débats qu’elles suscitent, mais à la portée des changements qu’elles annoncent. Pendant trois jours, à Libreville, plus de 110 experts issus de 29 administrations se sont réunis pour examiner, article après article, les futurs statuts de la Fonction publique gabonaise. À première vue, l’exercice pourrait sembler réservé aux juristes et aux spécialistes du droit administratif. En réalité, il touche au cœur même de la réforme de l’État.

Car derrière les deux projets de loi soumis à validation se joue une question essentielle : quel type d’administration le Gabon souhaite-t-il construire pour accompagner la Cinquième République ?

Une réforme rendue nécessaire par la nouvelle Constitution

Les deux textes actuellement en vigueur ne sont pas récents. L’un date de 1991, l’autre de 2005. Pendant plusieurs décennies, ils ont constitué l’ossature juridique de la Fonction publique gabonaise. Ils ont organisé les recrutements, encadré les carrières, défini les droits et les obligations des agents publics.

Mais entre-temps, le pays a changé.

L’administration s’est numérisée. Les attentes des citoyens se sont accrues. De nouveaux métiers sont apparus. Surtout, la Constitution promulguée le 19 décembre 2024 a profondément renouvelé les principes qui doivent désormais guider l’action publique : performance, éthique, transparence, redevabilité et bonne gouvernance. Les anciens statuts, conçus dans un autre contexte institutionnel, ne pouvaient plus répondre pleinement à ces nouvelles exigences.

Dans cette perspective, la révision des statuts n’apparaît pas comme une simple mise à jour juridique. Elle constitue l’une des traductions concrètes de la Constitution de la Ve République.

Une méthode qui rompt avec les habitudes administratives

L’autre singularité de cette réforme réside dans sa méthode.
Les grandes réformes administratives sont souvent élaborées dans des cercles restreints, avant d’être présentées aux administrations appelées à les appliquer. Cette fois, le choix a été différent.

La Présidence de la République, le Secrétariat général du Gouvernement, les institutions parlementaires, les ministères sectoriels ainsi que plus de 110 experts ont été associés à l’examen des textes. Répartis en huit groupes de travail, ils ont débattu de chaque disposition avant de les soumettre à une validation en séance plénière.

Au-delà des chiffres, cette méthode traduit une philosophie : construire la réforme avec ceux qui auront demain la responsabilité de la mettre en œuvre.

En demandant aux participants de placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des intérêts sectoriels, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a fixé le cadre politique de ces travaux : faire de cette réforme une œuvre collective plutôt qu’une réforme imposée.

Le mérite devient un principe structurant

L’évolution la plus significative réside sans doute dans le changement de philosophie qui irrigue les futurs textes.
Pendant longtemps, l’organisation de nombreuses administrations africaines a reposé sur une logique où l’ancienneté occupait une place prépondérante dans les parcours professionnels.

Les projets de loi validés par les experts proposent un autre équilibre.

Ils placent désormais le mérite, l’évaluation, la responsabilité, la discipline et la performance parmi les principes structurants de la carrière des agents publics. L’avancement au mérite est appelé à remplacer progressivement les mécanismes d’avancement automatique, tandis que l’évaluation périodique devient un outil central de gestion des ressources humaines.

L’objectif est clair : faire évoluer la Fonction publique vers une culture où la progression professionnelle est davantage liée à la qualité du travail accompli, à l’engagement et aux résultats.
Cette orientation s’inscrit dans une tendance observée dans plusieurs administrations engagées dans des programmes de modernisation de l’État.

Une administration pensée pour les prochaines décennies

La réforme ne se limite pas aux carrières.
Les textes intègrent également les nouveaux métiers liés au numérique et à l’intelligence artificielle, renforcent les exigences d’éthique et de redevabilité, modernisent les procédures de recrutement et introduisent une logique de gestion davantage fondée sur les compétences.

Ils cherchent également à mettre fin aux incohérences accumulées au fil des années entre différents textes législatifs. Les experts ont ainsi veillé à articuler les nouveaux statuts avec les réformes déjà intervenues dans d’autres secteurs, notamment en prenant en compte des évolutions introduites dans le Code de la santé, comme la reconnaissance de la médecine traditionnelle.
Cette volonté d’harmonisation illustre une ambition plus large : faire de la cohérence juridique un levier de modernisation administrative.

Une réforme qui ne fait que commencer

L’atelier de Libreville n’a toutefois constitué qu’une étape.
Les textes devront désormais être harmonisés avant leur transmission au Secrétariat général du Gouvernement. Ils poursuivront ensuite leur parcours devant le Conseil d’État, le Conseil des ministres, le Conseil économique, social, environnemental et culturel, puis devant le Parlement. Ce n’est qu’à l’issue de ce processus, complété par les textes d’application, que les nouvelles dispositions pourront entrer en vigueur.
Autrement dit, la réforme n’est pas achevée. Elle entre seulement dans sa phase institutionnelle.

Plus qu’une réforme statutaire, un choix de gouvernance

À travers cette révision des statuts, c’est une certaine conception de l’État qui se dessine.
Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a placé la transformation de l’administration parmi les piliers de son projet de gouvernance. L’objectif n’est pas uniquement de modifier des textes datant de 1991 et de 2005, mais de mettre la Fonction publique en cohérence avec les principes de la Constitution de la Ve République : performance, responsabilité, transparence et efficacité.

L’histoire dira si ces ambitions se traduiront pleinement dans la pratique administrative. Mais une chose est déjà acquise : en réunissant, autour d’une même table, l’ensemble des acteurs concernés pour écrire collectivement les règles qui gouverneront demain la carrière des agents publics, le Gabon a choisi de faire de la concertation non pas un simple exercice de forme, mais une méthode de réforme.
Et, dans toute transformation durable de l’État, la méthode est souvent le premier signe du changement.

Politiques
Réformer l’État par le droit : comment le Gabon prépare la plus profonde transformation de sa Fonction publique depuis plus de trente ans

Par la Rédaction

Il est des réformes dont l’importance ne se mesure pas à la longueur des débats qu’elles suscitent, mais à la portée des changements qu’elles annoncent. Pendant trois jours, à Libreville, plus de 110 experts issus de 29 administrations se sont réunis pour examiner, article après article, les futurs statuts de la Fonction publique gabonaise. À première vue, l’exercice pourrait sembler réservé aux juristes et aux spécialistes du droit administratif. En réalité, il touche au cœur même de la réforme de l’État.

