GABON DEVELOPPEMENT
MANGANÈSE : LE GABON VEUT CRÉER DAVANTAGE DE RICHESSES SUR SON TERRITOIRE

Officiellement installé le 30 octobre 2026 à la présidence du Conseil d’administration de la Compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG), Marcel Abéké entend accompagner une nouvelle étape dans le développement de l’industrie minière gabonaise.

L’objectif est clair : ne plus se limiter à extraire et exporter le manganèse, mais développer davantage sa transformation au Gabon.

Cette orientation, portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, vise à renforcer l’industrialisation du pays, à créer des emplois qualifiés et à permettre à l’économie nationale de bénéficier davantage de ses ressources naturelles.

Parmi les ambitions annoncées figure la transformation locale de 700 000 tonnes de manganèse par an à l’horizon 2031, à travers le développement de nouvelles capacités industrielles.

Au-delà des usines, cette stratégie doit également favoriser la formation des jeunes Gabonais, l’implication des entreprises locales et de meilleures retombées économiques et sociales pour les populations de Moanda.

Le véritable enjeu est désormais de transformer ces ambitions en réalisations concrètes : des investissements, des emplois et une plus grande valeur ajoutée produite au Gabon.

#GabonDéveloppement #COMILOG #Manganèse #Industrialisation #ÉconomieGabonaise #MadeInGabon

Economie
MANGANÈSE : LE GABON VEUT CRÉER DAVANTAGE DE RICHESSES SUR SON TERRITOIRE

Officiellement installé le 30 octobre 2026 à la présidence du Conseil d’administration de la Compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG), Marcel Abéké entend accompagner une nouvelle étape dans le développement de l’industrie minière gabonaise.

L’objectif est clair : ne plus se limiter à extraire et exporter le manganèse, mais développer davantage sa transformation au Gabon.

Cette orientation, portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, vise à renforcer l’industrialisation du pays, à créer des emplois qualifiés et à permettre à l’économie nationale de bénéficier davantage de ses ressources naturelles.

Parmi les ambitions annoncées figure la transformation locale de 700 000 tonnes de manganèse par an à l’horizon 2031, à travers le développement de nouvelles capacités industrielles.

Au-delà des usines, cette stratégie doit également favoriser la formation des jeunes Gabonais, l’implication des entreprises locales et de meilleures retombées économiques et sociales pour les populations de Moanda.

Le véritable enjeu est désormais de transformer ces ambitions en réalisations concrètes : des investissements, des emplois et une plus grande valeur ajoutée produite au Gabon.

#GabonDéveloppement #COMILOG #Manganèse #Industrialisation #ÉconomieGabonaise #MadeInGabon

FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT : LE GABON CONSOLIDE SON ACCÈS AUX MARCHÉS INTERNATIONAUX

Le Gabon poursuit la diversification de ses sources de financement pour accompagner ses priorités de développement et répondre aux besoins de financement de l’État.

En juillet 2026, le pays a réussi son retour sur les marchés financiers internationaux avec une émission obligataire de 920 millions de dollars, soit environ 525,4 milliards de FCFA. Cette opération, d’une maturité de sept ans, est assortie d’un coupon de 9,375 % et d’un différé d’amortissement de trois ans.

Selon la Direction générale de la Dette, les ressources mobilisées doivent principalement contribuer au financement des projets du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030, ainsi qu’au règlement d’arriérés.

Une nouvelle opération de 580 millions de dollars, soit environ 330 milliards de FCFA, serait désormais en préparation, selon des informations rapportées par EcoMatin, citant Bloomberg. Si elle aboutit, elle porterait à 1,5 milliard de dollars le montant mobilisé cette année sur les marchés internationaux, correspondant au plafond autorisé dans le cadre de la loi de finances rectificative 2026.

Cette stratégie de diversification des financements devrait se poursuivre en 2027.

Le projet de loi de finances prévoit en effet 1 144,1 milliards de FCFA à mobiliser sur le marché financier international, auxquels s’ajouteraient d’autres sources de financement, notamment des appuis budgétaires, des prêts-projets et des ressources levées sur le marché financier sous-régional ou intérieur.

Mais ces nouveaux financements ne doivent pas être assimilés dans leur totalité à une augmentation équivalente de la dette.

En 2027, l’État prévoit parallèlement 1 879,5 milliards de FCFA consacrés à l’amortissement de la dette, c’est-à-dire au remboursement du capital des engagements arrivant à échéance, ainsi que 142,9 milliards de FCFA pour l’apurement d’arriérés.

Dans le même temps, les dépenses d’investissement prévues au budget 2027 atteindraient 1 058,4 milliards de FCFA.

L’enjeu pour le Gabon est donc double : mobiliser les ressources nécessaires au financement de son développement tout en assurant la maîtrise et le remboursement de ses engagements financiers.

Routes, énergie, eau, équipements publics, infrastructures économiques ou développement des capacités productives : lorsqu’il permet de financer des projets créateurs de valeur, l’emprunt peut constituer un véritable levier de développement.

Mais sa pertinence dépend avant tout de la capacité des investissements réalisés aujourd’hui à générer demain davantage d’activité économique, d’emplois et de recettes pour l’État.

Pour le Gabon, le véritable défi n’est donc pas seulement de mobiliser des financements, mais de transformer durablement ces ressources en développement, en croissance et en création de valeur.

Economie
FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT : LE GABON CONSOLIDE SON ACCÈS AUX MARCHÉS INTERNATIONAUX

Le Gabon poursuit la diversification de ses sources de financement pour accompagner ses priorités de développement et répondre aux besoins de financement de l’État.

En juillet 2026, le pays a réussi son retour sur les marchés financiers internationaux avec une émission obligataire de 920 millions de dollars, soit environ 525,4 milliards de FCFA. Cette opération, d’une maturité de sept ans, est assortie d’un coupon de 9,375 % et d’un différé d’amortissement de trois ans.

Selon la Direction générale de la Dette, les ressources mobilisées doivent principalement contribuer au financement des projets du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030, ainsi qu’au règlement d’arriérés.

Une nouvelle opération de 580 millions de dollars, soit environ 330 milliards de FCFA, serait désormais en préparation, selon des informations rapportées par EcoMatin, citant Bloomberg. Si elle aboutit, elle porterait à 1,5 milliard de dollars le montant mobilisé cette année sur les marchés internationaux, correspondant au plafond autorisé dans le cadre de la loi de finances rectificative 2026.

Cette stratégie de diversification des financements devrait se poursuivre en 2027.

Le projet de loi de finances prévoit en effet 1 144,1 milliards de FCFA à mobiliser sur le marché financier international, auxquels s’ajouteraient d’autres sources de financement, notamment des appuis budgétaires, des prêts-projets et des ressources levées sur le marché financier sous-régional ou intérieur.

Mais ces nouveaux financements ne doivent pas être assimilés dans leur totalité à une augmentation équivalente de la dette.

En 2027, l’État prévoit parallèlement 1 879,5 milliards de FCFA consacrés à l’amortissement de la dette, c’est-à-dire au remboursement du capital des engagements arrivant à échéance, ainsi que 142,9 milliards de FCFA pour l’apurement d’arriérés.

Dans le même temps, les dépenses d’investissement prévues au budget 2027 atteindraient 1 058,4 milliards de FCFA.

L’enjeu pour le Gabon est donc double : mobiliser les ressources nécessaires au financement de son développement tout en assurant la maîtrise et le remboursement de ses engagements financiers.

Routes, énergie, eau, équipements publics, infrastructures économiques ou développement des capacités productives : lorsqu’il permet de financer des projets créateurs de valeur, l’emprunt peut constituer un véritable levier de développement.

Mais sa pertinence dépend avant tout de la capacité des investissements réalisés aujourd’hui à générer demain davantage d’activité économique, d’emplois et de recettes pour l’État.

Pour le Gabon, le véritable défi n’est donc pas seulement de mobiliser des financements, mais de transformer durablement ces ressources en développement, en croissance et en création de valeur.

CARBURANT : JUSQU’OÙ LE GABON PEUT-IL CONTINUER À PROTÉGER LES PRIX À LA POMPE ?

Depuis plusieurs jours, les difficultés d’approvisionnement en gasoil observées dans certaines stations-service du pays suscitent interrogations et inquiétudes.

Mais au-delà de cette situation, une question plus large mérite aujourd’hui d’être posée : dans un contexte international marqué par de fortes tensions sur le marché pétrolier, jusqu’où le Gabon peut-il continuer à protéger les prix du carburant à la pompe ?

Car une réalité est souvent méconnue : malgré l’augmentation des coûts énergétiques et les perturbations qui affectent le marché mondial, le Gabon continue d’afficher des prix particulièrement bas comparativement à plusieurs pays de la sous-région.

