Le lundi 5 janvier 2026, le Conseil des ministres s’est réuni au Palais de la Présidence sous la conduite du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement. Cette première réunion marque l’entrée officielle de l’Exécutif de la Vᵉ République dans sa phase opérationnelle.
D’emblée, le Chef de l’État a tenu à poser le cadre : ce Conseil n’est ni symbolique ni protocolaire. Il constitue un acte fondateur de méthode, de responsabilité collective et d’exigence de résultats.
Une attente claire du peuple gabonais
Le Président de la République a rappelé que les Gabonaises et les Gabonais n’attendent plus des annonces ou des intentions, mais des résultats visibles, mesurables et durables. L’État doit décider, exécuter et rendre compte.
Le PNCD comme boussole unique
Le Programme National de Croissance et de Développement (PNCD), en cohérence avec le projet de société présidentiel « Bâtissons l’édifice nouveau », devient la référence exclusive de l’action gouvernementale. Il s’agit désormais de feuilles de route impératives, engageant personnellement chaque membre du Gouvernement.
Des priorités centrées sur le quotidien des citoyens
Le Chef de l’État a insisté sur les problématiques qui touchent directement la population :
- le coût et la performance des transports aériens,
- la sécurité et la tranquillité publiques,
- la qualité et les capacités du système éducatif,
- l’accès à l’eau potable et à l’énergie,
- la décentralisation et la digitalisation de l’administration,
- la lutte ferme contre la corruption, notamment dans le secteur judiciaire.
Il a également appelé à une meilleure gestion stratégique des ressources naturelles afin que leur exploitation profite prioritairement aux Gabonais et soutienne durablement le développement national.
Une nouvelle méthode de gouvernance
L’action gouvernementale reposera désormais sur trois piliers :
- le pilotage stratégique, avec des responsabilités clairement définies ;
- la redevabilité, fondée sur les résultats et non sur l’activité ;
- la culture des résultats, évaluée à l’impact réel sur la vie des populations.
Chaque ministre devra présenter une feuille de route des 100 jours, un contrat de performance et rendre compte régulièrement de l’exécution de ses missions.
Une exigence sans exception
En conclusion, le Président de la République a été sans ambiguïté : le temps politique est désormais celui de l’exécution. Le Gouvernement est attendu sur sa capacité à produire des résultats concrets, à restaurer la crédibilité de l’État et à répondre aux attentes légitimes du peuple gabonais