Car derrière les deux projets de loi soumis à validation se joue une question essentielle : quel type d’administration le Gabon souhaite-t-il construire pour accompagner la Cinquième République ?

Une réforme rendue nécessaire par la nouvelle Constitution

Les deux textes actuellement en vigueur ne sont pas récents. L’un date de 1991, l’autre de 2005. Pendant plusieurs décennies, ils ont constitué l’ossature juridique de la Fonction publique gabonaise. Ils ont organisé les recrutements, encadré les carrières, défini les droits et les obligations des agents publics.

Mais entre-temps, le pays a changé.

L’administration s’est numérisée. Les attentes des citoyens se sont accrues. De nouveaux métiers sont apparus. Surtout, la Constitution promulguée le 19 décembre 2024 a profondément renouvelé les principes qui doivent désormais guider l’action publique : performance, éthique, transparence, redevabilité et bonne gouvernance. Les anciens statuts, conçus dans un autre contexte institutionnel, ne pouvaient plus répondre pleinement à ces nouvelles exigences.

Dans cette perspective, la révision des statuts n’apparaît pas comme une simple mise à jour juridique. Elle constitue l’une des traductions concrètes de la Constitution de la Ve République.

Une méthode qui rompt avec les habitudes administratives

L’autre singularité de cette réforme réside dans sa méthode.
Les grandes réformes administratives sont souvent élaborées dans des cercles restreints, avant d’être présentées aux administrations appelées à les appliquer. Cette fois, le choix a été différent.

La Présidence de la République, le Secrétariat général du Gouvernement, les institutions parlementaires, les ministères sectoriels ainsi que plus de 110 experts ont été associés à l’examen des textes. Répartis en huit groupes de travail, ils ont débattu de chaque disposition avant de les soumettre à une validation en séance plénière.

Au-delà des chiffres, cette méthode traduit une philosophie : construire la réforme avec ceux qui auront demain la responsabilité de la mettre en œuvre.

En demandant aux participants de placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des intérêts sectoriels, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a fixé le cadre politique de ces travaux : faire de cette réforme une œuvre collective plutôt qu’une réforme imposée.

Le mérite devient un principe structurant

L’évolution la plus significative réside sans doute dans le changement de philosophie qui irrigue les futurs textes.
Pendant longtemps, l’organisation de nombreuses administrations africaines a reposé sur une logique où l’ancienneté occupait une place prépondérante dans les parcours professionnels.

Les projets de loi validés par les experts proposent un autre équilibre.

Ils placent désormais le mérite, l’évaluation, la responsabilité, la discipline et la performance parmi les principes structurants de la carrière des agents publics. L’avancement au mérite est appelé à remplacer progressivement les mécanismes d’avancement automatique, tandis que l’évaluation périodique devient un outil central de gestion des ressources humaines.

L’objectif est clair : faire évoluer la Fonction publique vers une culture où la progression professionnelle est davantage liée à la qualité du travail accompli, à l’engagement et aux résultats.
Cette orientation s’inscrit dans une tendance observée dans plusieurs administrations engagées dans des programmes de modernisation de l’État.

Une administration pensée pour les prochaines décennies

La réforme ne se limite pas aux carrières.
Les textes intègrent également les nouveaux métiers liés au numérique et à l’intelligence artificielle, renforcent les exigences d’éthique et de redevabilité, modernisent les procédures de recrutement et introduisent une logique de gestion davantage fondée sur les compétences.

Ils cherchent également à mettre fin aux incohérences accumulées au fil des années entre différents textes législatifs. Les experts ont ainsi veillé à articuler les nouveaux statuts avec les réformes déjà intervenues dans d’autres secteurs, notamment en prenant en compte des évolutions introduites dans le Code de la santé, comme la reconnaissance de la médecine traditionnelle.
Cette volonté d’harmonisation illustre une ambition plus large : faire de la cohérence juridique un levier de modernisation administrative.

Une réforme qui ne fait que commencer

L’atelier de Libreville n’a toutefois constitué qu’une étape.
Les textes devront désormais être harmonisés avant leur transmission au Secrétariat général du Gouvernement. Ils poursuivront ensuite leur parcours devant le Conseil d’État, le Conseil des ministres, le Conseil économique, social, environnemental et culturel, puis devant le Parlement. Ce n’est qu’à l’issue de ce processus, complété par les textes d’application, que les nouvelles dispositions pourront entrer en vigueur.
Autrement dit, la réforme n’est pas achevée. Elle entre seulement dans sa phase institutionnelle.

Plus qu’une réforme statutaire, un choix de gouvernance

À travers cette révision des statuts, c’est une certaine conception de l’État qui se dessine.
Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a placé la transformation de l’administration parmi les piliers de son projet de gouvernance. L’objectif n’est pas uniquement de modifier des textes datant de 1991 et de 2005, mais de mettre la Fonction publique en cohérence avec les principes de la Constitution de la Ve République : performance, responsabilité, transparence et efficacité.

L’histoire dira si ces ambitions se traduiront pleinement dans la pratique administrative. Mais une chose est déjà acquise : en réunissant, autour d’une même table, l’ensemble des acteurs concernés pour écrire collectivement les règles qui gouverneront demain la carrière des agents publics, le Gabon a choisi de faire de la concertation non pas un simple exercice de forme, mais une méthode de réforme.
Et, dans toute transformation durable de l’État, la méthode est souvent le premier signe du changement.

Transformation du manganèse : comment le Gabon fait évoluer les règles du jeu

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation économique. Le 20 juillet 2026, à Paris, en présence du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema et du Président français Emmanuel Macron, l’État gabonais et le groupe Eramet ont signé un protocole d’accord visant à accélérer la transformation locale du manganèse.

Cette signature s’inscrit dans la continuité d’une décision majeure prise par les autorités gabonaises en mai 2025 : l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à compter du 1er janvier 2029. Une mesure qui traduit une volonté claire : faire en sorte que les richesses du sous-sol gabonais génèrent davantage de valeur sur le territoire national.