LE GABON À 605 FCFA POUR L’ESSENCE ET 585 FCFA POUR LE GASOIL

Au Gabon, le litre d’essence vendu dans le réseau des stations-service est fixé à 605 FCFA, tandis que le litre de gasoil coûte 585 FCFA.

Comparons avec quelques pays de la sous-région :

🇬🇦 GABON
Essence : 605 FCFA/litre
Gasoil : 585 FCFA/litre

🇬🇶 GUINÉE ÉQUATORIALE
Essence : 645 FCFA/litre
Gasoil : 520 FCFA/litre

🇨🇬 CONGO
Essence : 775 FCFA/litre
Gasoil : 625 FCFA/litre

🇨🇲 CAMEROUN
Essence : 840 FCFA/litre
Gasoil : 828 FCFA/litre

🇨🇫 RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Essence : 1 150 FCFA/litre
Gasoil : 1 400 FCFA/litre

Et, à titre de comparaison en Afrique de l’Ouest :

🇨🇮 CÔTE D’IVOIRE
Essence : 905 FCFA/litre
Gasoil : 725 FCFA/litre

Les écarts sont importants.

Pour un plein de 50 litres d’essence, un automobiliste débourse ainsi 30 250 FCFA au Gabon, contre 32 250 FCFA en Guinée équatoriale, 38 750 FCFA au Congo, 42 000 FCFA au Cameroun, 45 250 FCFA en Côte d’Ivoire et 57 500 FCFA en République centrafricaine.

Le constat est donc clair : le Gabon reste aujourd’hui parmi les pays où l’essence est la moins chère de la sous-région.

Pour le gasoil, la Guinée équatoriale affiche un tarif inférieur à celui du Gabon, mais notre pays demeure largement en dessous du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et de la République centrafricaine.

MAIS CE PRIX A UN COÛT

Le prix affiché à la pompe ne correspond pas nécessairement au coût économique réel du carburant.

Depuis plusieurs années, l’État gabonais intervient à travers des mécanismes de soutien permettant d’amortir les fluctuations des prix des produits pétroliers et d’éviter que chaque hausse des coûts internationaux soit directement répercutée sur le consommateur.

Cette politique permet de préserver le pouvoir d’achat des populations.

Mais elle représente également une charge pour les finances publiques.

Autrement dit, lorsqu’un litre coûte davantage à importer, transporter, stocker et distribuer, mais que son prix à la pompe demeure inchangé, la différence ne disparaît pas : elle doit être supportée quelque part.

Et une partie importante de cet effort est assumée par l’État.

LE CONTEXTE INTERNATIONAL CHANGE LA DONNE

Cette réflexion intervient alors que le marché mondial de l’énergie traverse une période particulièrement instable.

La guerre impliquant l’Iran et les perturbations autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part importante des hydrocarbures échangés dans le monde, ont profondément perturbé les circuits d’approvisionnement.

Même lorsque le pétrole continue de circuler, les tensions géopolitiques peuvent entraîner une augmentation des coûts de transport, des assurances maritimes et des produits pétroliers raffinés.

Le gasoil est particulièrement exposé à ces tensions.

Le Gabon est certes un pays producteur de pétrole.

Mais produire du pétrole brut ne signifie pas nécessairement disposer de capacités suffisantes pour transformer localement l’intégralité de ce pétrole en essence et en gasoil répondant aux besoins du marché national.

Notre pays reste donc exposé aux évolutions du marché international des produits raffinés.

LA PÉNURIE ACTUELLE : UN SIGNAL À NE PAS IGNORER

Il serait excessif d’affirmer que les difficultés actuelles d’approvisionnement en gasoil au Gabon sont uniquement provoquées par la crise internationale.

Des problématiques de stocks, d’approvisionnement et de distribution peuvent également expliquer les tensions constatées.

Mais cette situation doit nous interpeller.

Car ce que nous observons aujourd’hui pourrait aussi révéler la vulnérabilité de notre système face à une crise internationale qui viendrait à se prolonger ou à s’aggraver.

La question n’est donc plus seulement celle de la disponibilité du carburant aujourd’hui.

Elle concerne notre capacité à sécuriser durablement l’approvisionnement du pays.

PLUSIEURS PAYS ONT DÉJÀ AJUSTÉ LEURS PRIX

Dans plusieurs pays africains, les gouvernements ont déjà procédé à des ajustements.

En République centrafricaine, le litre d’essence est désormais vendu à 1 150 FCFA, contre 1 400 FCFA pour le gasoil.

En Côte d’Ivoire, l’essence atteint 905 FCFA, tandis que le gasoil est vendu à 725 FCFA.

Au Cameroun, l’essence est à 840 FCFA et le gasoil à 828 FCFA.

Pendant ce temps, le Gabon maintient l’essence à 605 FCFA et le gasoil à 585 FCFA.

Ces différences posent nécessairement la question du niveau d’effort que l’État gabonais consent pour protéger le consommateur.

JUSQU’OÙ L’ÉTAT PEUT-IL CONTINUER À ABSORBER ?

C’est probablement ici que doit commencer le véritable débat.

Dans un contexte où les tensions internationales peuvent renchérir le pétrole, les produits raffinés, le transport maritime et les assurances, l’État doit-il continuer à absorber l’essentiel des hausses afin de maintenir coûte que coûte les prix actuels ?

Ou faut-il commencer à réfléchir à une adaptation progressive du système ?

La question mérite d’être posée sans tabou, mais également sans précipitation.

Car augmenter le carburant ne touche pas uniquement celui qui possède une voiture.

Le gasoil fait rouler les camions qui transportent nos marchandises, certains transports en commun, des engins de chantier, des équipements agricoles et de nombreuses activités économiques.

Une augmentation mal préparée pourrait donc rapidement se répercuter sur les transports, les produits alimentaires et, finalement, sur l’ensemble du coût de la vie.

FAUT-IL PROTÉGER AUTREMENT ?

Une autre approche mérite alors d’être étudiée.

Plutôt que de soutenir indistinctement chaque litre de carburant consommé, l’État pourrait-il progressivement mieux cibler son intervention ?

Les transports publics, l’agriculture, la pêche, certains secteurs stratégiques et les populations les plus vulnérables pourraient continuer à bénéficier de mécanismes spécifiques de protection.

Parallèlement, une évolution progressive et maîtrisée du prix payé par les autres consommateurs pourrait faire l’objet d’une réflexion nationale.

Une telle décision ne pourrait évidemment être envisagée qu’après concertation avec les partenaires sociaux, les transporteurs, les distributeurs, les opérateurs économiques et les représentants des consommateurs.

Car l’objectif ne doit pas être simplement d’augmenter le carburant.

Il doit être de construire un modèle qui reste soutenable pour l’État tout en protégeant le pouvoir d’achat des Gabonais.

ANTICIPER PLUTÔT QUE SUBIR

La tension observée actuellement dans certaines stations-service doit finalement nous pousser à regarder au-delà des files d’attente.

Elle pose la question de nos stocks stratégiques.

De nos capacités de raffinage.

De la diversification et de la sécurisation de nos sources d’approvisionnement.

Mais également du coût réel de la protection du consommateur.

À 605 FCFA le litre d’essence et 585 FCFA le litre de gasoil, le Gabon continue aujourd’hui d’offrir à ses consommateurs des tarifs particulièrement avantageux par rapport à plusieurs pays de la sous-région.

Mais dans un environnement énergétique mondial devenu beaucoup plus instable, une question mérite désormais d’être posée collectivement :

jusqu’où le Gabon peut-il continuer à protéger les prix à la pompe si le coût réel du carburant continue d’augmenter ?

Et surtout :

vaut-il mieux anticiper aujourd’hui, dans la concertation, une adaptation progressive et maîtrisée de notre modèle, ou attendre qu’une crise plus importante nous impose demain des décisions beaucoup plus difficiles ?

Le débat mérite d’être posé.

Non pas pour préparer les Gabonais à une hausse.

Mais pour permettre à chacun de comprendre ce que coûte réellement le prix que nous payons aujourd’hui à la pompe, et comment préserver durablement cet équilibre.

Economie
CARBURANT : JUSQU’OÙ LE GABON PEUT-IL CONTINUER À PROTÉGER LES PRIX À LA POMPE ?

Depuis plusieurs jours, les difficultés d’approvisionnement en gasoil observées dans certaines stations-service du pays suscitent interrogations et inquiétudes.

Mais au-delà de cette situation, une question plus large mérite aujourd’hui d’être posée : dans un contexte international marqué par de fortes tensions sur le marché pétrolier, jusqu’où le Gabon peut-il continuer à protéger les prix du carburant à la pompe ?

