GABON DEVELOPPEMENT
Gabon Infini : 113 milliards de FCFA à mobiliser pour faire de la biodiversité un moteur de développement

Lancé officiellement le 29 août 2026 à Makokou, le projet « Gabon Infini » ambitionne de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars, soit environ 113 milliards de FCFA, sur dix ans. Au-delà de la protection des écosystèmes, ce programme veut créer de nouvelles opportunités économiques pour les populations vivant au cœur des territoires concernés.

À Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, le Gabon a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de préservation de son patrimoine naturel. En marge des célébrations de la Fête de la Libération, le Gouvernement a procédé, le 29 août 2026, au lancement officiel de « Gabon Infini », un Projet de Financement pour la Permanence (PFP) destiné à garantir sur le long terme les moyens nécessaires à la conservation de la biodiversité.

Mis en œuvre avec The Nature Conservancy (TNC), Enduring Earth et le Fonds de Préservation de la Biodiversité au Gabon (FPBG), le programme prévoit de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars sur une période de dix ans, soit environ 113 milliards de FCFA.

Protéger davantage, mais aussi mieux protéger

L’ambition environnementale du projet est considérable. Gabon Infini doit notamment contribuer à l’extension de la protection sur 3,7 millions d’hectares supplémentaires, tout en renforçant la gestion de plusieurs millions d’hectares d’espaces déjà protégés.

Cette dynamique doit également accompagner l’engagement 30x30x30 du Gabon : parvenir, d’ici 2030, à protéger ou conserver 30 % de ses écosystèmes terrestres, 30 % de ses écosystèmes d’eau douce et 30 % de ses espaces marins.

Pour un pays dont près de 90 % du territoire est couvert de forêts, l’enjeu dépasse la seule conservation. Il s’agit de construire un modèle capable de préserver durablement ce capital naturel tout en lui donnant une véritable dimension économique et sociale.

Environ 100 000 personnes au cœur du dispositif

C’est précisément l’une des particularités de Gabon Infini. La protection de la biodiversité doit également profiter aux communautés qui vivent dans et autour des espaces concernés.

Le programme ambitionne ainsi d’améliorer les perspectives économiques d’environ 100 000 personnes, notamment à travers le développement d’activités génératrices de revenus compatibles avec la préservation des écosystèmes.

Écotourisme, pêche et exploitation forestière durables, artisanat ou encore valorisation des produits forestiers non ligneux figurent parmi les secteurs susceptibles de créer de nouvelles opportunités économiques dans les territoires.

L’objectif est de faire en sorte que la conservation ne soit plus perçue uniquement comme une contrainte, mais comme une source de revenus, d’emplois et de développement local.

Transformer le patrimoine naturel en opportunités économiques

Avec Gabon Infini, le pays cherche ainsi à répondre à une équation essentielle : comment protéger l’un des patrimoines naturels les plus importants du bassin du Congo tout en améliorant les conditions de vie des populations qui en sont les premières gardiennes ?

La réponse passe notamment par la mise en place de financements de long terme et par l’émergence d’une économie locale davantage tournée vers la valorisation durable des ressources naturelles.

Pour les territoires concernés, l’enjeu est majeur. Le développement d’activités liées à l’écotourisme, à la transformation locale, aux produits forestiers ou à la gestion durable des ressources peut contribuer à diversifier les sources de revenus et à créer de nouvelles chaînes de valeur.

Une autre vision de la conservation

Gabon Infini traduit finalement une évolution dans la manière d’envisager la protection de l’environnement : préserver la nature tout en permettant aux populations d’en tirer durablement les bénéfices.

Avec jusqu’à 113 milliards de FCFA à mobiliser sur dix ans, l’enjeu sera désormais de transformer les ambitions annoncées en projets concrets, mesurables et visibles dans les territoires.

Car la réussite de Gabon Infini ne se mesurera pas uniquement en millions d’hectares protégés. Elle se mesurera également dans les emplois créés, les activités développées, les revenus générés et l’amélioration des conditions de vie des communautés.