Une nouvelle vision du développement

Pendant plusieurs décennies, le Gabon a exporté une grande partie de son manganèse sous forme brute. Si cette activité a contribué à l’économie nationale, une part importante de la transformation industrielle et de la valeur ajoutée était réalisée à l’étranger.

La nouvelle orientation portée par les autorités gabonaises vise à inverser cette logique en favorisant le développement d’une industrie locale capable de créer davantage d’emplois qualifiés, de renforcer les compétences nationales et d’accroître les retombées économiques pour les populations.

Eramet adapte sa stratégie

Face à cette nouvelle politique, Eramet et sa filiale Comilog se sont engagés dans une feuille de route commune avec l’État gabonais.

Le protocole d’accord fixe notamment un objectif de 700 000 tonnes de minerai transformées localement chaque année d’ici fin 2031. Il prévoit également l’étude de plusieurs projets industriels, dont la modernisation du Complexe métallurgique de Moanda, le développement de nouvelles unités de transformation ainsi que d’autres initiatives destinées à renforcer la chaîne de valeur du manganèse au Gabon. Ces projets demeurent toutefois soumis aux études techniques et aux décisions finales d’investissement prévues par les parties.

Une souveraineté économique qui se construit

Au-delà des chiffres, cette signature traduit une évolution de la politique économique du Gabon. L’objectif affiché est de mieux valoriser les ressources naturelles du pays afin qu’elles contribuent davantage à l’industrialisation, à la création d’emplois et au développement des compétences locales.

En fixant un nouveau cadre pour l’exploitation et la transformation du manganèse, les autorités gabonaises entendent placer la création de valeur sur le territoire national au cœur de leur stratégie de développement.

La signature de ce protocole constitue ainsi une étape importante. Sa concrétisation reposera désormais sur la mise en œuvre effective des projets industriels annoncés et sur le respect des engagements pris par les différentes parties.

Economie
Transformation du manganèse : comment le Gabon fait évoluer les règles du jeu

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation économique. Le 20 juillet 2026, à Paris, en présence du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema et du Président français Emmanuel Macron, l’État gabonais et le groupe Eramet ont signé un protocole d’accord visant à accélérer la transformation locale du manganèse.

Cette signature s’inscrit dans la continuité d’une décision majeure prise par les autorités gabonaises en mai 2025 : l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à compter du 1er janvier 2029. Une mesure qui traduit une volonté claire : faire en sorte que les richesses du sous-sol gabonais génèrent davantage de valeur sur le territoire national.

Une nouvelle vision du développement

Pendant plusieurs décennies, le Gabon a exporté une grande partie de son manganèse sous forme brute. Si cette activité a contribué à l’économie nationale, une part importante de la transformation industrielle et de la valeur ajoutée était réalisée à l’étranger.

La nouvelle orientation portée par les autorités gabonaises vise à inverser cette logique en favorisant le développement d’une industrie locale capable de créer davantage d’emplois qualifiés, de renforcer les compétences nationales et d’accroître les retombées économiques pour les populations.

Eramet adapte sa stratégie

Face à cette nouvelle politique, Eramet et sa filiale Comilog se sont engagés dans une feuille de route commune avec l’État gabonais.

Le protocole d’accord fixe notamment un objectif de 700 000 tonnes de minerai transformées localement chaque année d’ici fin 2031. Il prévoit également l’étude de plusieurs projets industriels, dont la modernisation du Complexe métallurgique de Moanda, le développement de nouvelles unités de transformation ainsi que d’autres initiatives destinées à renforcer la chaîne de valeur du manganèse au Gabon. Ces projets demeurent toutefois soumis aux études techniques et aux décisions finales d’investissement prévues par les parties.

Une souveraineté économique qui se construit

Au-delà des chiffres, cette signature traduit une évolution de la politique économique du Gabon. L’objectif affiché est de mieux valoriser les ressources naturelles du pays afin qu’elles contribuent davantage à l’industrialisation, à la création d’emplois et au développement des compétences locales.

En fixant un nouveau cadre pour l’exploitation et la transformation du manganèse, les autorités gabonaises entendent placer la création de valeur sur le territoire national au cœur de leur stratégie de développement.

La signature de ce protocole constitue ainsi une étape importante. Sa concrétisation reposera désormais sur la mise en œuvre effective des projets industriels annoncés et sur le respect des engagements pris par les différentes parties.

GABON ECONOMIC FORUM 2026 : LE SECTEUR PRIVÉ S’AFFIRME COMME UN LEVIER MAJEUR DE LA TRANSFORMATION ÉCONOMIQUE

Le samedi 27 juin 2026, Libreville a accueilli la deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF), un rendez-vous désormais incontournable du dialogue économique national. Placé sous le thème « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée », cet événement a réuni les principaux acteurs du secteur privé, des institutions publiques, ainsi que plusieurs décideurs économiques autour d’une ambition commune : accélérer la transformation structurelle de l’économie gabonaise.

Dans un contexte marqué par la volonté de diversification économique, de renforcement de la compétitivité nationale et d’amélioration des performances économiques, ce forum a permis de mettre en lumière plusieurs priorités stratégiques pour l’avenir du Gabon.

Le secteur privé au cœur de la transformation économique

L’un des principaux enseignements du forum est la reconnaissance du rôle central du secteur privé dans la construction du Gabon de demain.

Longtemps perçu comme un simple acteur économique parmi d’autres, le secteur privé s’impose désormais comme un levier incontournable de création de richesse, d’emplois et d’investissements. Les échanges ont souligné la nécessité de bâtir un écosystème plus performant, capable de favoriser l’émergence d’entreprises solides, compétitives et créatrices de valeur sur le long terme.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision impulsée par le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la transformation structurelle de l’économie et la valorisation du potentiel national au cœur de l’action publique.

L’amélioration du climat des affaires comme priorité

Parmi les sujets majeurs abordés lors de cette édition figure l’amélioration du climat des affaires.

Les acteurs économiques ont insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes visant à simplifier les procédures administratives, renforcer la sécurité juridique des investissements et améliorer l’efficacité globale de l’environnement économique.

Un climat des affaires plus attractif constitue un facteur déterminant pour attirer davantage d’investissements nationaux et internationaux, stimuler l’entrepreneuriat local et renforcer la compétitivité du tissu économique gabonais.