Car une réalité est souvent méconnue : malgré l’augmentation des coûts énergétiques et les perturbations qui affectent le marché mondial, le Gabon continue d’afficher des prix particulièrement bas comparativement à plusieurs pays de la sous-région.

LE GABON À 605 FCFA POUR L’ESSENCE ET 585 FCFA POUR LE GASOIL

Au Gabon, le litre d’essence vendu dans le réseau des stations-service est fixé à 605 FCFA, tandis que le litre de gasoil coûte 585 FCFA.

Comparons avec quelques pays de la sous-région :

🇬🇦 GABON
Essence : 605 FCFA/litre
Gasoil : 585 FCFA/litre

🇬🇶 GUINÉE ÉQUATORIALE
Essence : 645 FCFA/litre
Gasoil : 520 FCFA/litre

🇨🇬 CONGO
Essence : 775 FCFA/litre
Gasoil : 625 FCFA/litre

🇨🇲 CAMEROUN
Essence : 840 FCFA/litre
Gasoil : 828 FCFA/litre

🇨🇫 RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Essence : 1 150 FCFA/litre
Gasoil : 1 400 FCFA/litre

Et, à titre de comparaison en Afrique de l’Ouest :

🇨🇮 CÔTE D’IVOIRE
Essence : 905 FCFA/litre
Gasoil : 725 FCFA/litre

Les écarts sont importants.

Pour un plein de 50 litres d’essence, un automobiliste débourse ainsi 30 250 FCFA au Gabon, contre 32 250 FCFA en Guinée équatoriale, 38 750 FCFA au Congo, 42 000 FCFA au Cameroun, 45 250 FCFA en Côte d’Ivoire et 57 500 FCFA en République centrafricaine.

Le constat est donc clair : le Gabon reste aujourd’hui parmi les pays où l’essence est la moins chère de la sous-région.

Pour le gasoil, la Guinée équatoriale affiche un tarif inférieur à celui du Gabon, mais notre pays demeure largement en dessous du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et de la République centrafricaine.

MAIS CE PRIX A UN COÛT

Le prix affiché à la pompe ne correspond pas nécessairement au coût économique réel du carburant.

Depuis plusieurs années, l’État gabonais intervient à travers des mécanismes de soutien permettant d’amortir les fluctuations des prix des produits pétroliers et d’éviter que chaque hausse des coûts internationaux soit directement répercutée sur le consommateur.

Cette politique permet de préserver le pouvoir d’achat des populations.

Mais elle représente également une charge pour les finances publiques.

Autrement dit, lorsqu’un litre coûte davantage à importer, transporter, stocker et distribuer, mais que son prix à la pompe demeure inchangé, la différence ne disparaît pas : elle doit être supportée quelque part.

Et une partie importante de cet effort est assumée par l’État.

LE CONTEXTE INTERNATIONAL CHANGE LA DONNE

Cette réflexion intervient alors que le marché mondial de l’énergie traverse une période particulièrement instable.

La guerre impliquant l’Iran et les perturbations autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part importante des hydrocarbures échangés dans le monde, ont profondément perturbé les circuits d’approvisionnement.

Même lorsque le pétrole continue de circuler, les tensions géopolitiques peuvent entraîner une augmentation des coûts de transport, des assurances maritimes et des produits pétroliers raffinés.

Le gasoil est particulièrement exposé à ces tensions.

Le Gabon est certes un pays producteur de pétrole.

Mais produire du pétrole brut ne signifie pas nécessairement disposer de capacités suffisantes pour transformer localement l’intégralité de ce pétrole en essence et en gasoil répondant aux besoins du marché national.

Notre pays reste donc exposé aux évolutions du marché international des produits raffinés.

LA PÉNURIE ACTUELLE : UN SIGNAL À NE PAS IGNORER

Il serait excessif d’affirmer que les difficultés actuelles d’approvisionnement en gasoil au Gabon sont uniquement provoquées par la crise internationale.

Des problématiques de stocks, d’approvisionnement et de distribution peuvent également expliquer les tensions constatées.

Mais cette situation doit nous interpeller.

Car ce que nous observons aujourd’hui pourrait aussi révéler la vulnérabilité de notre système face à une crise internationale qui viendrait à se prolonger ou à s’aggraver.

La question n’est donc plus seulement celle de la disponibilité du carburant aujourd’hui.

Elle concerne notre capacité à sécuriser durablement l’approvisionnement du pays.

PLUSIEURS PAYS ONT DÉJÀ AJUSTÉ LEURS PRIX

Dans plusieurs pays africains, les gouvernements ont déjà procédé à des ajustements.

En République centrafricaine, le litre d’essence est désormais vendu à 1 150 FCFA, contre 1 400 FCFA pour le gasoil.

En Côte d’Ivoire, l’essence atteint 905 FCFA, tandis que le gasoil est vendu à 725 FCFA.

Au Cameroun, l’essence est à 840 FCFA et le gasoil à 828 FCFA.

Pendant ce temps, le Gabon maintient l’essence à 605 FCFA et le gasoil à 585 FCFA.

Ces différences posent nécessairement la question du niveau d’effort que l’État gabonais consent pour protéger le consommateur.

JUSQU’OÙ L’ÉTAT PEUT-IL CONTINUER À ABSORBER ?

C’est probablement ici que doit commencer le véritable débat.

Dans un contexte où les tensions internationales peuvent renchérir le pétrole, les produits raffinés, le transport maritime et les assurances, l’État doit-il continuer à absorber l’essentiel des hausses afin de maintenir coûte que coûte les prix actuels ?

Ou faut-il commencer à réfléchir à une adaptation progressive du système ?

La question mérite d’être posée sans tabou, mais également sans précipitation.

Car augmenter le carburant ne touche pas uniquement celui qui possède une voiture.

Le gasoil fait rouler les camions qui transportent nos marchandises, certains transports en commun, des engins de chantier, des équipements agricoles et de nombreuses activités économiques.

Une augmentation mal préparée pourrait donc rapidement se répercuter sur les transports, les produits alimentaires et, finalement, sur l’ensemble du coût de la vie.

FAUT-IL PROTÉGER AUTREMENT ?

Une autre approche mérite alors d’être étudiée.

Plutôt que de soutenir indistinctement chaque litre de carburant consommé, l’État pourrait-il progressivement mieux cibler son intervention ?

Les transports publics, l’agriculture, la pêche, certains secteurs stratégiques et les populations les plus vulnérables pourraient continuer à bénéficier de mécanismes spécifiques de protection.

Parallèlement, une évolution progressive et maîtrisée du prix payé par les autres consommateurs pourrait faire l’objet d’une réflexion nationale.

Une telle décision ne pourrait évidemment être envisagée qu’après concertation avec les partenaires sociaux, les transporteurs, les distributeurs, les opérateurs économiques et les représentants des consommateurs.

Car l’objectif ne doit pas être simplement d’augmenter le carburant.

Il doit être de construire un modèle qui reste soutenable pour l’État tout en protégeant le pouvoir d’achat des Gabonais.

ANTICIPER PLUTÔT QUE SUBIR

La tension observée actuellement dans certaines stations-service doit finalement nous pousser à regarder au-delà des files d’attente.

Elle pose la question de nos stocks stratégiques.

De nos capacités de raffinage.

De la diversification et de la sécurisation de nos sources d’approvisionnement.

Mais également du coût réel de la protection du consommateur.

À 605 FCFA le litre d’essence et 585 FCFA le litre de gasoil, le Gabon continue aujourd’hui d’offrir à ses consommateurs des tarifs particulièrement avantageux par rapport à plusieurs pays de la sous-région.

Mais dans un environnement énergétique mondial devenu beaucoup plus instable, une question mérite désormais d’être posée collectivement :

jusqu’où le Gabon peut-il continuer à protéger les prix à la pompe si le coût réel du carburant continue d’augmenter ?

Et surtout :

vaut-il mieux anticiper aujourd’hui, dans la concertation, une adaptation progressive et maîtrisée de notre modèle, ou attendre qu’une crise plus importante nous impose demain des décisions beaucoup plus difficiles ?

Le débat mérite d’être posé.

Non pas pour préparer les Gabonais à une hausse.

Mais pour permettre à chacun de comprendre ce que coûte réellement le prix que nous payons aujourd’hui à la pompe, et comment préserver durablement cet équilibre.

ARBITRAGE : LE GABON SE HISSE AU 2ᵉ RANG AFRICAIN

L’arbitrage gabonais continue de gagner en visibilité sur la scène internationale. Pierre Gislain Atcho occupe désormais la 2ᵉ place du Top 5 des arbitres africains en 2026, derrière le Marocain Jalal Jayed.

Une reconnaissance qui s’inscrit dans une année particulièrement importante pour l’arbitre gabonais, sélectionné pour officier lors de la Coupe du monde 2026, où il a dirigé deux rencontres. Il s’était également illustré lors de la CAN 2025 et dans plusieurs grandes compétitions organisées par la CAF.