Préserver davantage, produire autrement et créer de la valeur localement : c’est tout l’enjeu d’un modèle dans lequel la biodiversité devient aussi un véritable levier de développement pour le Gabon.

Economie et Environnement
Gabon Infini : 113 milliards de FCFA à mobiliser pour faire de la biodiversité un moteur de développement

Lancé officiellement le 29 août 2026 à Makokou, le projet « Gabon Infini » ambitionne de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars, soit environ 113 milliards de FCFA, sur dix ans. Au-delà de la protection des écosystèmes, ce programme veut créer de nouvelles opportunités économiques pour les populations vivant au cœur des territoires concernés.

À Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, le Gabon a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de préservation de son patrimoine naturel. En marge des célébrations de la Fête de la Libération, le Gouvernement a procédé, le 29 août 2026, au lancement officiel de « Gabon Infini », un Projet de Financement pour la Permanence (PFP) destiné à garantir sur le long terme les moyens nécessaires à la conservation de la biodiversité.

Mis en œuvre avec The Nature Conservancy (TNC), Enduring Earth et le Fonds de Préservation de la Biodiversité au Gabon (FPBG), le programme prévoit de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars sur une période de dix ans, soit environ 113 milliards de FCFA.

Protéger davantage, mais aussi mieux protéger

L’ambition environnementale du projet est considérable. Gabon Infini doit notamment contribuer à l’extension de la protection sur 3,7 millions d’hectares supplémentaires, tout en renforçant la gestion de plusieurs millions d’hectares d’espaces déjà protégés.

Cette dynamique doit également accompagner l’engagement 30x30x30 du Gabon : parvenir, d’ici 2030, à protéger ou conserver 30 % de ses écosystèmes terrestres, 30 % de ses écosystèmes d’eau douce et 30 % de ses espaces marins.

Pour un pays dont près de 90 % du territoire est couvert de forêts, l’enjeu dépasse la seule conservation. Il s’agit de construire un modèle capable de préserver durablement ce capital naturel tout en lui donnant une véritable dimension économique et sociale.

Environ 100 000 personnes au cœur du dispositif

C’est précisément l’une des particularités de Gabon Infini. La protection de la biodiversité doit également profiter aux communautés qui vivent dans et autour des espaces concernés.

Le programme ambitionne ainsi d’améliorer les perspectives économiques d’environ 100 000 personnes, notamment à travers le développement d’activités génératrices de revenus compatibles avec la préservation des écosystèmes.

Écotourisme, pêche et exploitation forestière durables, artisanat ou encore valorisation des produits forestiers non ligneux figurent parmi les secteurs susceptibles de créer de nouvelles opportunités économiques dans les territoires.

L’objectif est de faire en sorte que la conservation ne soit plus perçue uniquement comme une contrainte, mais comme une source de revenus, d’emplois et de développement local.

Transformer le patrimoine naturel en opportunités économiques

Avec Gabon Infini, le pays cherche ainsi à répondre à une équation essentielle : comment protéger l’un des patrimoines naturels les plus importants du bassin du Congo tout en améliorant les conditions de vie des populations qui en sont les premières gardiennes ?

La réponse passe notamment par la mise en place de financements de long terme et par l’émergence d’une économie locale davantage tournée vers la valorisation durable des ressources naturelles.

Pour les territoires concernés, l’enjeu est majeur. Le développement d’activités liées à l’écotourisme, à la transformation locale, aux produits forestiers ou à la gestion durable des ressources peut contribuer à diversifier les sources de revenus et à créer de nouvelles chaînes de valeur.

Une autre vision de la conservation

Gabon Infini traduit finalement une évolution dans la manière d’envisager la protection de l’environnement : préserver la nature tout en permettant aux populations d’en tirer durablement les bénéfices.

Avec jusqu’à 113 milliards de FCFA à mobiliser sur dix ans, l’enjeu sera désormais de transformer les ambitions annoncées en projets concrets, mesurables et visibles dans les territoires.