PME : un maillon essentiel de la croissance nationale

Les petites et moyennes entreprises occupent une place stratégique dans la dynamique économique du pays. Le forum a mis en évidence l’importance de renforcer leur accompagnement afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans la transformation économique nationale.

L’accès au financement, l’intégration dans la commande publique ainsi que l’accompagnement technique figurent parmi les leviers identifiés pour accélérer le développement des PME gabonaises.

Le renforcement de ce segment apparaît comme une condition essentielle pour favoriser une croissance inclusive et durable.

Dette intérieure et gouvernance : des enjeux structurants

Le forum a également mis en lumière plusieurs enjeux structurants liés à la santé économique des entreprises.

La question de l’apurement de la dette intérieure a notamment occupé une place importante dans les discussions. Pour de nombreuses entreprises, en particulier les PME, la régularité des paiements demeure un enjeu crucial pour préserver leur stabilité financière et soutenir leur croissance.

Par ailleurs, les questions liées à la gouvernance, à la transparence et à l’efficacité de certains mécanismes institutionnels ont également été abordées, avec un consensus fort autour de la nécessité de renforcer durablement la confiance entre l’ensemble des acteurs économiques.

Un dialogue public-privé renforcé pour des résultats concrets

Au-delà des annonces et des recommandations, le Gabon Economic Forum 2026 aura surtout confirmé l’importance d’un dialogue structuré, permanent et orienté vers des résultats concrets entre l’État et le secteur privé.

La transformation économique du Gabon ne pourra pleinement réussir qu’à travers une synergie renforcée entre les pouvoirs publics et les forces économiques nationales.

Cette convergence des ambitions constitue aujourd’hui un signal fort pour l’avenir.

Transformer les engagements en actions

Le Gabon Economic Forum 2026 marque une étape importante dans la consolidation du partenariat entre l’État et le secteur privé.

Les engagements pris lors de cette rencontre traduisent une volonté commune de bâtir une économie plus forte, plus diversifiée, plus résiliente et davantage créatrice d’opportunités pour les populations.

L’enjeu est désormais clair : transformer ces orientations stratégiques en actions concrètes, mesurables et durables.

Car au-delà des ambitions affichées, c’est bien dans la capacité à produire des résultats tangibles que se jouera la réussite de la transformation économique du Gabon.

Economie
GABON ECONOMIC FORUM 2026 : LE SECTEUR PRIVÉ S’AFFIRME COMME UN LEVIER MAJEUR DE LA TRANSFORMATION ÉCONOMIQUE

Le samedi 27 juin 2026, Libreville a accueilli la deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF), un rendez-vous désormais incontournable du dialogue économique national. Placé sous le thème « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée », cet événement a réuni les principaux acteurs du secteur privé, des institutions publiques, ainsi que plusieurs décideurs économiques autour d’une ambition commune : accélérer la transformation structurelle de l’économie gabonaise.

Dans un contexte marqué par la volonté de diversification économique, de renforcement de la compétitivité nationale et d’amélioration des performances économiques, ce forum a permis de mettre en lumière plusieurs priorités stratégiques pour l’avenir du Gabon.

Le secteur privé au cœur de la transformation économique

L’un des principaux enseignements du forum est la reconnaissance du rôle central du secteur privé dans la construction du Gabon de demain.

Longtemps perçu comme un simple acteur économique parmi d’autres, le secteur privé s’impose désormais comme un levier incontournable de création de richesse, d’emplois et d’investissements. Les échanges ont souligné la nécessité de bâtir un écosystème plus performant, capable de favoriser l’émergence d’entreprises solides, compétitives et créatrices de valeur sur le long terme.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision impulsée par le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la transformation structurelle de l’économie et la valorisation du potentiel national au cœur de l’action publique.

L’amélioration du climat des affaires comme priorité

Parmi les sujets majeurs abordés lors de cette édition figure l’amélioration du climat des affaires.

Les acteurs économiques ont insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes visant à simplifier les procédures administratives, renforcer la sécurité juridique des investissements et améliorer l’efficacité globale de l’environnement économique.

Un climat des affaires plus attractif constitue un facteur déterminant pour attirer davantage d’investissements nationaux et internationaux, stimuler l’entrepreneuriat local et renforcer la compétitivité du tissu économique gabonais.

PME : un maillon essentiel de la croissance nationale

Les petites et moyennes entreprises occupent une place stratégique dans la dynamique économique du pays. Le forum a mis en évidence l’importance de renforcer leur accompagnement afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans la transformation économique nationale.

L’accès au financement, l’intégration dans la commande publique ainsi que l’accompagnement technique figurent parmi les leviers identifiés pour accélérer le développement des PME gabonaises.

Le renforcement de ce segment apparaît comme une condition essentielle pour favoriser une croissance inclusive et durable.

Dette intérieure et gouvernance : des enjeux structurants

Le forum a également mis en lumière plusieurs enjeux structurants liés à la santé économique des entreprises.

La question de l’apurement de la dette intérieure a notamment occupé une place importante dans les discussions. Pour de nombreuses entreprises, en particulier les PME, la régularité des paiements demeure un enjeu crucial pour préserver leur stabilité financière et soutenir leur croissance.

Par ailleurs, les questions liées à la gouvernance, à la transparence et à l’efficacité de certains mécanismes institutionnels ont également été abordées, avec un consensus fort autour de la nécessité de renforcer durablement la confiance entre l’ensemble des acteurs économiques.

Un dialogue public-privé renforcé pour des résultats concrets

Au-delà des annonces et des recommandations, le Gabon Economic Forum 2026 aura surtout confirmé l’importance d’un dialogue structuré, permanent et orienté vers des résultats concrets entre l’État et le secteur privé.

La transformation économique du Gabon ne pourra pleinement réussir qu’à travers une synergie renforcée entre les pouvoirs publics et les forces économiques nationales.

Cette convergence des ambitions constitue aujourd’hui un signal fort pour l’avenir.

Transformer les engagements en actions

Le Gabon Economic Forum 2026 marque une étape importante dans la consolidation du partenariat entre l’État et le secteur privé.

Les engagements pris lors de cette rencontre traduisent une volonté commune de bâtir une économie plus forte, plus diversifiée, plus résiliente et davantage créatrice d’opportunités pour les populations.

L’enjeu est désormais clair : transformer ces orientations stratégiques en actions concrètes, mesurables et durables.