À seulement 34 ans, Pierre Atcho confirme ainsi sa progression au plus haut niveau, aux côtés notamment des arbitres assistants gabonais Boris Ditsoga et Amos Abeigne Ndong, également présents sur la scène internationale.

Au-delà du parcours individuel, cette reconnaissance met en lumière la montée en puissance de l’expertise gabonaise dans l’arbitrage africain et mondial.

Une performance qui fait rayonner le Gabon au-delà de ses frontières.

Sports
ARBITRAGE : LE GABON SE HISSE AU 2ᵉ RANG AFRICAIN

L’arbitrage gabonais continue de gagner en visibilité sur la scène internationale. Pierre Gislain Atcho occupe désormais la 2ᵉ place du Top 5 des arbitres africains en 2026, derrière le Marocain Jalal Jayed.

Une reconnaissance qui s’inscrit dans une année particulièrement importante pour l’arbitre gabonais, sélectionné pour officier lors de la Coupe du monde 2026, où il a dirigé deux rencontres. Il s’était également illustré lors de la CAN 2025 et dans plusieurs grandes compétitions organisées par la CAF.

À seulement 34 ans, Pierre Atcho confirme ainsi sa progression au plus haut niveau, aux côtés notamment des arbitres assistants gabonais Boris Ditsoga et Amos Abeigne Ndong, également présents sur la scène internationale.

Au-delà du parcours individuel, cette reconnaissance met en lumière la montée en puissance de l’expertise gabonaise dans l’arbitrage africain et mondial.

Une performance qui fait rayonner le Gabon au-delà de ses frontières.

Gabon Infini : 113 milliards de FCFA à mobiliser pour faire de la biodiversité un moteur de développement

Lancé officiellement le 29 août 2026 à Makokou, le projet « Gabon Infini » ambitionne de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars, soit environ 113 milliards de FCFA, sur dix ans. Au-delà de la protection des écosystèmes, ce programme veut créer de nouvelles opportunités économiques pour les populations vivant au cœur des territoires concernés.

À Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, le Gabon a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de préservation de son patrimoine naturel. En marge des célébrations de la Fête de la Libération, le Gouvernement a procédé, le 29 août 2026, au lancement officiel de « Gabon Infini », un Projet de Financement pour la Permanence (PFP) destiné à garantir sur le long terme les moyens nécessaires à la conservation de la biodiversité.

Mis en œuvre avec The Nature Conservancy (TNC), Enduring Earth et le Fonds de Préservation de la Biodiversité au Gabon (FPBG), le programme prévoit de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars sur une période de dix ans, soit environ 113 milliards de FCFA.

Protéger davantage, mais aussi mieux protéger

L’ambition environnementale du projet est considérable. Gabon Infini doit notamment contribuer à l’extension de la protection sur 3,7 millions d’hectares supplémentaires, tout en renforçant la gestion de plusieurs millions d’hectares d’espaces déjà protégés.

Cette dynamique doit également accompagner l’engagement 30x30x30 du Gabon : parvenir, d’ici 2030, à protéger ou conserver 30 % de ses écosystèmes terrestres, 30 % de ses écosystèmes d’eau douce et 30 % de ses espaces marins.

Pour un pays dont près de 90 % du territoire est couvert de forêts, l’enjeu dépasse la seule conservation. Il s’agit de construire un modèle capable de préserver durablement ce capital naturel tout en lui donnant une véritable dimension économique et sociale.

Environ 100 000 personnes au cœur du dispositif

C’est précisément l’une des particularités de Gabon Infini. La protection de la biodiversité doit également profiter aux communautés qui vivent dans et autour des espaces concernés.

Le programme ambitionne ainsi d’améliorer les perspectives économiques d’environ 100 000 personnes, notamment à travers le développement d’activités génératrices de revenus compatibles avec la préservation des écosystèmes.

Écotourisme, pêche et exploitation forestière durables, artisanat ou encore valorisation des produits forestiers non ligneux figurent parmi les secteurs susceptibles de créer de nouvelles opportunités économiques dans les territoires.

L’objectif est de faire en sorte que la conservation ne soit plus perçue uniquement comme une contrainte, mais comme une source de revenus, d’emplois et de développement local.

Transformer le patrimoine naturel en opportunités économiques

Avec Gabon Infini, le pays cherche ainsi à répondre à une équation essentielle : comment protéger l’un des patrimoines naturels les plus importants du bassin du Congo tout en améliorant les conditions de vie des populations qui en sont les premières gardiennes ?

La réponse passe notamment par la mise en place de financements de long terme et par l’émergence d’une économie locale davantage tournée vers la valorisation durable des ressources naturelles.

Pour les territoires concernés, l’enjeu est majeur. Le développement d’activités liées à l’écotourisme, à la transformation locale, aux produits forestiers ou à la gestion durable des ressources peut contribuer à diversifier les sources de revenus et à créer de nouvelles chaînes de valeur.

Une autre vision de la conservation

Gabon Infini traduit finalement une évolution dans la manière d’envisager la protection de l’environnement : préserver la nature tout en permettant aux populations d’en tirer durablement les bénéfices.

Avec jusqu’à 113 milliards de FCFA à mobiliser sur dix ans, l’enjeu sera désormais de transformer les ambitions annoncées en projets concrets, mesurables et visibles dans les territoires.

Car la réussite de Gabon Infini ne se mesurera pas uniquement en millions d’hectares protégés. Elle se mesurera également dans les emplois créés, les activités développées, les revenus générés et l’amélioration des conditions de vie des communautés.

Préserver davantage, produire autrement et créer de la valeur localement : c’est tout l’enjeu d’un modèle dans lequel la biodiversité devient aussi un véritable levier de développement pour le Gabon.

Economie et Environnement
Gabon Infini : 113 milliards de FCFA à mobiliser pour faire de la biodiversité un moteur de développement

Lancé officiellement le 29 août 2026 à Makokou, le projet « Gabon Infini » ambitionne de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars, soit environ 113 milliards de FCFA, sur dix ans. Au-delà de la protection des écosystèmes, ce programme veut créer de nouvelles opportunités économiques pour les populations vivant au cœur des territoires concernés.

À Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, le Gabon a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de préservation de son patrimoine naturel. En marge des célébrations de la Fête de la Libération, le Gouvernement a procédé, le 29 août 2026, au lancement officiel de « Gabon Infini », un Projet de Financement pour la Permanence (PFP) destiné à garantir sur le long terme les moyens nécessaires à la conservation de la biodiversité.

Mis en œuvre avec The Nature Conservancy (TNC), Enduring Earth et le Fonds de Préservation de la Biodiversité au Gabon (FPBG), le programme prévoit de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars sur une période de dix ans, soit environ 113 milliards de FCFA.

Protéger davantage, mais aussi mieux protéger

L’ambition environnementale du projet est considérable. Gabon Infini doit notamment contribuer à l’extension de la protection sur 3,7 millions d’hectares supplémentaires, tout en renforçant la gestion de plusieurs millions d’hectares d’espaces déjà protégés.

Cette dynamique doit également accompagner l’engagement 30x30x30 du Gabon : parvenir, d’ici 2030, à protéger ou conserver 30 % de ses écosystèmes terrestres, 30 % de ses écosystèmes d’eau douce et 30 % de ses espaces marins.

Pour un pays dont près de 90 % du territoire est couvert de forêts, l’enjeu dépasse la seule conservation. Il s’agit de construire un modèle capable de préserver durablement ce capital naturel tout en lui donnant une véritable dimension économique et sociale.

Environ 100 000 personnes au cœur du dispositif

C’est précisément l’une des particularités de Gabon Infini. La protection de la biodiversité doit également profiter aux communautés qui vivent dans et autour des espaces concernés.

Le programme ambitionne ainsi d’améliorer les perspectives économiques d’environ 100 000 personnes, notamment à travers le développement d’activités génératrices de revenus compatibles avec la préservation des écosystèmes.

Écotourisme, pêche et exploitation forestière durables, artisanat ou encore valorisation des produits forestiers non ligneux figurent parmi les secteurs susceptibles de créer de nouvelles opportunités économiques dans les territoires.

L’objectif est de faire en sorte que la conservation ne soit plus perçue uniquement comme une contrainte, mais comme une source de revenus, d’emplois et de développement local.

Transformer le patrimoine naturel en opportunités économiques

Avec Gabon Infini, le pays cherche ainsi à répondre à une équation essentielle : comment protéger l’un des patrimoines naturels les plus importants du bassin du Congo tout en améliorant les conditions de vie des populations qui en sont les premières gardiennes ?

La réponse passe notamment par la mise en place de financements de long terme et par l’émergence d’une économie locale davantage tournée vers la valorisation durable des ressources naturelles.