Car la réussite de Gabon Infini ne se mesurera pas uniquement en millions d’hectares protégés. Elle se mesurera également dans les emplois créés, les activités développées, les revenus générés et l’amélioration des conditions de vie des communautés.

Préserver davantage, produire autrement et créer de la valeur localement : c’est tout l’enjeu d’un modèle dans lequel la biodiversité devient aussi un véritable levier de développement pour le Gabon.

Le Gabon progresse dans la course verte : 21ᵉ en Afrique, devant le Cameroun, le Kenya et l’Éthiopie

Le Growth Lab de la Harvard Kennedy School vient de publier son Green Value Chain Competitiveness Index 2025, un classement mesurant la capacité des pays à participer activement aux chaînes de valeur vertes – c’est-à-dire à ces filières industrielles qui intègrent la durabilité environnementale dans la production, la transformation et la distribution de biens.

Le Gabon y figure à la 21ᵉ place africaine et 110ᵉ mondiale, devançant notamment le Cameroun (22ᵉ), le Kenya (23ᵉ) et l’Éthiopie (24ᵉ). Cette performance témoigne de l’amorce d’un repositionnement du pays dans les secteurs liés à la transition énergétique, aux énergies propres et à la transformation locale de ses ressources.

Les chaînes de valeur vertes englobent l’ensemble des activités qui visent à créer de la richesse tout en réduisant l’empreinte carbone : exploitation responsable des ressources naturelles, valorisation des minerais critiques, transformation du bois, innovations industrielles basées sur l’efficacité énergétique ou encore développement de nouvelles technologies propres.

En se hissant dans ce classement, le Gabon conforte sa stratégie de croissance durable et de souveraineté industrielle. Le pays mise de plus en plus sur la transformation locale pour réduire sa dépendance aux exportations brutes, tout en favorisant l’émergence d’un tissu industriel respectueux de l’environnement.

Cette progression, bien que modeste, traduit une orientation claire : celle d’un État africain qui veut inscrire son développement dans la durée, en alliant compétitivité économique et responsabilité écologique. Dans un contexte mondial où la performance verte devient un indicateur central de prospérité, le Gabon affirme ainsi sa volonté d’être un acteur africain crédible de la transition énergétique mondiale.

Economie et Environnement
Le Gabon progresse dans la course verte : 21ᵉ en Afrique, devant le Cameroun, le Kenya et l’Éthiopie

Le Growth Lab de la Harvard Kennedy School vient de publier son Green Value Chain Competitiveness Index 2025, un classement mesurant la capacité des pays à participer activement aux chaînes de valeur vertes – c’est-à-dire à ces filières industrielles qui intègrent la durabilité environnementale dans la production, la transformation et la distribution de biens.

Le Gabon y figure à la 21ᵉ place africaine et 110ᵉ mondiale, devançant notamment le Cameroun (22ᵉ), le Kenya (23ᵉ) et l’Éthiopie (24ᵉ). Cette performance témoigne de l’amorce d’un repositionnement du pays dans les secteurs liés à la transition énergétique, aux énergies propres et à la transformation locale de ses ressources.

Les chaînes de valeur vertes englobent l’ensemble des activités qui visent à créer de la richesse tout en réduisant l’empreinte carbone : exploitation responsable des ressources naturelles, valorisation des minerais critiques, transformation du bois, innovations industrielles basées sur l’efficacité énergétique ou encore développement de nouvelles technologies propres.

En se hissant dans ce classement, le Gabon conforte sa stratégie de croissance durable et de souveraineté industrielle. Le pays mise de plus en plus sur la transformation locale pour réduire sa dépendance aux exportations brutes, tout en favorisant l’émergence d’un tissu industriel respectueux de l’environnement.

Cette progression, bien que modeste, traduit une orientation claire : celle d’un État africain qui veut inscrire son développement dans la durée, en alliant compétitivité économique et responsabilité écologique. Dans un contexte mondial où la performance verte devient un indicateur central de prospérité, le Gabon affirme ainsi sa volonté d’être un acteur africain crédible de la transition énergétique mondiale.