Car au-delà des ambitions affichées, c’est bien dans la capacité à produire des résultats tangibles que se jouera la réussite de la transformation économique du Gabon.

État de la Nation : Oligui Nguema fixe le cap de la transformation du Gabon

Un an après son investiture à la tête de la République, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema s’est adressé à la Nation ce 15 juin 2026 devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès.

À travers un discours de près de deux heures, le Chef de l’État a dressé un état des lieux du pays, présenté les réformes engagées et surtout fixé les grandes priorités qui devront guider l’action publique au cours des prochaines années.

Au-delà du bilan, ce sont surtout les annonces relatives à l’amélioration du quotidien des populations qui ont retenu l’attention.

L’eau, l’électricité et les infrastructures au cœur des priorités

Conscient des difficultés rencontrées par les populations en matière d’accès à l’eau potable et à l’électricité, le Président de la République a confirmé la poursuite des investissements engagés dans ces secteurs stratégiques.

La réforme annoncée de la SEEG, avec une réorganisation plus profonde des activités liées à l’eau et à l’énergie, vise à apporter des solutions durables à des problématiques qui impactent directement la vie des ménages et le développement économique du pays.

Le Chef de l’État a également réaffirmé sa volonté d’accélérer les grands chantiers d’infrastructures à travers le territoire national, notamment les routes, les hôpitaux, les équipements publics et les logements sociaux.

Une attention particulière à l’emploi et à la jeunesse

L’emploi des jeunes a occupé une place importante dans cette adresse à la Nation.

Le Président a mis en avant les programmes déjà engagés en faveur de l’insertion professionnelle, de l’entrepreneuriat et de l’auto-emploi, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre les efforts destinés à offrir davantage d’opportunités à la jeunesse gabonaise.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la transformation locale des ressources nationales afin de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois sur le territoire.

Santé, éducation et protection sociale

Dans les domaines sociaux, plusieurs annonces ont concerné la modernisation du système de santé, le renforcement des infrastructures sanitaires, l’amélioration de la couverture sociale ainsi que la réforme du système éducatif.

Le Président a notamment annoncé la tenue prochaine des Grandes Assises de l’École des Compétences, destinées à adapter davantage la formation des jeunes aux besoins réels de l’économie nationale.

Une ambition économique assumée

Le développement des secteurs minier, énergétique, agricole, industriel et logistique figure également parmi les principaux axes présentés lors de ce discours.

Le Chef de l’État a réaffirmé son ambition de faire du Gabon un pays de transformation locale, capable de tirer pleinement profit de ses ressources naturelles grâce à la réalisation de grands projets structurants, parmi lesquels le développement des ports en eau profonde, des infrastructures ferroviaires et des capacités énergétiques.

Un message d’espoir et de confiance

Au terme de cette intervention, le Président de la République a appelé les Gabonais à l’unité, au travail et à la confiance dans l’avenir.

Si les défis restent nombreux, les annonces présentées traduisent la volonté des autorités de poursuivre les réformes engagées et d’accélérer la transformation du pays.

À travers cette adresse à la Nation, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé sa vision d’un Gabon plus souverain, plus moderne et davantage tourné vers le développement, avec pour ambition de faire de cette décennie celle de la concrétisation des grands projets attendus par les populations.

Politiques
État de la Nation : Oligui Nguema fixe le cap de la transformation du Gabon

Un an après son investiture à la tête de la République, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema s’est adressé à la Nation ce 15 juin 2026 devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès.

À travers un discours de près de deux heures, le Chef de l’État a dressé un état des lieux du pays, présenté les réformes engagées et surtout fixé les grandes priorités qui devront guider l’action publique au cours des prochaines années.

Au-delà du bilan, ce sont surtout les annonces relatives à l’amélioration du quotidien des populations qui ont retenu l’attention.

L’eau, l’électricité et les infrastructures au cœur des priorités

Conscient des difficultés rencontrées par les populations en matière d’accès à l’eau potable et à l’électricité, le Président de la République a confirmé la poursuite des investissements engagés dans ces secteurs stratégiques.

La réforme annoncée de la SEEG, avec une réorganisation plus profonde des activités liées à l’eau et à l’énergie, vise à apporter des solutions durables à des problématiques qui impactent directement la vie des ménages et le développement économique du pays.

Le Chef de l’État a également réaffirmé sa volonté d’accélérer les grands chantiers d’infrastructures à travers le territoire national, notamment les routes, les hôpitaux, les équipements publics et les logements sociaux.

Une attention particulière à l’emploi et à la jeunesse

L’emploi des jeunes a occupé une place importante dans cette adresse à la Nation.

Le Président a mis en avant les programmes déjà engagés en faveur de l’insertion professionnelle, de l’entrepreneuriat et de l’auto-emploi, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre les efforts destinés à offrir davantage d’opportunités à la jeunesse gabonaise.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la transformation locale des ressources nationales afin de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois sur le territoire.

Santé, éducation et protection sociale

Dans les domaines sociaux, plusieurs annonces ont concerné la modernisation du système de santé, le renforcement des infrastructures sanitaires, l’amélioration de la couverture sociale ainsi que la réforme du système éducatif.

Le Président a notamment annoncé la tenue prochaine des Grandes Assises de l’École des Compétences, destinées à adapter davantage la formation des jeunes aux besoins réels de l’économie nationale.

Une ambition économique assumée

Le développement des secteurs minier, énergétique, agricole, industriel et logistique figure également parmi les principaux axes présentés lors de ce discours.

Le Chef de l’État a réaffirmé son ambition de faire du Gabon un pays de transformation locale, capable de tirer pleinement profit de ses ressources naturelles grâce à la réalisation de grands projets structurants, parmi lesquels le développement des ports en eau profonde, des infrastructures ferroviaires et des capacités énergétiques.

Un message d’espoir et de confiance

Au terme de cette intervention, le Président de la République a appelé les Gabonais à l’unité, au travail et à la confiance dans l’avenir.

Si les défis restent nombreux, les annonces présentées traduisent la volonté des autorités de poursuivre les réformes engagées et d’accélérer la transformation du pays.

À travers cette adresse à la Nation, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé sa vision d’un Gabon plus souverain, plus moderne et davantage tourné vers le développement, avec pour ambition de faire de cette décennie celle de la concrétisation des grands projets attendus par les populations.