Pour les territoires concernés, l’enjeu est majeur. Le développement d’activités liées à l’écotourisme, à la transformation locale, aux produits forestiers ou à la gestion durable des ressources peut contribuer à diversifier les sources de revenus et à créer de nouvelles chaînes de valeur.

Une autre vision de la conservation

Gabon Infini traduit finalement une évolution dans la manière d’envisager la protection de l’environnement : préserver la nature tout en permettant aux populations d’en tirer durablement les bénéfices.

Avec jusqu’à 113 milliards de FCFA à mobiliser sur dix ans, l’enjeu sera désormais de transformer les ambitions annoncées en projets concrets, mesurables et visibles dans les territoires.

Car la réussite de Gabon Infini ne se mesurera pas uniquement en millions d’hectares protégés. Elle se mesurera également dans les emplois créés, les activités développées, les revenus générés et l’amélioration des conditions de vie des communautés.

Préserver davantage, produire autrement et créer de la valeur localement : c’est tout l’enjeu d’un modèle dans lequel la biodiversité devient aussi un véritable levier de développement pour le Gabon.

La Gabonaise des Jeux : l’État pose les bases d’une nouvelle souveraineté économique dans le secteur des jeux

La tenue du premier Conseil d’administration de la Gabonaise des Jeux marque une nouvelle étape dans l’organisation du secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement au Gabon. Au-delà de la mise en place d’un nouvel opérateur public, l’enjeu affiché est celui d’une meilleure maîtrise du secteur, de ses flux financiers et de la valeur économique qu’il génère.

La Gabonaise des Jeux (GDJ) poursuit son déploiement. Créée en décembre 2025 par l’ordonnance n°0011/PR/2025, cette entité publique exerce le monopole de l’État dans le secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement en République gabonaise.

La tenue de la première session de son Conseil d’administration constitue ainsi une étape importante dans son opérationnalisation.

Réunis sous la présidence du Général de Division Bonjean Mbandza, les administrateurs ont notamment examiné le règlement intérieur du Conseil, le budget de fonctionnement et d’investissement ainsi que le Plan stratégique d’entreprise. Plusieurs décisions ont été adoptées afin de doter la nouvelle structure des instruments juridiques, financiers et organisationnels nécessaires à son déploiement.

Reprendre la maîtrise d’un secteur économique

Derrière cette nouvelle organisation se dessine un enjeu plus large : celui de la souveraineté économique.

La création de la Gabonaise des Jeux traduit la volonté de l’État de disposer d’un opérateur public capable d’organiser et de structurer un secteur qui génère des flux financiers, tout en renforçant son contrôle.

La GDJ est ainsi appelée à assurer plusieurs missions : développer une offre moderne de jeux et de divertissement adaptée au marché national, surveiller le respect de la réglementation par les différents acteurs et centraliser les flux financiers du secteur.

Cette centralisation doit notamment permettre d’améliorer la traçabilité des opérations et de renforcer la lutte contre la fraude et le blanchiment.

De la régulation à la création de valeur

L’ambition affichée dépasse donc la seule exploitation des jeux.

Il s’agit progressivement de faire de ce secteur une activité mieux organisée, mieux contrôlée et susceptible de participer davantage à la création de valeur au niveau national.

Lors du Conseil d’administration, le Directeur général de la GDJ, Roméo Fabrice Nguema Ondo, a notamment insisté sur la nécessité de démontrer la capacité des Gabonais à reprendre un pan de leur économie et à en faire un véritable fleuron national.

Cette orientation rejoint une dynamique plus large de réappropriation de certains secteurs économiques considérés comme stratégiques.

Une étape fondatrice, mais encore beaucoup à construire

La tenue de ce premier Conseil d’administration ne constitue naturellement qu’une première étape.

Les prochaines phases du déploiement de la GDJ permettront surtout d’apprécier concrètement la portée de cette réforme : organisation effective du marché, fonctionnement du monopole d’État, mécanismes de contrôle des opérateurs, traçabilité des flux financiers et, à terme, contribution économique du secteur.

Le communiqué ne fournit pas encore de données sur le chiffre d’affaires potentiel du marché, les recettes attendues pour l’État ou les objectifs financiers de la GDJ. Ces indicateurs seront importants pour mesurer, dans la durée, les résultats de cette nouvelle organisation.

Une chose est toutefois désormais établie : avec la Gabonaise des Jeux, l’État entend faire du secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement un espace davantage structuré, contrôlé et intégré à sa stratégie de souveraineté économique.

Economie
La Gabonaise des Jeux : l’État pose les bases d’une nouvelle souveraineté économique dans le secteur des jeux

La tenue du premier Conseil d’administration de la Gabonaise des Jeux marque une nouvelle étape dans l’organisation du secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement au Gabon. Au-delà de la mise en place d’un nouvel opérateur public, l’enjeu affiché est celui d’une meilleure maîtrise du secteur, de ses flux financiers et de la valeur économique qu’il génère.

La Gabonaise des Jeux (GDJ) poursuit son déploiement. Créée en décembre 2025 par l’ordonnance n°0011/PR/2025, cette entité publique exerce le monopole de l’État dans le secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement en République gabonaise.

La tenue de la première session de son Conseil d’administration constitue ainsi une étape importante dans son opérationnalisation.

Réunis sous la présidence du Général de Division Bonjean Mbandza, les administrateurs ont notamment examiné le règlement intérieur du Conseil, le budget de fonctionnement et d’investissement ainsi que le Plan stratégique d’entreprise. Plusieurs décisions ont été adoptées afin de doter la nouvelle structure des instruments juridiques, financiers et organisationnels nécessaires à son déploiement.

Reprendre la maîtrise d’un secteur économique

Derrière cette nouvelle organisation se dessine un enjeu plus large : celui de la souveraineté économique.

La création de la Gabonaise des Jeux traduit la volonté de l’État de disposer d’un opérateur public capable d’organiser et de structurer un secteur qui génère des flux financiers, tout en renforçant son contrôle.

La GDJ est ainsi appelée à assurer plusieurs missions : développer une offre moderne de jeux et de divertissement adaptée au marché national, surveiller le respect de la réglementation par les différents acteurs et centraliser les flux financiers du secteur.

Cette centralisation doit notamment permettre d’améliorer la traçabilité des opérations et de renforcer la lutte contre la fraude et le blanchiment.

De la régulation à la création de valeur

L’ambition affichée dépasse donc la seule exploitation des jeux.

Il s’agit progressivement de faire de ce secteur une activité mieux organisée, mieux contrôlée et susceptible de participer davantage à la création de valeur au niveau national.

Lors du Conseil d’administration, le Directeur général de la GDJ, Roméo Fabrice Nguema Ondo, a notamment insisté sur la nécessité de démontrer la capacité des Gabonais à reprendre un pan de leur économie et à en faire un véritable fleuron national.

Cette orientation rejoint une dynamique plus large de réappropriation de certains secteurs économiques considérés comme stratégiques.

Une étape fondatrice, mais encore beaucoup à construire

La tenue de ce premier Conseil d’administration ne constitue naturellement qu’une première étape.

Les prochaines phases du déploiement de la GDJ permettront surtout d’apprécier concrètement la portée de cette réforme : organisation effective du marché, fonctionnement du monopole d’État, mécanismes de contrôle des opérateurs, traçabilité des flux financiers et, à terme, contribution économique du secteur.

Le communiqué ne fournit pas encore de données sur le chiffre d’affaires potentiel du marché, les recettes attendues pour l’État ou les objectifs financiers de la GDJ. Ces indicateurs seront importants pour mesurer, dans la durée, les résultats de cette nouvelle organisation.

Une chose est toutefois désormais établie : avec la Gabonaise des Jeux, l’État entend faire du secteur des jeux d’argent, de hasard et de divertissement un espace davantage structuré, contrôlé et intégré à sa stratégie de souveraineté économique.

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur touristique.

Le pays vient d’installer le Comité de direction de son premier Office du Tourisme, un nouvel outil destiné à mieux organiser, promouvoir et valoriser la destination Gabon.

L’objectif est notamment de fédérer les acteurs du secteur — hôteliers, restaurateurs, transporteurs, artisans et promoteurs touristiques — autour d’une offre plus lisible et plus attractive.

Cette dynamique doit également permettre de mieux faire connaître les richesses naturelles, culturelles et balnéaires du pays, tout en encourageant le tourisme intérieur et en améliorant l’expérience proposée aux visiteurs.

Au-delà de la promotion de la destination, l’enjeu est économique : faire du tourisme un véritable levier de diversification, de création d’emplois et de développement des territoires.

Une étape supplémentaire vers un Gabon qui valorise davantage son patrimoine et transforme son potentiel touristique en opportunités économiques.