The Tsamba Magotsi Falls: a unique natural and spiritual site in Gabon

Tsamba Magotsi Falls: a unique natural and spiritual wonder in Gabon.
Where nature’s power, cultural heritage and breathtaking beauty come together — a true symbol of Gabon’s tourism potential.

Discover, respect and celebrate our national treasures

Economie et Environnement
The Tsamba Magotsi Falls: a unique natural and spiritual site in Gabon

Tsamba Magotsi Falls: a unique natural and spiritual wonder in Gabon.
Where nature’s power, cultural heritage and breathtaking beauty come together — a true symbol of Gabon’s tourism potential.

Discover, respect and celebrate our national treasures

Gabon protects one of the largest populations of forest elephants in Africa

Gabon safeguards one of Africa’s largest forest elephant populations.
A vital stronghold for a threatened species, reinforcing the country’s leadership in conservation and ecological balance.

Together, let’s protect our elephants — guardians of our forests

Economie et Environnement
Gabon protects one of the largest populations of forest elephants in Africa

Gabon safeguards one of Africa’s largest forest elephant populations.
A vital stronghold for a threatened species, reinforcing the country’s leadership in conservation and ecological balance.

Together, let’s protect our elephants — guardians of our forests

Le Gabon abrite près de 35 000 gorilles, un trésor mondial

Avec près de 35 000 gorilles, le Gabon est l’un des plus grands refuges de gorilles au monde.
Ce patrimoine naturel exceptionnel illustre les efforts du pays en matière de conservation, de gestion durable des forêts et de promotion d’un tourisme responsable.

Economie et Environnement
Le Gabon abrite près de 35 000 gorilles, un trésor mondial

Avec près de 35 000 gorilles, le Gabon est l’un des plus grands refuges de gorilles au monde.
Ce patrimoine naturel exceptionnel illustre les efforts du pays en matière de conservation, de gestion durable des forêts et de promotion d’un tourisme responsable.

Quel avenir pour l’économie gabonaise ?

L’inscription envisagée de l’Okoumé (Aucoumea klaineana) à l’annexe II de la Convention CITES par l’Union européenne pourrait avoir de lourdes conséquences pour le Gabon, principal exportateur de cette essence de bois vers l’Europe. Pilier de l’économie nationale, l’Okoumé génère des milliers d’emplois et contribue significativement aux recettes publiques. Cette décision, qui limiterait son commerce international, risque de provoquer une chute des exportations, un recul du PIB et une instabilité sociale dans les régions dépendantes de la filière bois. Malgré les efforts du Gabon pour une gestion durable des ressources forestières, notamment par la certification forestière et la transformation locale, ces restrictions seraient perçues comme une sanction injuste contre une économie peu diversifiée. Le Réseau Roscevac appelle à des discussions entre l’UE et les autorités gabonaises, ainsi qu’à un soutien concret pour préserver cette ressource stratégique tout en évitant une crise socio-économique majeure.

Economie et Environnement
Quel avenir pour l’économie gabonaise ?

L’inscription envisagée de l’Okoumé (Aucoumea klaineana) à l’annexe II de la Convention CITES par l’Union européenne pourrait avoir de lourdes conséquences pour le Gabon, principal exportateur de cette essence de bois vers l’Europe. Pilier de l’économie nationale, l’Okoumé génère des milliers d’emplois et contribue significativement aux recettes publiques. Cette décision, qui limiterait son commerce international, risque de provoquer une chute des exportations, un recul du PIB et une instabilité sociale dans les régions dépendantes de la filière bois. Malgré les efforts du Gabon pour une gestion durable des ressources forestières, notamment par la certification forestière et la transformation locale, ces restrictions seraient perçues comme une sanction injuste contre une économie peu diversifiée. Le Réseau Roscevac appelle à des discussions entre l’UE et les autorités gabonaises, ainsi qu’à un soutien concret pour préserver cette ressource stratégique tout en évitant une crise socio-économique majeure.