Port de Kobé-Kobé : pourquoi ce projet pourrait transformer durablement l’économie gabonaise

Le 8 juin 2026 restera sans doute comme une date importante dans l’histoire économique du Gabon. À Nyonié, dans le département du Komo-Océan, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé au lancement officiel des travaux du futur port minéralier en eau profonde de Kobé-Kobé. Cette cérémonie marque le début concret d’un projet considéré comme l’un des plus ambitieux jamais engagés dans le pays depuis plusieurs décennies. (Gabon Actu)

Mais au-delà de l’image spectaculaire d’un nouveau port, une question mérite d’être posée : qu’est-ce que ce projet va réellement changer pour les Gabonais et pour l’économie nationale ?
   

Un projet qui va bien au-delà d’un simple port

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Kobé-Kobé n’est pas uniquement un port.

Il s’agit d’un vaste écosystème industriel et logistique conçu pour accompagner l’exploitation du gisement de fer de Belinga, l’un des plus importants d’Afrique. Le projet repose sur quatre infrastructures majeures :

  • La mine de fer de Belinga ;
  • Un chemin de fer d’environ 535 kilomètres reliant Belinga à Kobé-Kobé ;
  • Un port minéralier en eau profonde doté de quatre postes à quai ;
  • Un barrage hydroélectrique de 400 MW à Booué destiné à alimenter les futures activités industrielles. (Gabon Actu)

L’objectif est simple : créer une chaîne logistique intégrée capable d’acheminer les ressources minières depuis l’intérieur du pays jusqu’aux marchés internationaux dans des conditions de compétitivité optimales.

Les entreprises au cœur du projet

Plusieurs acteurs majeurs interviennent dans la réalisation de cette infrastructure.

L’État gabonais pilote le projet aux côtés d’Africa Global Logistics (AGL), groupe de référence dans la logistique portuaire et ferroviaire en Afrique, qui a signé avec le Gabon une convention stratégique pour la conception et la mise en œuvre du corridor portuaire et ferroviaire. (Gabon Actu)

Le groupe minier australien Fortescue, déjà présent au Gabon à travers le projet Belinga, participe également à la réflexion stratégique autour du corridor intégré « mine-rail-port-énergie ». Son expertise dans les infrastructures minières de grande capacité constitue un atout majeur pour la réussite du projet. (Gabon Media Time)

Cette complémentarité entre l’État gabonais, AGL et Fortescue traduit la volonté de s’appuyer sur des partenaires disposant d’une solide expérience internationale dans la réalisation d’infrastructures de classe mondiale.

 

Des emplois et des opportunités pour les Gabonais

Pour la population, l’impact le plus visible devrait être celui de l’emploi.

Durant la phase de construction, des milliers de travailleurs seront mobilisés dans les domaines du génie civil, du transport, de la maintenance, de la sécurité, de la restauration, de l’hébergement et des services associés.

À plus long terme, les besoins concerneront également des métiers spécialisés : conducteurs ferroviaires, logisticiens, techniciens portuaires, électromécaniciens, ingénieurs, spécialistes de la manutention et experts des chaînes d’approvisionnement.

Selon les projections communiquées autour du projet global Belinga-Kobé-Kobé, jusqu’à 160 000 emplois directs et indirects pourraient être générés à l’horizon 2030. Même si ce chiffre devra être confirmé au fur et à mesure de l’avancement du projet, il donne une indication de l’ampleur des retombées économiques attendues. (Gabon Media Time)

Au-delà des emplois, ce sont également des opportunités importantes qui pourraient s’ouvrir pour les PME gabonaises appelées à fournir des biens et services tout au long de la chaîne de valeur.

   

Une nouvelle dynamique pour les territoires

Les grands projets d’infrastructure produisent généralement des effets qui dépassent largement leur fonction initiale.

La construction du corridor Belinga-Kobé-Kobé devrait favoriser l’émergence de nouvelles activités économiques le long des axes ferroviaires et logistiques. Des bases-vie, des centres de maintenance, des plateformes de stockage, des commerces et de nouveaux services pourraient progressivement se développer autour du projet.

Pour certaines localités aujourd’hui éloignées des grands circuits économiques, cette dynamique pourrait représenter une opportunité historique d’intégration au développement national.

Un changement d’échelle pour l’économie gabonaise

Depuis plusieurs décennies, le Gabon exporte principalement ses matières premières à travers des infrastructures conçues pour des volumes relativement limités.

Avec Kobé-Kobé, l’ambition change d’échelle.

Le futur complexe est pensé pour accompagner une production pouvant atteindre 100 millions de tonnes de minerai par an, ce qui placerait le Gabon parmi les acteurs miniers majeurs du continent. (Gabon Actu)

Une telle capacité suppose une transformation profonde des infrastructures logistiques nationales et pourrait permettre au pays d’accroître significativement ses recettes d’exportation, ses investissements industriels et sa capacité à attirer des partenaires internationaux.

Le Gabon peut-il devenir un hub logistique régional ?

C’est probablement l’une des ambitions les plus stratégiques du projet.

Grâce à sa façade maritime ouverte sur l’Atlantique, à la profondeur naturelle de ses eaux et à sa stabilité politique, le Gabon dispose d’atouts importants pour devenir une plateforme logistique de référence en Afrique centrale.

Plusieurs analyses spécialisées considèrent déjà Kobé-Kobé comme un projet susceptible de renforcer considérablement la compétitivité logistique du pays et de repositionner le Gabon dans les grands flux commerciaux régionaux. (SikaFinance)

À terme, cette infrastructure pourrait compléter les capacités du port d’Owendo et permettre au pays d’accueillir des navires de très grande capacité, renforçant ainsi son attractivité auprès des investisseurs et des opérateurs internationaux. (Le Corporate)

Le véritable défi : transformer la croissance en développement

Si les perspectives sont considérables, le succès du projet ne se mesurera pas uniquement en tonnes exportées ou en kilomètres de voies ferrées construits.

La véritable réussite de Kobé-Kobé dépendra de sa capacité à améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Formation des jeunes, emploi local, développement des PME nationales, transfert de compétences, protection de l’environnement et création de valeur ajoutée sur le territoire gabonais seront autant d’indicateurs à suivre dans les années à venir.