Economie
Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur touristique.

Le pays vient d’installer le Comité de direction de son premier Office du Tourisme, un nouvel outil destiné à mieux organiser, promouvoir et valoriser la destination Gabon.

L’objectif est notamment de fédérer les acteurs du secteur — hôteliers, restaurateurs, transporteurs, artisans et promoteurs touristiques — autour d’une offre plus lisible et plus attractive.

Cette dynamique doit également permettre de mieux faire connaître les richesses naturelles, culturelles et balnéaires du pays, tout en encourageant le tourisme intérieur et en améliorant l’expérience proposée aux visiteurs.

Au-delà de la promotion de la destination, l’enjeu est économique : faire du tourisme un véritable levier de diversification, de création d’emplois et de développement des territoires.

Une étape supplémentaire vers un Gabon qui valorise davantage son patrimoine et transforme son potentiel touristique en opportunités économiques.

Réformer l’État par le droit : comment le Gabon prépare la plus profonde transformation de sa Fonction publique depuis plus de trente ans

Par la Rédaction

Il est des réformes dont l’importance ne se mesure pas à la longueur des débats qu’elles suscitent, mais à la portée des changements qu’elles annoncent. Pendant trois jours, à Libreville, plus de 110 experts issus de 29 administrations se sont réunis pour examiner, article après article, les futurs statuts de la Fonction publique gabonaise. À première vue, l’exercice pourrait sembler réservé aux juristes et aux spécialistes du droit administratif. En réalité, il touche au cœur même de la réforme de l’État.

Car derrière les deux projets de loi soumis à validation se joue une question essentielle : quel type d’administration le Gabon souhaite-t-il construire pour accompagner la Cinquième République ?

Une réforme rendue nécessaire par la nouvelle Constitution

Les deux textes actuellement en vigueur ne sont pas récents. L’un date de 1991, l’autre de 2005. Pendant plusieurs décennies, ils ont constitué l’ossature juridique de la Fonction publique gabonaise. Ils ont organisé les recrutements, encadré les carrières, défini les droits et les obligations des agents publics.

Mais entre-temps, le pays a changé.

L’administration s’est numérisée. Les attentes des citoyens se sont accrues. De nouveaux métiers sont apparus. Surtout, la Constitution promulguée le 19 décembre 2024 a profondément renouvelé les principes qui doivent désormais guider l’action publique : performance, éthique, transparence, redevabilité et bonne gouvernance. Les anciens statuts, conçus dans un autre contexte institutionnel, ne pouvaient plus répondre pleinement à ces nouvelles exigences.

Dans cette perspective, la révision des statuts n’apparaît pas comme une simple mise à jour juridique. Elle constitue l’une des traductions concrètes de la Constitution de la Ve République.

Une méthode qui rompt avec les habitudes administratives

L’autre singularité de cette réforme réside dans sa méthode.
Les grandes réformes administratives sont souvent élaborées dans des cercles restreints, avant d’être présentées aux administrations appelées à les appliquer. Cette fois, le choix a été différent.

La Présidence de la République, le Secrétariat général du Gouvernement, les institutions parlementaires, les ministères sectoriels ainsi que plus de 110 experts ont été associés à l’examen des textes. Répartis en huit groupes de travail, ils ont débattu de chaque disposition avant de les soumettre à une validation en séance plénière.

Au-delà des chiffres, cette méthode traduit une philosophie : construire la réforme avec ceux qui auront demain la responsabilité de la mettre en œuvre.

En demandant aux participants de placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des intérêts sectoriels, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a fixé le cadre politique de ces travaux : faire de cette réforme une œuvre collective plutôt qu’une réforme imposée.

Le mérite devient un principe structurant

L’évolution la plus significative réside sans doute dans le changement de philosophie qui irrigue les futurs textes.
Pendant longtemps, l’organisation de nombreuses administrations africaines a reposé sur une logique où l’ancienneté occupait une place prépondérante dans les parcours professionnels.

Les projets de loi validés par les experts proposent un autre équilibre.

Ils placent désormais le mérite, l’évaluation, la responsabilité, la discipline et la performance parmi les principes structurants de la carrière des agents publics. L’avancement au mérite est appelé à remplacer progressivement les mécanismes d’avancement automatique, tandis que l’évaluation périodique devient un outil central de gestion des ressources humaines.

L’objectif est clair : faire évoluer la Fonction publique vers une culture où la progression professionnelle est davantage liée à la qualité du travail accompli, à l’engagement et aux résultats.
Cette orientation s’inscrit dans une tendance observée dans plusieurs administrations engagées dans des programmes de modernisation de l’État.

Une administration pensée pour les prochaines décennies

La réforme ne se limite pas aux carrières.
Les textes intègrent également les nouveaux métiers liés au numérique et à l’intelligence artificielle, renforcent les exigences d’éthique et de redevabilité, modernisent les procédures de recrutement et introduisent une logique de gestion davantage fondée sur les compétences.

Ils cherchent également à mettre fin aux incohérences accumulées au fil des années entre différents textes législatifs. Les experts ont ainsi veillé à articuler les nouveaux statuts avec les réformes déjà intervenues dans d’autres secteurs, notamment en prenant en compte des évolutions introduites dans le Code de la santé, comme la reconnaissance de la médecine traditionnelle.
Cette volonté d’harmonisation illustre une ambition plus large : faire de la cohérence juridique un levier de modernisation administrative.

Une réforme qui ne fait que commencer

L’atelier de Libreville n’a toutefois constitué qu’une étape.
Les textes devront désormais être harmonisés avant leur transmission au Secrétariat général du Gouvernement. Ils poursuivront ensuite leur parcours devant le Conseil d’État, le Conseil des ministres, le Conseil économique, social, environnemental et culturel, puis devant le Parlement. Ce n’est qu’à l’issue de ce processus, complété par les textes d’application, que les nouvelles dispositions pourront entrer en vigueur.
Autrement dit, la réforme n’est pas achevée. Elle entre seulement dans sa phase institutionnelle.

Plus qu’une réforme statutaire, un choix de gouvernance

À travers cette révision des statuts, c’est une certaine conception de l’État qui se dessine.
Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a placé la transformation de l’administration parmi les piliers de son projet de gouvernance. L’objectif n’est pas uniquement de modifier des textes datant de 1991 et de 2005, mais de mettre la Fonction publique en cohérence avec les principes de la Constitution de la Ve République : performance, responsabilité, transparence et efficacité.

L’histoire dira si ces ambitions se traduiront pleinement dans la pratique administrative. Mais une chose est déjà acquise : en réunissant, autour d’une même table, l’ensemble des acteurs concernés pour écrire collectivement les règles qui gouverneront demain la carrière des agents publics, le Gabon a choisi de faire de la concertation non pas un simple exercice de forme, mais une méthode de réforme.
Et, dans toute transformation durable de l’État, la méthode est souvent le premier signe du changement.

Politiques
Réformer l’État par le droit : comment le Gabon prépare la plus profonde transformation de sa Fonction publique depuis plus de trente ans

Par la Rédaction

Il est des réformes dont l’importance ne se mesure pas à la longueur des débats qu’elles suscitent, mais à la portée des changements qu’elles annoncent. Pendant trois jours, à Libreville, plus de 110 experts issus de 29 administrations se sont réunis pour examiner, article après article, les futurs statuts de la Fonction publique gabonaise. À première vue, l’exercice pourrait sembler réservé aux juristes et aux spécialistes du droit administratif. En réalité, il touche au cœur même de la réforme de l’État.

Car derrière les deux projets de loi soumis à validation se joue une question essentielle : quel type d’administration le Gabon souhaite-t-il construire pour accompagner la Cinquième République ?

Une réforme rendue nécessaire par la nouvelle Constitution

Les deux textes actuellement en vigueur ne sont pas récents. L’un date de 1991, l’autre de 2005. Pendant plusieurs décennies, ils ont constitué l’ossature juridique de la Fonction publique gabonaise. Ils ont organisé les recrutements, encadré les carrières, défini les droits et les obligations des agents publics.

Mais entre-temps, le pays a changé.

L’administration s’est numérisée. Les attentes des citoyens se sont accrues. De nouveaux métiers sont apparus. Surtout, la Constitution promulguée le 19 décembre 2024 a profondément renouvelé les principes qui doivent désormais guider l’action publique : performance, éthique, transparence, redevabilité et bonne gouvernance. Les anciens statuts, conçus dans un autre contexte institutionnel, ne pouvaient plus répondre pleinement à ces nouvelles exigences.

Dans cette perspective, la révision des statuts n’apparaît pas comme une simple mise à jour juridique. Elle constitue l’une des traductions concrètes de la Constitution de la Ve République.