Car au final, un port n’est pas seulement une infrastructure.

C’est un outil de transformation économique.

Et avec Kobé-Kobé, le Gabon fait le pari de bâtir l’un des principaux moteurs de son développement pour les décennies à venir.

   

Economie
Port de Kobé-Kobé : pourquoi ce projet pourrait transformer durablement l’économie gabonaise

Le 8 juin 2026 restera sans doute comme une date importante dans l’histoire économique du Gabon. À Nyonié, dans le département du Komo-Océan, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé au lancement officiel des travaux du futur port minéralier en eau profonde de Kobé-Kobé. Cette cérémonie marque le début concret d’un projet considéré comme l’un des plus ambitieux jamais engagés dans le pays depuis plusieurs décennies. (Gabon Actu)

Mais au-delà de l’image spectaculaire d’un nouveau port, une question mérite d’être posée : qu’est-ce que ce projet va réellement changer pour les Gabonais et pour l’économie nationale ?
   

Un projet qui va bien au-delà d’un simple port

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Kobé-Kobé n’est pas uniquement un port.

Il s’agit d’un vaste écosystème industriel et logistique conçu pour accompagner l’exploitation du gisement de fer de Belinga, l’un des plus importants d’Afrique. Le projet repose sur quatre infrastructures majeures :

  • La mine de fer de Belinga ;
  • Un chemin de fer d’environ 535 kilomètres reliant Belinga à Kobé-Kobé ;
  • Un port minéralier en eau profonde doté de quatre postes à quai ;
  • Un barrage hydroélectrique de 400 MW à Booué destiné à alimenter les futures activités industrielles. (Gabon Actu)

L’objectif est simple : créer une chaîne logistique intégrée capable d’acheminer les ressources minières depuis l’intérieur du pays jusqu’aux marchés internationaux dans des conditions de compétitivité optimales.

Les entreprises au cœur du projet

Plusieurs acteurs majeurs interviennent dans la réalisation de cette infrastructure.

L’État gabonais pilote le projet aux côtés d’Africa Global Logistics (AGL), groupe de référence dans la logistique portuaire et ferroviaire en Afrique, qui a signé avec le Gabon une convention stratégique pour la conception et la mise en œuvre du corridor portuaire et ferroviaire. (Gabon Actu)

Le groupe minier australien Fortescue, déjà présent au Gabon à travers le projet Belinga, participe également à la réflexion stratégique autour du corridor intégré « mine-rail-port-énergie ». Son expertise dans les infrastructures minières de grande capacité constitue un atout majeur pour la réussite du projet. (Gabon Media Time)

Cette complémentarité entre l’État gabonais, AGL et Fortescue traduit la volonté de s’appuyer sur des partenaires disposant d’une solide expérience internationale dans la réalisation d’infrastructures de classe mondiale.

 

Des emplois et des opportunités pour les Gabonais

Pour la population, l’impact le plus visible devrait être celui de l’emploi.

Durant la phase de construction, des milliers de travailleurs seront mobilisés dans les domaines du génie civil, du transport, de la maintenance, de la sécurité, de la restauration, de l’hébergement et des services associés.

À plus long terme, les besoins concerneront également des métiers spécialisés : conducteurs ferroviaires, logisticiens, techniciens portuaires, électromécaniciens, ingénieurs, spécialistes de la manutention et experts des chaînes d’approvisionnement.

Selon les projections communiquées autour du projet global Belinga-Kobé-Kobé, jusqu’à 160 000 emplois directs et indirects pourraient être générés à l’horizon 2030. Même si ce chiffre devra être confirmé au fur et à mesure de l’avancement du projet, il donne une indication de l’ampleur des retombées économiques attendues. (Gabon Media Time)

Au-delà des emplois, ce sont également des opportunités importantes qui pourraient s’ouvrir pour les PME gabonaises appelées à fournir des biens et services tout au long de la chaîne de valeur.

   

Une nouvelle dynamique pour les territoires

Les grands projets d’infrastructure produisent généralement des effets qui dépassent largement leur fonction initiale.

La construction du corridor Belinga-Kobé-Kobé devrait favoriser l’émergence de nouvelles activités économiques le long des axes ferroviaires et logistiques. Des bases-vie, des centres de maintenance, des plateformes de stockage, des commerces et de nouveaux services pourraient progressivement se développer autour du projet.

Pour certaines localités aujourd’hui éloignées des grands circuits économiques, cette dynamique pourrait représenter une opportunité historique d’intégration au développement national.

Un changement d’échelle pour l’économie gabonaise

Depuis plusieurs décennies, le Gabon exporte principalement ses matières premières à travers des infrastructures conçues pour des volumes relativement limités.

Avec Kobé-Kobé, l’ambition change d’échelle.

Le futur complexe est pensé pour accompagner une production pouvant atteindre 100 millions de tonnes de minerai par an, ce qui placerait le Gabon parmi les acteurs miniers majeurs du continent. (Gabon Actu)

Une telle capacité suppose une transformation profonde des infrastructures logistiques nationales et pourrait permettre au pays d’accroître significativement ses recettes d’exportation, ses investissements industriels et sa capacité à attirer des partenaires internationaux.

Le Gabon peut-il devenir un hub logistique régional ?

C’est probablement l’une des ambitions les plus stratégiques du projet.

Grâce à sa façade maritime ouverte sur l’Atlantique, à la profondeur naturelle de ses eaux et à sa stabilité politique, le Gabon dispose d’atouts importants pour devenir une plateforme logistique de référence en Afrique centrale.

Plusieurs analyses spécialisées considèrent déjà Kobé-Kobé comme un projet susceptible de renforcer considérablement la compétitivité logistique du pays et de repositionner le Gabon dans les grands flux commerciaux régionaux. (SikaFinance)

À terme, cette infrastructure pourrait compléter les capacités du port d’Owendo et permettre au pays d’accueillir des navires de très grande capacité, renforçant ainsi son attractivité auprès des investisseurs et des opérateurs internationaux. (Le Corporate)

Le véritable défi : transformer la croissance en développement

Si les perspectives sont considérables, le succès du projet ne se mesurera pas uniquement en tonnes exportées ou en kilomètres de voies ferrées construits.