Une méthode qui rompt avec les habitudes administratives

L’autre singularité de cette réforme réside dans sa méthode.
Les grandes réformes administratives sont souvent élaborées dans des cercles restreints, avant d’être présentées aux administrations appelées à les appliquer. Cette fois, le choix a été différent.

La Présidence de la République, le Secrétariat général du Gouvernement, les institutions parlementaires, les ministères sectoriels ainsi que plus de 110 experts ont été associés à l’examen des textes. Répartis en huit groupes de travail, ils ont débattu de chaque disposition avant de les soumettre à une validation en séance plénière.

Au-delà des chiffres, cette méthode traduit une philosophie : construire la réforme avec ceux qui auront demain la responsabilité de la mettre en œuvre.

En demandant aux participants de placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des intérêts sectoriels, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a fixé le cadre politique de ces travaux : faire de cette réforme une œuvre collective plutôt qu’une réforme imposée.

Le mérite devient un principe structurant

L’évolution la plus significative réside sans doute dans le changement de philosophie qui irrigue les futurs textes.
Pendant longtemps, l’organisation de nombreuses administrations africaines a reposé sur une logique où l’ancienneté occupait une place prépondérante dans les parcours professionnels.

Les projets de loi validés par les experts proposent un autre équilibre.

Ils placent désormais le mérite, l’évaluation, la responsabilité, la discipline et la performance parmi les principes structurants de la carrière des agents publics. L’avancement au mérite est appelé à remplacer progressivement les mécanismes d’avancement automatique, tandis que l’évaluation périodique devient un outil central de gestion des ressources humaines.

L’objectif est clair : faire évoluer la Fonction publique vers une culture où la progression professionnelle est davantage liée à la qualité du travail accompli, à l’engagement et aux résultats.
Cette orientation s’inscrit dans une tendance observée dans plusieurs administrations engagées dans des programmes de modernisation de l’État.

Une administration pensée pour les prochaines décennies

La réforme ne se limite pas aux carrières.
Les textes intègrent également les nouveaux métiers liés au numérique et à l’intelligence artificielle, renforcent les exigences d’éthique et de redevabilité, modernisent les procédures de recrutement et introduisent une logique de gestion davantage fondée sur les compétences.

Ils cherchent également à mettre fin aux incohérences accumulées au fil des années entre différents textes législatifs. Les experts ont ainsi veillé à articuler les nouveaux statuts avec les réformes déjà intervenues dans d’autres secteurs, notamment en prenant en compte des évolutions introduites dans le Code de la santé, comme la reconnaissance de la médecine traditionnelle.
Cette volonté d’harmonisation illustre une ambition plus large : faire de la cohérence juridique un levier de modernisation administrative.

Une réforme qui ne fait que commencer

L’atelier de Libreville n’a toutefois constitué qu’une étape.
Les textes devront désormais être harmonisés avant leur transmission au Secrétariat général du Gouvernement. Ils poursuivront ensuite leur parcours devant le Conseil d’État, le Conseil des ministres, le Conseil économique, social, environnemental et culturel, puis devant le Parlement. Ce n’est qu’à l’issue de ce processus, complété par les textes d’application, que les nouvelles dispositions pourront entrer en vigueur.
Autrement dit, la réforme n’est pas achevée. Elle entre seulement dans sa phase institutionnelle.

Plus qu’une réforme statutaire, un choix de gouvernance

À travers cette révision des statuts, c’est une certaine conception de l’État qui se dessine.
Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a placé la transformation de l’administration parmi les piliers de son projet de gouvernance. L’objectif n’est pas uniquement de modifier des textes datant de 1991 et de 2005, mais de mettre la Fonction publique en cohérence avec les principes de la Constitution de la Ve République : performance, responsabilité, transparence et efficacité.

L’histoire dira si ces ambitions se traduiront pleinement dans la pratique administrative. Mais une chose est déjà acquise : en réunissant, autour d’une même table, l’ensemble des acteurs concernés pour écrire collectivement les règles qui gouverneront demain la carrière des agents publics, le Gabon a choisi de faire de la concertation non pas un simple exercice de forme, mais une méthode de réforme.
Et, dans toute transformation durable de l’État, la méthode est souvent le premier signe du changement.

Transformation du manganèse : comment le Gabon fait évoluer les règles du jeu

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation économique. Le 20 juillet 2026, à Paris, en présence du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema et du Président français Emmanuel Macron, l’État gabonais et le groupe Eramet ont signé un protocole d’accord visant à accélérer la transformation locale du manganèse.

Cette signature s’inscrit dans la continuité d’une décision majeure prise par les autorités gabonaises en mai 2025 : l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à compter du 1er janvier 2029. Une mesure qui traduit une volonté claire : faire en sorte que les richesses du sous-sol gabonais génèrent davantage de valeur sur le territoire national.

Une nouvelle vision du développement

Pendant plusieurs décennies, le Gabon a exporté une grande partie de son manganèse sous forme brute. Si cette activité a contribué à l’économie nationale, une part importante de la transformation industrielle et de la valeur ajoutée était réalisée à l’étranger.

La nouvelle orientation portée par les autorités gabonaises vise à inverser cette logique en favorisant le développement d’une industrie locale capable de créer davantage d’emplois qualifiés, de renforcer les compétences nationales et d’accroître les retombées économiques pour les populations.

Eramet adapte sa stratégie

Face à cette nouvelle politique, Eramet et sa filiale Comilog se sont engagés dans une feuille de route commune avec l’État gabonais.

Le protocole d’accord fixe notamment un objectif de 700 000 tonnes de minerai transformées localement chaque année d’ici fin 2031. Il prévoit également l’étude de plusieurs projets industriels, dont la modernisation du Complexe métallurgique de Moanda, le développement de nouvelles unités de transformation ainsi que d’autres initiatives destinées à renforcer la chaîne de valeur du manganèse au Gabon. Ces projets demeurent toutefois soumis aux études techniques et aux décisions finales d’investissement prévues par les parties.

Une souveraineté économique qui se construit

Au-delà des chiffres, cette signature traduit une évolution de la politique économique du Gabon. L’objectif affiché est de mieux valoriser les ressources naturelles du pays afin qu’elles contribuent davantage à l’industrialisation, à la création d’emplois et au développement des compétences locales.

En fixant un nouveau cadre pour l’exploitation et la transformation du manganèse, les autorités gabonaises entendent placer la création de valeur sur le territoire national au cœur de leur stratégie de développement.

La signature de ce protocole constitue ainsi une étape importante. Sa concrétisation reposera désormais sur la mise en œuvre effective des projets industriels annoncés et sur le respect des engagements pris par les différentes parties.

Economie
Transformation du manganèse : comment le Gabon fait évoluer les règles du jeu

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation économique. Le 20 juillet 2026, à Paris, en présence du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema et du Président français Emmanuel Macron, l’État gabonais et le groupe Eramet ont signé un protocole d’accord visant à accélérer la transformation locale du manganèse.

Cette signature s’inscrit dans la continuité d’une décision majeure prise par les autorités gabonaises en mai 2025 : l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à compter du 1er janvier 2029. Une mesure qui traduit une volonté claire : faire en sorte que les richesses du sous-sol gabonais génèrent davantage de valeur sur le territoire national.

Une nouvelle vision du développement

Pendant plusieurs décennies, le Gabon a exporté une grande partie de son manganèse sous forme brute. Si cette activité a contribué à l’économie nationale, une part importante de la transformation industrielle et de la valeur ajoutée était réalisée à l’étranger.

La nouvelle orientation portée par les autorités gabonaises vise à inverser cette logique en favorisant le développement d’une industrie locale capable de créer davantage d’emplois qualifiés, de renforcer les compétences nationales et d’accroître les retombées économiques pour les populations.

Eramet adapte sa stratégie

Face à cette nouvelle politique, Eramet et sa filiale Comilog se sont engagés dans une feuille de route commune avec l’État gabonais.

Le protocole d’accord fixe notamment un objectif de 700 000 tonnes de minerai transformées localement chaque année d’ici fin 2031. Il prévoit également l’étude de plusieurs projets industriels, dont la modernisation du Complexe métallurgique de Moanda, le développement de nouvelles unités de transformation ainsi que d’autres initiatives destinées à renforcer la chaîne de valeur du manganèse au Gabon. Ces projets demeurent toutefois soumis aux études techniques et aux décisions finales d’investissement prévues par les parties.

Une souveraineté économique qui se construit

Au-delà des chiffres, cette signature traduit une évolution de la politique économique du Gabon. L’objectif affiché est de mieux valoriser les ressources naturelles du pays afin qu’elles contribuent davantage à l’industrialisation, à la création d’emplois et au développement des compétences locales.