La véritable réussite de Kobé-Kobé dépendra de sa capacité à améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Formation des jeunes, emploi local, développement des PME nationales, transfert de compétences, protection de l’environnement et création de valeur ajoutée sur le territoire gabonais seront autant d’indicateurs à suivre dans les années à venir.

Car au final, un port n’est pas seulement une infrastructure.

C’est un outil de transformation économique.

Et avec Kobé-Kobé, le Gabon fait le pari de bâtir l’un des principaux moteurs de son développement pour les décennies à venir.

   

Au palais de la cité de la démocratie : Un sanctuaire qui célèbre l’héritage d’Omar Bongo Ondimba

Afin de préserver et d’exalter la mémoire du feu président Omar Bongo Ondimba, tout en inscrivant durablement son héritage dans la conscience collective, la République gabonaise s’est dotée d’un espace muséal d’envergure, inauguré le 3 mai 2026 au cœur de la Cité de la Démocratie. Véritable symbole de fierté nationale, ce lieu incarne la volonté des plus hautes autorités de transmettre aux générations présentes et futures les valeurs, la vision et le parcours d’un homme d’État qui a profondément marqué l’histoire du pays.

Implanté dans l’enceinte du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, ce musée dépasse le simple cadre d’une exposition. Il se présente comme un sanctuaire de mémoire, où se rencontrent histoire, pédagogie et conscience citoyenne. À travers une scénographie sobre et élégante, le visiteur est invité à parcourir les grandes étapes d’un destin exceptionnel, depuis les premières années jusqu’aux plus hautes responsabilités de l’État.

Photographies emblématiques, discours marquants et objets personnels – montres, vêtements ou encore effets du quotidien – composent un ensemble patrimonial riche, témoignant à la fois d’une époque et d’un style de leadership. Les œuvres intellectuelles du président, telles que Au service du Gabon, Le dialogue des Nations ou Dix ans de pouvoir et de progrès : les années qui viennent, viennent compléter cette immersion, offrant un éclairage précieux sur sa pensée politique et son engagement sur la scène internationale.

Au-delà de l’hommage, ce musée porte une forte dimension symbolique. Il consacre la reconnaissance de la Nation envers celui qui aura présidé à ses destinées durant plus de quatre décennies, contribuant à forger son identité et à asseoir sa stabilité. Lors de la cérémonie d’inauguration, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a salué la mémoire d’un « apôtre de la démocratie et chantre de la paix », rappelant ainsi l’empreinte durable laissée par son prédécesseur dans l’histoire nationale.

Pensé comme un outil de transmission, ce lieu ambitionne également de jouer un rôle éducatif majeur. Des visites guidées permettront notamment à la jeunesse gabonaise de mieux appréhender le parcours de cet ancien agent des Postes, Télégraphes et Téléphones, devenu figure centrale de la vie politique. De sa naissance le 30 décembre 1935 à Lewaï, dans le Haut-Ogooué, à son accession aux plus hautes fonctions aux côtés de Léon Mba, jusqu’à son décès le 8 juin 2009 à Barcelone, chaque étape retracée participe à nourrir le récit national.

À travers cette initiative, le Gabon réaffirme son attachement à la valorisation de son patrimoine historique et politique. Ce musée s’impose ainsi comme un haut lieu de mémoire et de fierté, destiné à perpétuer l’héritage d’Omar Bongo Ondimba et à inspirer, pour les générations à venir, un profond sentiment d’appartenance à la Nation.

Culture
Au palais de la cité de la démocratie : Un sanctuaire qui célèbre l’héritage d’Omar Bongo Ondimba

Afin de préserver et d’exalter la mémoire du feu président Omar Bongo Ondimba, tout en inscrivant durablement son héritage dans la conscience collective, la République gabonaise s’est dotée d’un espace muséal d’envergure, inauguré le 3 mai 2026 au cœur de la Cité de la Démocratie. Véritable symbole de fierté nationale, ce lieu incarne la volonté des plus hautes autorités de transmettre aux générations présentes et futures les valeurs, la vision et le parcours d’un homme d’État qui a profondément marqué l’histoire du pays.

Implanté dans l’enceinte du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, ce musée dépasse le simple cadre d’une exposition. Il se présente comme un sanctuaire de mémoire, où se rencontrent histoire, pédagogie et conscience citoyenne. À travers une scénographie sobre et élégante, le visiteur est invité à parcourir les grandes étapes d’un destin exceptionnel, depuis les premières années jusqu’aux plus hautes responsabilités de l’État.

Photographies emblématiques, discours marquants et objets personnels – montres, vêtements ou encore effets du quotidien – composent un ensemble patrimonial riche, témoignant à la fois d’une époque et d’un style de leadership. Les œuvres intellectuelles du président, telles que Au service du Gabon, Le dialogue des Nations ou Dix ans de pouvoir et de progrès : les années qui viennent, viennent compléter cette immersion, offrant un éclairage précieux sur sa pensée politique et son engagement sur la scène internationale.

Au-delà de l’hommage, ce musée porte une forte dimension symbolique. Il consacre la reconnaissance de la Nation envers celui qui aura présidé à ses destinées durant plus de quatre décennies, contribuant à forger son identité et à asseoir sa stabilité. Lors de la cérémonie d’inauguration, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a salué la mémoire d’un « apôtre de la démocratie et chantre de la paix », rappelant ainsi l’empreinte durable laissée par son prédécesseur dans l’histoire nationale.

Pensé comme un outil de transmission, ce lieu ambitionne également de jouer un rôle éducatif majeur. Des visites guidées permettront notamment à la jeunesse gabonaise de mieux appréhender le parcours de cet ancien agent des Postes, Télégraphes et Téléphones, devenu figure centrale de la vie politique. De sa naissance le 30 décembre 1935 à Lewaï, dans le Haut-Ogooué, à son accession aux plus hautes fonctions aux côtés de Léon Mba, jusqu’à son décès le 8 juin 2009 à Barcelone, chaque étape retracée participe à nourrir le récit national.

À travers cette initiative, le Gabon réaffirme son attachement à la valorisation de son patrimoine historique et politique. Ce musée s’impose ainsi comme un haut lieu de mémoire et de fierté, destiné à perpétuer l’héritage d’Omar Bongo Ondimba et à inspirer, pour les générations à venir, un profond sentiment d’appartenance à la Nation.