En fixant un nouveau cadre pour l’exploitation et la transformation du manganèse, les autorités gabonaises entendent placer la création de valeur sur le territoire national au cœur de leur stratégie de développement.

La signature de ce protocole constitue ainsi une étape importante. Sa concrétisation reposera désormais sur la mise en œuvre effective des projets industriels annoncés et sur le respect des engagements pris par les différentes parties.

GABON ECONOMIC FORUM 2026 : LE SECTEUR PRIVÉ S’AFFIRME COMME UN LEVIER MAJEUR DE LA TRANSFORMATION ÉCONOMIQUE

Le samedi 27 juin 2026, Libreville a accueilli la deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF), un rendez-vous désormais incontournable du dialogue économique national. Placé sous le thème « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée », cet événement a réuni les principaux acteurs du secteur privé, des institutions publiques, ainsi que plusieurs décideurs économiques autour d’une ambition commune : accélérer la transformation structurelle de l’économie gabonaise.

Dans un contexte marqué par la volonté de diversification économique, de renforcement de la compétitivité nationale et d’amélioration des performances économiques, ce forum a permis de mettre en lumière plusieurs priorités stratégiques pour l’avenir du Gabon.

Le secteur privé au cœur de la transformation économique

L’un des principaux enseignements du forum est la reconnaissance du rôle central du secteur privé dans la construction du Gabon de demain.

Longtemps perçu comme un simple acteur économique parmi d’autres, le secteur privé s’impose désormais comme un levier incontournable de création de richesse, d’emplois et d’investissements. Les échanges ont souligné la nécessité de bâtir un écosystème plus performant, capable de favoriser l’émergence d’entreprises solides, compétitives et créatrices de valeur sur le long terme.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision impulsée par le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la transformation structurelle de l’économie et la valorisation du potentiel national au cœur de l’action publique.

L’amélioration du climat des affaires comme priorité

Parmi les sujets majeurs abordés lors de cette édition figure l’amélioration du climat des affaires.

Les acteurs économiques ont insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes visant à simplifier les procédures administratives, renforcer la sécurité juridique des investissements et améliorer l’efficacité globale de l’environnement économique.

Un climat des affaires plus attractif constitue un facteur déterminant pour attirer davantage d’investissements nationaux et internationaux, stimuler l’entrepreneuriat local et renforcer la compétitivité du tissu économique gabonais.

PME : un maillon essentiel de la croissance nationale

Les petites et moyennes entreprises occupent une place stratégique dans la dynamique économique du pays. Le forum a mis en évidence l’importance de renforcer leur accompagnement afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans la transformation économique nationale.

L’accès au financement, l’intégration dans la commande publique ainsi que l’accompagnement technique figurent parmi les leviers identifiés pour accélérer le développement des PME gabonaises.

Le renforcement de ce segment apparaît comme une condition essentielle pour favoriser une croissance inclusive et durable.

Dette intérieure et gouvernance : des enjeux structurants

Le forum a également mis en lumière plusieurs enjeux structurants liés à la santé économique des entreprises.

La question de l’apurement de la dette intérieure a notamment occupé une place importante dans les discussions. Pour de nombreuses entreprises, en particulier les PME, la régularité des paiements demeure un enjeu crucial pour préserver leur stabilité financière et soutenir leur croissance.

Par ailleurs, les questions liées à la gouvernance, à la transparence et à l’efficacité de certains mécanismes institutionnels ont également été abordées, avec un consensus fort autour de la nécessité de renforcer durablement la confiance entre l’ensemble des acteurs économiques.

Un dialogue public-privé renforcé pour des résultats concrets

Au-delà des annonces et des recommandations, le Gabon Economic Forum 2026 aura surtout confirmé l’importance d’un dialogue structuré, permanent et orienté vers des résultats concrets entre l’État et le secteur privé.

La transformation économique du Gabon ne pourra pleinement réussir qu’à travers une synergie renforcée entre les pouvoirs publics et les forces économiques nationales.

Cette convergence des ambitions constitue aujourd’hui un signal fort pour l’avenir.

Transformer les engagements en actions

Le Gabon Economic Forum 2026 marque une étape importante dans la consolidation du partenariat entre l’État et le secteur privé.

Les engagements pris lors de cette rencontre traduisent une volonté commune de bâtir une économie plus forte, plus diversifiée, plus résiliente et davantage créatrice d’opportunités pour les populations.

L’enjeu est désormais clair : transformer ces orientations stratégiques en actions concrètes, mesurables et durables.

Car au-delà des ambitions affichées, c’est bien dans la capacité à produire des résultats tangibles que se jouera la réussite de la transformation économique du Gabon.

Economie
GABON ECONOMIC FORUM 2026 : LE SECTEUR PRIVÉ S’AFFIRME COMME UN LEVIER MAJEUR DE LA TRANSFORMATION ÉCONOMIQUE

Le samedi 27 juin 2026, Libreville a accueilli la deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF), un rendez-vous désormais incontournable du dialogue économique national. Placé sous le thème « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée », cet événement a réuni les principaux acteurs du secteur privé, des institutions publiques, ainsi que plusieurs décideurs économiques autour d’une ambition commune : accélérer la transformation structurelle de l’économie gabonaise.

Dans un contexte marqué par la volonté de diversification économique, de renforcement de la compétitivité nationale et d’amélioration des performances économiques, ce forum a permis de mettre en lumière plusieurs priorités stratégiques pour l’avenir du Gabon.

Le secteur privé au cœur de la transformation économique

L’un des principaux enseignements du forum est la reconnaissance du rôle central du secteur privé dans la construction du Gabon de demain.

Longtemps perçu comme un simple acteur économique parmi d’autres, le secteur privé s’impose désormais comme un levier incontournable de création de richesse, d’emplois et d’investissements. Les échanges ont souligné la nécessité de bâtir un écosystème plus performant, capable de favoriser l’émergence d’entreprises solides, compétitives et créatrices de valeur sur le long terme.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision impulsée par le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la transformation structurelle de l’économie et la valorisation du potentiel national au cœur de l’action publique.

L’amélioration du climat des affaires comme priorité

Parmi les sujets majeurs abordés lors de cette édition figure l’amélioration du climat des affaires.

Les acteurs économiques ont insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes visant à simplifier les procédures administratives, renforcer la sécurité juridique des investissements et améliorer l’efficacité globale de l’environnement économique.

Un climat des affaires plus attractif constitue un facteur déterminant pour attirer davantage d’investissements nationaux et internationaux, stimuler l’entrepreneuriat local et renforcer la compétitivité du tissu économique gabonais.

PME : un maillon essentiel de la croissance nationale

Les petites et moyennes entreprises occupent une place stratégique dans la dynamique économique du pays. Le forum a mis en évidence l’importance de renforcer leur accompagnement afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans la transformation économique nationale.

L’accès au financement, l’intégration dans la commande publique ainsi que l’accompagnement technique figurent parmi les leviers identifiés pour accélérer le développement des PME gabonaises.

Le renforcement de ce segment apparaît comme une condition essentielle pour favoriser une croissance inclusive et durable.

Dette intérieure et gouvernance : des enjeux structurants

Le forum a également mis en lumière plusieurs enjeux structurants liés à la santé économique des entreprises.

La question de l’apurement de la dette intérieure a notamment occupé une place importante dans les discussions. Pour de nombreuses entreprises, en particulier les PME, la régularité des paiements demeure un enjeu crucial pour préserver leur stabilité financière et soutenir leur croissance.

Par ailleurs, les questions liées à la gouvernance, à la transparence et à l’efficacité de certains mécanismes institutionnels ont également été abordées, avec un consensus fort autour de la nécessité de renforcer durablement la confiance entre l’ensemble des acteurs économiques.

Un dialogue public-privé renforcé pour des résultats concrets

Au-delà des annonces et des recommandations, le Gabon Economic Forum 2026 aura surtout confirmé l’importance d’un dialogue structuré, permanent et orienté vers des résultats concrets entre l’État et le secteur privé.

La transformation économique du Gabon ne pourra pleinement réussir qu’à travers une synergie renforcée entre les pouvoirs publics et les forces économiques nationales.

Cette convergence des ambitions constitue aujourd’hui un signal fort pour l’avenir.

Transformer les engagements en actions

Le Gabon Economic Forum 2026 marque une étape importante dans la consolidation du partenariat entre l’État et le secteur privé.

Les engagements pris lors de cette rencontre traduisent une volonté commune de bâtir une économie plus forte, plus diversifiée, plus résiliente et davantage créatrice d’opportunités pour les populations.

L’enjeu est désormais clair : transformer ces orientations stratégiques en actions concrètes, mesurables et durables.

Car au-delà des ambitions affichées, c’est bien dans la capacité à produire des résultats tangibles que se jouera la réussite de la transformation économique du Gabon.